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Ressources online, online fun, fun plein de ressources. (Presque) tout ce que vous avez toujours voulu trouver sur le web sans jamais oser le demander.
Demo Disasters : le blog de la musique brute
C'est sans doute mal de se moquer de pauvres anonymes comme ça. C'est aussi peut-être mal de ne pas mettre leur nom, après tout ils avaient le rêve d'être entendus et reconnus. Quoi qu'il en soit, c'est rigolo. Sur le blog nous pouvons donc écouter une chanson folk-rock qui raconte l'éclosion d'un oeuf sans oublier aucun des détails les moins ragoutants, une comptine qui explique aux enfants ce que sont ces bruits que font papa et maman quand ils s'enferment dans leur chambre ou un aspirant Daniel Johnston qui chante "Love My Dentist".
Vous l'aurez peut-être remarqué, toutes ces idées sont géniales. L'éxecution l'est moins, certes, et nous avons volontairement passé sous silence les reprises sans inspiration de groupes karaokés, mais ces "demo disasters" sont en fait une mine d'or pour les artistes en mal d'inspiration. Ces chansons ont la beauté de l'art naïf et le potentiel pour être des chefs d'oeuvres dans des mains plus expertes. Vite, que quelqu'un se mette au travail et nous ponde un bon disque de reprises de ces chansons. Quelqu'un a le numéro de téléphone de Jeff Mangum ?
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La principale raison d'aller acheter sur Amazon MP3 reste cependant le prix, puisque des centaines d'albums, dont certains sont tout récents, sont offerts pour 2,99€, toujours bien moins cher que les moins chers des albums sur iTunes. Au jour du lancement Amazon propose Relapse d'Eminem, Wolfgang Amadeus Phoenix de Phoenix et Two Suns de Bat For Lashes... Bref, ce ne sont pas seulement des fonds de tiroirs impopulaires. Bon, il y a aussi la B.O. de Conan le Barbare bien sûr. C'est toujours mieux que de gâcher du plastique en fabriquant des CD.
Cette politique de prix aggressive, outre le fait qu'elle est l'occasion de faire de bonnes affaires, est aussi l'occasion pour des petits groupes ambitieux de faire des coups marketing : nombreux sont les blogs qui ont rapporté la news il y a peu que l'album de Grizzly Bear était rentré dans les charts américains à la huitième place, un résultat vraiment étonnant pour un groupe indépendant, et que 40% des ventes s'étaient faites online, moins nombreux sont ceux qui par contre ont relevé que l'album était vendu seulement quatre dollars sur Amazon.
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Pourquoi voudriez-vous absolument rencontrer un/une fan de Tool, on se le demande, mais il s'agit d'un des groupes les plus popualires sur le site avec Radiohead, Led Zeppelin et Sublime. Réflechissez quelques minutes aux gens que vous avez rencontré dans votre vie et qui partageaient vos goûts musicaux. Vous vous rendrez vite compte que ce n'est certainement pas un bon critère pour savoir si vous les voulez dans votre lit ou pas. Ne serait-ce que parce que quelqu'un qui partage votre passion de Radiohead peut tout aussi bien écouter le groupe que vous détestez le plus au monde entre deux complaintes dépressives de Thom Yorke.
Quoi qu'il en soit, le site offre une belle collection d'interviews parmi lesquelles celle de Wayne Coyne des Flaming Lips à qui on ne demande malheureusement aucun sage conseil sur la vie amoureuse. A noter : le vieux site makeoutclub propose depuis des années la même chose pour les fans d'indie pop. Tone Matrix, le pixel art musical
Sur un carré divisé en seize fois seize case, vous pouvez placer une note cristalline plus ou moins haute qui se répétera à chaque balayage de la matrice. Ca parait compliqué dit comme ça mais en fait, ça veut dire que vous pouvez faire du pixel art qui se transformera en musique. C'est inutile et ça risque de très vite énerver vos voisins. Bref, c'est génial. Essayez le.
In Bb 2.0, la musique à mixer soi mêmeOubliez les remixeurs de youtube ou les complexes albums multi-CD des Flaming Lips, In Bb 2.0 propose un mur de vidéos youtube à jouer comme vous voulez, d'une à seize à la fois, plus ou moins en synchronisation et au volume que vous voulez pour créer une pièce musicale à chaque fois différente.
Mélant synthé, trompette, guitare, nintedno DS, spoken word et autres, le projet est coordonné par un certain Darren Solomon qui sélectionne les vidéos qu'on lui propose sur Youtube pour les inclure dans son oeuvre protéiforme. Et si vous trouvez que le résultat n'est qu'une bouillie musicale new age sans intérêt, méfiez-vous, c'est peut-être juste que vous n'avez pas selectionné les bonnes vidéos.
- Donk DJ : remix automatique - 50 ans : le rock fait-il grossir les idoles ? Donk DJ : remix automatique
Donk propose en effet de transformer vos mp3 en remixes pour dance floors de province des années 1990. Aléatoirement ou selon des paramètres que vous choisissez, il met de l'hélium dans les voix, ajoute un gros beat bourrin et des breaks ultra-téléphonés. C'est moche. C'est cheap. On pourrait l'utiliser pour faire une carrière fructueuse de DJ de Club Med sans jamais apprendre à se servir d'une platine. S'ils découvrent ça, des dizaines de DJ ringards vont à la fois être heureux de ne plus avoir à autant travailler mais aussi flipper de ne plus jamais travailler. EMI Soundcheck réinvente le sondage
Ca coûterait probablement moins cher de payer quelques types pour parcourir le net et recueillir tranquillement les opinions des passionnés de musique là où ils se réunissent déjà d'eux-mêmes. D'autant plus que les "exclusivités" promises ne risquent pas vraiment d'attirer grand monde : sur le site on parle de vous faire écouter des morceaux "pre release", comme au vingtième siècle. Quel que soit le mode de protection envisagé, une exclu sur le web ne restera jamais longtemps une exclu et un morceau pre-release "mis sur le web " deviendra en quelques instants un "leak".
Autre risque de la démarche : que les seuls inscrits à ce site soit des blogueurs et des pirates soucieux d'être informés à la minute du leak de nouveaux morceaux et de truquer les résultats de l'étude en espérant influer sur les décisions des marketeux, qui même s'ils ne sont pas toujours si idiots et verront probablement très vite que leur focus group n'est représentatif de rien, se garderont bien de prévenir leurs commanditaires. Bref, l'idée est fumeuse, dépassée et sera, comme toutes les autres de toute façon, très vite oubliée.
On pourrait se réjouir de ce qu'EMI veuille placer ses choix artistiques dans les mains des auditeurs et non plus dans celles de directeurs artistiques qui fabriquent les Katy Perry de demain. Malheureusement, on sait que le sondage est utilisé par les radios commerciales pour établir leurs playlists depuis des lustres et que cette méthode favorise le conservatisme. La démocratie, c'est peut-être le moins pire des régimes politiques mais certainement pas le meilleur des régimes artistiques. Pour nourrir nos oreilles nous avons besoin de dictateurs éclairés, des Phil Spector, des Neptunes. Le seul espoir des maisons de disque, c'est de réapprendre à trouver et entretenir des talents au lieu de les écraser. Comme le suggérait Frank Zappa, il faudrait peut-être réembaucher des types qui n'y connaissent rien à la musique.
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Voyez-vous dans nos pays occidentaux à nous, quand vous tapez le nom d'un artiste vous tombez d'abord sur des sites officiels, des Myspace, des Wikipedia, des Fluctuat... Mais vous ne tombez pas sur certains des sites les plus visités concernant cet artiste : Mininova, The Pirate Bay et autres hauts lieux du téléchargement illicite. C'est pour faire plaisir à l'industrie du disque et à celle du film que Google pipote ses résultats comme ça. En Chine, Google était donc bien sage comme en Occident jusqu'ici, et se voyait devancé par Baidu qui non seulement offre une interface mieux adaptée aux envies et besoins des internautes chinois mais en plus n'hésite pas à vous proposer des liens directement vers des fichiers mp3 ou des films en téléchargement gratuit.
Pour contrer Baidu, Google vient donc de passer un accord avec les plus groses maisons de disques. Quand il ne s'agit pas de l'Occident, le géant de la recherche sur internet semble faire preuve de pragmatisme, et il va pouvoir offrir légalement des téléchargements de musique gratuits aux Chinois. Le tout sera financé par la pub, qui arrivera peut-être en Chine où l'économie se porte un peu mieux qu'ici. Personne dans l'histoire n'a parlé de ce que toucheront les artistes. L'expérience tendrait à penser qu'ils toucheront à peu près autant avec Google Chine qu'avec Baidu, c'est à dire rien.
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Stereomood, c'est le B.A-BA du web2.0, donc, mais c'est aussi un lien très cool, parce que neuf et donc pas encore pourri par une armée d'utilisateurs qui taggueront tout et n'importe quoi n'importe comment. Les playlists sont pour l'instant d'une qualité surprenante. Et puis il y a aussi la possibilité de recréer ses propres playlists, même si sur ce terrain là, Stereomood n'est pas près de concurrencer Deezer ou Spotify. Abonnez-vous à Prince![]() Prince avait, semble-t-il, bien une idée derrière la tête quand il s'est mis à poursuivre tous ceux qui empiétaient sur son copyright sur la toile, y compris ses plus grands sites de fans.
C'est même une idée plutôt louable : LOTUSFLOW3R, le site longtemps annoncé, qui vient d'être lancé, propose de s'abonner pour 77$ par an à un flux constant de vidéos, photos et enregistrements inédits de Prince. Et ça commence assez fort avec trois nouveaux albums disponibles exclusivement sur le site une semaine avant leur sortie dans le commerce. Le site est en flash, ce qui est assez ennuyeux, et pour s'inscrire la démarche est assez compliquée : il faut cliquer un peu partout jusqu'à ce que s'affiche un ticket sur lequel vous devez remplir deux cases avec "1986" et "Los Angeles", ce qu'on ne vous explique clairement nulle part sur le site lui même. Le premier album s'appelle LOTUSFLOW3R, comme le site, et ressemble aux derniers albums du nain de Minneapolis : un peu de tout ce que Prince sait faire, sutout avec sa guitare, la fraîcheur des années 1980 en moins. Mplsound est plus funky, fait pour les clubs. ou les chambres à coucher. Elixer, enfin, est un album de sa dernière protégée en date, Bria Valente, et Prince l'a clairement expliqué, il l'a enregistré parce que Sade ne fera plus d'autre album. 77$, c'est une grosse somme, mais sur un an, et avec déjà trois albums, des vidéos (seulement en streaming, malheureusement), des photos et surtout la promesse de nouveau matériel régulièrement pendant l'année, ça n'est vraiment pas si cher. Et les fans de Prince sont sans aucun doute prêts à payer. Avec cette offre, Prince se place aux côtés de Trent Reznor en tête des artistes qui ont de bonnes idées pour faire de l'argent avec leur musique au XXIème siècle. Bien sûr, ce nouveau modèle n'est valable, comme d'habitude, que pour les artistes avec une notoriété pré-établie... On imagine cependant qu'un groupe au succès bien plus modeste pourrait tout à fait proposer un abonnement annuel à dix euros à ses fans et s'en tirer pas trop mal. Sinon, il reste toujours l'alternative pour laquelle vient d'opter le groupe Celebration : distribuer toute sa musique gratuitement. The Daft Punk Console
En attendant que Daft Punk sorte à nouveau de sa léthargie pour pondre la musique de Tron 2.0, tout ce qu'on peut faire pour satisfaire nos besoins de robot rock c'est de prendre nous même les choses en mains avec cette rigolote application flash du projet iDaft qui permet de travailler plus dur, mieux, plus vite et plus fort. Vous pouvez l'utiliser pour vous motiver dans le creux de la journée entre deux red bull, pour donner des ordres d'une façon plus rigolote à vos subalternes qui de toute façon vous détestent déjà. Ou vous pouvez faire joujou avec, deux minutes et le laisser derrière vous. C'est surtout à ça que servent les applications flash. Après tout, c'est surtout à ça que sert l'internet. Corrigeons les erreurs de la musiqueVanilla Ice tente de relancer sa carrière avec un concept inédit : un album de reprises de classiques du hip hop. "Baby Got back", "Insane In The Brain", "Fight The Power" et même son propre "Ice Ice Baby" sont passés à la même javel qui avait permis à celui qui s'appelle en vérité Robert Van Winkle de vendre plus de disques qu'aucun rappeur noir à la fin des années 1980 et qui en a fait un sujet de blagues pour les deux décénnies suivantes. Ca ne doit pas vraiment marcher puisqu'il est aujourd'hui obligé de présenter ses excuses en vidéo pour sa coiffure, ses pantalons ultra-baggy et surtout sa musique.
Deux questions se posent à la vue de la vidéo : "pourquoi fait-il ça ?" et "faudra-t-il attendre vingt ans pour qu'il s'excuse de son bouc d'aujourd'hui ?". Seul le temps répondra à la seconde mais la première a une explication très simple. Vanilla Ice est payé par Virgin Mobile pour créer un peu de buzz autour de leur site viral et rigolo Right Music Wrongs qui propose aux internautes de voter pour élire les pires "erreurs" de la musique. Aujourd'hui, le classement donne ça :
1- Milli Vanilli 3- Peter Andre 4- Crazy Frog 5- Westlife 6- Bros 7- Kenny G 8- Jason Donovon 10- Billy Ray Cyrus
Vanilla Ice n'est même pas dans le top ten, ça doit plutôt le flatter ! On notera quand même que les gens n'ont toujours pas pardonné à Milli Vanilli. Mentir au public, c'est pire que d'être mauvais, semble-t-il. C'est aussi sans doute une question de génération, mais les gens n'ont pas non plus pardonné aux années 1980. Rock'n'Roll circus : The Black Lips sèment la terreur en IndeVBS.TV, vous en avez entendu parler ? Moi non plus, mais maintenant je saurai que c'est une web tv de qualité grâce à ce long reportage en quatre parties sur l'épopée des Black Lips en Inde.
Cette épopée, on en a entendu parler : les quatre garage rockers ont volé au pays de Gandhi pour une petite tournée, ils ont joué quelques concerts puis ils ont embarqué de toute urgence sur un vol vers les USA de peur d'être arrêtés pour obscenité. La routine, quoi, pour un groupe dont les membres ont l'habitude de se mettre nus sur scène, de faire la roue, de se rouler des pelles, de baisser leurs shorts, de se faire pipi dans la bouche les uns des autres, de vomir... Le côté bon enfant de tout ça est apparemment passé au dessus de la tête des autorités indiennes. Peu importe, ça aura été un excellent coup de pub pour le lancement de 200 Million Thousand, le nouvel album du groupe. Quand la formation est venue en France pour sa promo en février, bien sûr, il est passé devant un public conquis qui attendait impatiemment de voir ces jeunes garçons faire les foufous sur scène. Ils n'ont pas été déçus mais franchement, c'était beaucoup moins rock'n'roll.
L'intégralité du reportage (en quatre parties) est sur le site de VBS TV Lire aussi : Invitez-vous sur Spotify
Spotify, donc, c'est un concurrent de Deezer et Jiwa : un service de streaming musical à la demande avec un catalogue impressionnant, la possibilité de créer et partager des playlists, etc... Mais les différences sont nombreuses. D'abord, Spotify est un programme qui se télécharge sur votre disque dur, pas un site. C'est peut-être un tout petit peu plus compliqué au démarrage mais ça n'a que des avantages. D'abord l'ergonomie est parfaite : tout fonctionne en drag & drop et on a l'impression d'utiliser un iTunes light. Le logiciel utilise un mélange entre streaming centralisé et peer to peer qui fait qu'il tourne beaucoup plus rapidement que n'importe lequel de ses concurrents directs.
Autre différence de taille : Spotify est financé en partie par la pub et en partie par l'abonnement. On peut y accéder gratuitement sur invitation mais on aura accès à plus de fonctionnalités et de titres en déboursant une dizaine d'euros par mois. On coupera ainsi aux publicités sonores qui s'insèreront entre les titres lus (j'emploie le futur à dessein : pour l'instant, Spotify n'attire pas les annonceurs). Economiquement, le modèle pourrait s'avérer plus viable que celui uniquement publicitaire de la concurrence.
Tout dans Spotify est bien pensé : on active le scrobbling Last FM en un clic, les biographies des artistes sont celles d'Allmusic et non pas celles de moindre qualité de Wikipedia (comme sur Jiwa), le logiciel utilise moins de ressources qu'un onglet Firefox... Le concepteur du logiciel avait contribué à la création de l'excellent logiciel de peer to peer uTorrent et aurait utilisé l'argent de la vente de ce dernier pour financer la création de Spotify. Son but serait d'offrir une alternative viable au téléchargement illégal, qui ne réussira jamais à s'imposer si elle n'offre pas une expérience plus simple et plus avantageuse pour le consommateur. Spotify pourrait véritablement être cette alternative... si on pouvait l'emmener avec nous dans notre lecteur mp3. En attendant, on apprécie quand même beaucoup l'initiative et les possibilités qui nous sont offertes, comme celle de créer des playlists collaboratives.
Au fait, vous cherchez désespérement une invitation Spotify ? Cliquez, c'est cadeau. Fatals Picards : Le jour où Johnny Halllyday n'est pas mortLes Fatals Picards avaient eu cette idée rigolote : écrire une chanson sur la mort de Johnny Hallyday. Ils ne sont pas les premiers à s'interroger sur le sujet, pas plus loin que sur le blog d'à côté Myosotis l'avait déjà fait et on s'est tous sûrement déjà posé la question. L'été dernier sur le camping de la Route du Rock, la rumeur de sa mort circulait déjà. L'événement est inévitable et pour une fois, voilà une tragédie nationale à laquelle on peut se préparer, alors autant le faire. Les Fatals Picards, donc, ont enregistré cette glorieuse et humoristique ode au roi de France du wok'n'woll et des lunettes. Puis ils l'ont présentée à Warner et les choses se sont compliquées : Warner l'a fait écouter à Johnny, Johnny n'a pas beaucoup ri, Warner a interdit aux Fatals Picards de mettre la chanson sur l'album. Le groupe a voulu faire le malin en mettant la chanson sur leur site et leur Myspace mais Warner les a vite poussés à la retirer. Heureusement, sur internet, pas comme dans la vie, rien ne disparaît jamais vraiment.
Fatals Picrads - Le Jour de la mort de Johnny Nine Inch Nails vend des mp3 et offre des DVDEn 2009, Nine Inch Nails reste à défaut d'autre chose une source toujours fiable de nouvelles 2.0 : Ghosts I-IV, son quadruple album d'instrumentaux a été le plus téléchargé de tous en 2008 sur Amazon, enfin le groupe vient tout juste de proposer en téléchargement gratuit 400 Go de vidéos HD de concert.
La première des deux news, donc : l'an dernier un album totalement anti-commercial d'un artiste loin de l'époque de son pic commercial s'est plus vendu chez Amazon p3 que Viva La Vida de Coldplay ou que n'importe quel autre album. Chez Creative Commons, licence libre sous laquelle Ghosts I-IV a été distribué, on s'est publiquement félicité de cette victoire et on a reporté un peu partout la nouvelle comme s'il s'agissait d'un événement majeur. Il faut tout de même nuancer : Amazon mp3, c'est 8% du marché du mp3 outre atlantique, iTunes, c'est 70%. Ghosts I-IV s'est si bien vendu sur Amazon mp3 alors qu'il était légalement possible de télécharger l'album via n'importe quelle plateforme de peer to peer. Comme le suggère Creative Commons, le succès de l'opération s'explique par la simplicité de l'offre et parce que le public savait où irait son argent, à savoir directement à l'artiste et non dans le nez d'un directeur artistique. A celà on peut ajouter, le faible coût du téléchargement et les faibles capacités d'acceuil du serveur de nin.com qui n'a pas supporté la forte demande les premiers jours. Quoi qu'il en soit, être premier sur Amazon Mp3 n'est pas un si grand accomplissement pour un groupe aussi célèbre que Nine Inch Nails. L'autre news, donc, est plus signifiante : Trent Reznor n'ayant pas obtenu l'autorisation d'Universal pour commercialiser un DVD de sa dernière tournée "Lights In The Sky", a décidé de laisser leaker sur le web l'intégralité des rushes de trois concerts filmés en HD et de laisser aux fans le soin de faire le montage eux-même. Cette tournée était particulièrement spectaculaire grâce à un lightshow totalement novateur et en attendant le montage par les fans on peut déjà voir sur youtube que le matériel brut est de grande qualité.
Le Zeitgeist d'Hype Machine
Nous sommes enfin en 2009 et puisque l'année 2008 est enfin finie, il devrait être temps pour nous de regarder en arrière, de faire des bilans et de se souvenir tous ensemble... Sauf que comme on est trop impatient, on l'a tous fait en décembre et que la saison des tops est pour tout le monde déjà terminée et on a déjà commencé à discuter de Merriweather Post Pavilion en se demandant s'il s'agit ou non de l'album de 2009 (ma réponse à moi ? Oui... pour l'instant).
Hype Machine est donc légèrement en décalage avec son "Music Blog Zeitgeist", un décompte des albums, artistes et chansons les plus populaires de la blogosphère en 2008. Il faut remarquer la justesse du choix du terme puisque dans "Zeitgeist", en allemand, il n'y a pas seulement la notion "d'air du temps" mais aussi de son observation depuis un point extérieur (c'est à dire le futur, forcément).
Au milieu des milliers de classements qu'on a vu fleurir partout sur le web on s'en moquerait un peu s'il n'était pas plus original que la moyenne, la hype étant ainsi faite qu'elle valorise l'anecdotique à outrance (le classement des chansons est donc plein de remixes, mashups et reprises) et que surtout si le tout n'était pas écoutable en streaming avec une interface très pratique, avec en plus un lien vers un blog qui en parle, pour ceux qui aiment encore lire. Un bon moyen de se faire un petit cours de rattrapage 2008 en quelques clics et de peut-être enfin entendre cet album de Fleet Foxes/She & Him/Santogold que vous avez toujours eu l'impression d'être le seul à ne pas connaitre.
Ce qu'on apprend de 2008 en l'observant depuis 2009, donc, c'est peut-être surtout que le monde des mp3blogs s'est transformé depuis l'époque où les blogueurs croyaient changer le monde en découvrant Sufjan Stevens et Arcade Fire et qu'aujourd'hui les plus gros blogs courent comme tout le monde après le Visiteur Unique, cet être fantasmatique qui n'apparait qu'à l'invocation des bons mots clés ("M.I.A.","Katy Perry", "Cover", etc...) et que si on veut encore intéresser les gens cette année, on a plutôt intérêt à offrir du streaming sans la moindre contrainte, Deezer, Jiwa et consorts étant toujours à deux pas derrière vous. Amanda Palmer et la révolte des ventresAmanda Palmer, l'ex-chanteuse des Dresden Dolls, se retrouve à l'origine d'une révolte des ventres sur internet : son label Roadrunner, spécialisé d'habitude dans les gras et virils groupes de métal, a demandé un remontage de son premier clip pour la chanson "Leeds United" parce qu'on y voyait le ventre nu de la chanteuse et que celui-ci leur apparaissait trop gras. Après que la chanteuse en ait parlé sur son blog, des internautes se sont emparés de la cause et on lancé une "re-belly-on" contre les ventres formatés en postant sur le site des centaines de photos de leurs ventres de toutes les tailles et de toutes les formes. A la vue du clip qui n'a finalement pas été remonté, on se demande bien où est le problème : peut-être sur une télé HD y voit-on suffisament du dit ventre pour avoir quelque chose à en dire mais nous n'avons pour notre part à nous mettre sous les yeux qu'un petit bout de chair pixelisé qu'il ne nous viendrait jamais à l'idée de qualifier de "gras" : Ca pourrait être un formidable coup de pub pour Amanda Palmer si sa relation ultra-tendue avec son label phallocrate ne lui promettait un avenir promotionnel diffcile : sur son blog, elle explique qu'elle a demandé en vain à Roadrunner de la laisser partir après qu'on lui ait reproché d'avoir fait un album invendable que personne n'aimerait. Dommage pour le label, parce que Palmer a le potentiel de devenir une icône féministe/sexy à la Tori Amos et cette affaire lui fait certainnement marquer des points dans ce sens. Revendez vos mp3 d'occasion avec Bopaboo
En effet le seul système de sécurité qui vous empêche de télécharger sur un quelconque tracker "illégal" les nouveaux Britney / Kanye / Killers et d'en faire un million de copies que vous revendrez chacune pour quelques centimes, c'est une petite case à cocher qui tient lieu de déclaration sur l'honneur. Vous savez, comme ces "je certifie sur l'honneur avoir pris connaissance des termes d'utilisation bla bla bla" que vous cochez tous les jours sans y prêter la moindre attention. Et les clients qui iraient acheter en toute bonne foi des mp3 d'occasion à partir de 0.25$ peuvent se dire qu'ils ne seront probablement jamais inquiétés.
Le site n'est encore qu'en version béta, ne fonctionnant qu'aux USA et sur invitation seulement. On doute fort qu'il ouvre un jour mais derrière l'aspect blague, il pose tout de même quelques questions intéressantes sur la propriété intellectuelle ou autre, à l'ère de la dématérialisation. Un CD, vous avez forcément le droit de le revendre. Le marché de l'occasion posait un tout petit problème aux maisons de disques les plus avares parce qu'elles ne touchaient rien dessus mais vraiment, ça n'était pas grand chose. Quand vous achetez un mp3, il devient soi disant votre propriété mais en vérité ce que vous payez, c'est un droit d'écoute. Dire que vous êtes propriétaire d'un bout de donnée que vous pouvez copier à l'infini, que vous pouvez retrouver partout sur le web à l'exact identique, c'est un peu comme de dire que vous êtes propriétaire de la goutte d'eau qui se trouve en ce moment dans votre évier mais qui va finir évaporée ou évacuée, remplacée aussi vite par une autre sortie du robinet. Vous n'êtes pas propriétaire de "l'objet" en particulier mais bien du droit à sa jouissance. Vous devriez donc théoriquement pouvoir revendre ce droit comme on peut revendre un droit au bail ou un droit de polluer. Sauf que, si elle n'existe pas encore, il y a fort à parier que la loi qui dit le contraire ne va pas tarder à arriver. Sinon, ce serait bien la première fois que le législateur français se soucierait un peu de nos droits à la musique numérique. Jiwa : mieux mais moinsBon, nous avons déjà testé les lecteurs exportables de Last FM et Deezer, feu Muxtape et même un peu iMeem... Jiwa remporte la palme de la qualité et de la simplicité : mettons que vous êtes en train d'écouter sur leur site l'excellent premier album de The Sundays, Reading, Writing & Arithmetic, et que vous vouliez le partager : en un copié/collé vous avez ce petit lecteur qui propose l'album streamable en intégralité partout où on accepte le HTML et même sur Facebook. Pas des extraits de trente secondes, pas des mp3 surcompressés, pas de lecture aléatoire forcée... Vous pouvez proposer un album(ou même plus) entier, en mp3 de bonne qualité etécoutable autant de fois que l'auditeur le désire. Le seul point faible de Jiwa face à son rival direct Deezer, c'est un catalogue beaucoup moins fourni. Un accord a été signé avec Universal, ce qui est déjà pas mal, mais on ne trouve pas toujours ce qu'on cherche, loin de là. Gageons que les choses vont forcément aller en s'améliorant. La concurrence c'est souvent une bonne chose et le business du streaming audio sur le web devenant de plus en plus un enjeu majeur, il ne faudrait pas qu'on se retrouve avec un seul géant qui dicte ses conditions comme iTunes le fait dans le domaine de la vente en ligne. Faites comme moi : ajoutez le moteur de recherche Jiwa à côté de celui de Deezer et utilisez les deux. Did It Leak : Ca fuit ?![]() J'ai encore oublié d'aller sur J'<3 Les Artistes.fr aujourd'hui. Pourtant, tous les jours je pense bien à aller faire un tour sur DidItLeak.co.uk, un site qui, lui, fait ce qu'il dit qu'il fait, sans tromperie sur la marchandise et sans fioritures inutiles. On y apprend ces jours-ci que le nouveau Beyoncé I am... Sasha Fierce vient de leaker (trop de ballades molles, quelques bons morceaux upbeat quand même, que cinq nouveaux extraits de Chinese Democracy ont fait un passage éclair en très basse qualité sur Youtube (basse qualité sonore... je les ai loupés, pour juger de la qualité musicale il faudra repasser, que 808's & Heartbreak de Kanye West et Circus de Britney Spears ne sont toujours pas disponibles sur la toile mais que si vous êtes en manque d'autotune le nouveau T-Pain l'est (allez-y si vous voulez, on ne vous jugera pas). Avant qu'ils ne s'offusquent, apprenons à Christine Albanel et Denis Olivennes que le "leak" ou "fuite" en français (Christine est en effet à l'initiative d'un site destiné à trouver des équivalents français à tous les anglicismes dont je vous mets au défi de retrouver l'adresse) est une pratique promotionnelle particulièrement efficace pour les grosses maisons de disque de nos jours. La plupart d'entre elles ont en effet pris l'habitude de proposer avant leur sortie des albums en écoute intégrale sur Myspace quand elles ne l'envoient pas elles-même sur les réseaux peer to peer "illégaux" tout en criant sur tous les toits que le leaking va tuer la musique et en tentant de faire jeter en prison ses champions. Bien sûr pour les maisons de disques l'envie de garder le contrôle de la diffusion de leur produit est tout à fait légitime mais pointer sur les gourmands un doigt accusateur couvert de confiture, ça l'est moins. African Swim : Dirty South Africa![]()
On avait déjà parlé dans ces lignes d'Adult Swim, le bloc de programmes adultes/alternatifs de la chaîne Cartoon Network. C'était à l'occasion d'une compilation nommée Warm & Scratchy qu'ils mettaient en ligne gratuitement sur leur site. Ce n'était pas la première fois d'ailleurs, ni la dernière, et aujourd'hui il recommence avec une compilation encore plus intéressante puisqu'elle quitte les territoires balisés de l'indie-rock New-York approved pour nous présenter la scène hip hop d'Afrique du Sud. Alors, ça sonne comment le hip hop sud africain ? Ca sonne généralement plutôt bien (les principaux noms à retenir : Jozi, Prokid, Drencko). Ca sonne chaud, groovy, un peu dirty south (ce qui donne un sacré cachet supplémentaire à l'appelation) et autant sous l'influence de la Jamaïque que du gros hip hop commercial américain plein d'autotune et de vocoder. Parfois aussi, et c'est là que ça nous intéresse le plus, ça sonne comme de la musique africaine. Si vous voulez en savoir plus, non seulement vous pouvez télécharger tout l'album mais il y a aussi des interviews vidéos de quelques uns des artistes sur le site d'Adult Swim. Le tout est réalisé avec le concours d'Ubisoft pour la promotion de leur jeu de tir à la première personne Farcry 2 qui se déroule en Afrique. On pourrait crier au mauvais goût mais euh, bon, c'est de hip hop qu'on parle, on a vu bien pire dans notre hémisphère. Cornelius me fait aimer Pitchfork TVJusqu'ici j'avoue que Pitchfork.tv ne m'a guère convaincu : même si en général on y trouve de plutôt bonnes vidéos, le côté résolument web 1.0 du truc (passons sur l'absence de commentaires : on ne peut même pas se faire une playlist ou bookmarker nos vidéos favorites) fait que je me tourne toujours vers Youtube par défaut. Si je tombe sur une vidéo de PTV, je la regarde mais je ne perds pas des heures sur le site à naviguer de vidéo en vidéo... Cela dit, cette semaine (et cette semaine seulement) PTV streame tout le DVD de Cornelius qui s'appelle Sensuous, comme son dernier album puisqu'il s'agit en fait d'une série de clips réalisés pour chaque morceau de l'album. La musique est belle, abstraite, légère, ludique, psychédélique, japonaise... Les images de Tsujikawa Kochiro, Groovisions et Takagi Masakatsu aussi. C'est simple, sur les douze vidéos il doit bien y en avoir six ou sept qui sont les meilleures que j'ai vues cette année. Ah, je vous ai dit qu'on ne pouvait pas les "embedder" ? Du coup, j'aurais tout de même passé un peu de temps sur PTV ce mois-ci... Blippr, le futur de la critique musicale
Favtape, la mixtape instantanée Avec les playlists Deezer (qui ont perdu pas mal de leurs fonctionnalités les plus intéressantes récemment) et Muxtape (qui vient de fermer temporairement le temps de régler ses problèmes avec la RIAA, nous dit-on), la mixtape qu'on s'échange entre amis ou amants a fait un grand come back ces derniers mois. Personnellement réarranger mes morceaux favoris au feeling ou selon une logique compliquée incluant beaucoup de tractations internes idiotes ("Mettre Medevac et Running Up That Hill ensemble, c'est une insulte ou un hommage ? Pour Kate Bush ou pour Siobhan Donaghy ? Et si je mettais la reprise de Chromatics ?") ça me manquait depuis l'époque où je n'ai plus de lecteur de cassette dans ma voiture.Pour d'autres cependant, la mixtape c'est beaucoup moins compliqué, il suffit de choisir dix ou quinze titres qu'on aime bien et de les mettre ensemble. Pour ceux là, Favtape c'est l'idéal : vous rentrez le nom d'un compte Pandora ou Last FM et l'appli retrouve les favoris de ce compte, en récupère une version streamable et vous crée une page pour tout écouter. Bien sur il faut être le genre de geek qui a un compte Last FM ou Pandora, qui a téléchargé un scrobbler, qui aime ce genre d'application web obscures... c'est à dire surement exactement le même genre de geek qui aime s'acharner sur la création de la mixtape parfaite plutôt que de laisser un robot la faire à sa place mais il y a bien une ou deux personnes dans le monde qui utiliseront tout de même Favtape. |
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