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Animal Collective, la vidéo d'In The Flowers et un nouvel EP !

Posté par Maxence le 21.11.09 à 10:18 | tags : youtube, pop, électro

 


 

 

S'il est bien des rejetons déjetés du psychédélisme en 2009, 30 ans après son explosion originelle, c'est certainement Animal Collective.

 

On a beau s'être battu bec et ongles pour leur trouver tous les défauts, penser que tout avait été dis depuis le Oar de Skipe Spence (voir notre billet à propos de sa reprise par Beck), les délires de Syd Barrett, ceux de Captain Beefheart, du early Pink Floyd, des Seeds, de Love, du 13th Floor Elevators, des premiers Mercury Rev et de Sebadoh, de Julian Cope, des Flaming Lips et avant eux de l'Odessey And Oracle de The Zombies ou du Present Tense de Sagitarius, j'en passe et j'en oublie (volontairement, la liste serait trop longue). C'est une évidence, on ne peut vivre éternellement dans le passé et force est de constater que malgré une légère tendance à surestimer les capacités du groupe new yorkais, plus Animal Collective vieillit et plus leurs productions nous enchantent.

 

Le psychédélisme n'est pas mort, est osons le dire, c'est en partie (je précise "en partie", eu égards aux yalatolas du genre !) grâce à des groupes comme celui d'Avey Tar et Panda Bear, eux qui surent si bien mixer sur leur derniers albums, technologie électronique et tribalisme, répétitions et mélodies, évanescence et dérèglement des sens, bref, qui atteignent régulièrement la transcendance avec un naturel déconcertant.

 

C'est encore une fois le cas sur "In The Flowers", ouverture de l'album Merriweather Post Pavilion, pure perle pop enchantée qu'accompagne une vidéo hypnotique et sévèrement barrée que ne renierait pas David Lynch. Une manière sans doute pour le collectif de Baltimore de clore le chapitre de ce dernier album et d'ouvrir celui de la suite, avec entre autre l'annonce de la sortie imminente du prochain EP Fall Be Kind dont nous profitons pour vous dévoiler ici le tracklisting et le premier titre : "Graze" (en attendant le "film" de cette équipe de fous furieux).

 

Le clip de "In The Flowers" est réalisé par Abigail Portner, sœur de Dave Portner, aka "Avey Tare".

 

 



 

Tracklist de Fall Be Kind :
1. Graze
2. What Would I Want? Sky
3. Bleed
4. On A Highway
5. I Think I Can

Parution le 14 décembre 2009




Charlotte Gainsbourg et Beck ont un bon clip pour ''Heaven Can Wait''

Posté par 2goldfish le 19.11.09 à 12:38 | tags : youtube, videos musicales, pop

L'album de Charlotte Gainsbourg et Beck qui sort le 7 décembre s'appellera IRM, ce qui n'est pas très logique puisque l'album est en anglais et qu'en anglais, on dit "MRI". Ce n'est pas très grave, de toute façon, parce que ça s'annonce plutôt mauvais : le premier extrait, qui s'appellait lui aussi "IRM" était sans intéret, le nouveau, "Heaven Can Wait", imite passablement Feist qui imite Spoon. Il ne fallait pas en attendre plus de la collaboration entre un type qui sort d'une décennie léthargique et d'une actrice française, condamnée dès le départ par sa condition.

 

A ce tarif, on doit plutôt être reconnaissant de tirer de tout ça UNE très bonne chose : un clip réalisé par un certain Keith Schofield, auteur du clip du remix de Let Love Rule par Justice, qui s'amuse ici à accumuler les plans absurdes rigolos. Bien sûr on peut y voir un plagiat du travail de Spike Jonze dans les années 1990 mais il y a un moment où il faut arrêter d'être critique et jouir un peu du peu que le monde a à nous donner. 

 

 







''Cousins'', le premier clip du nouvel album de Vampire Weekend

Posté par Shangri La le 19.11.09 à 10:18 | tags : news, youtube, pop, usa, vidéos musicales
Les Vampire Weekend nous prouvent une fois de plus qu’ils savent maintenir leurs fans en haleine avant la sortie de leur 2ème album, Contra, le 12 janvier prochain. Après avoir diffusé sur leur site internet un compte à rebours qui annonçait la mise en ligne de leur premier single, l’excellent "Horchata", les New Yorkais preppy viennent de sortir un clip réalisé pour leur deuxième single, "Cousins". Derrière la caméra, on retrouve le jeune réalisateur anglais Garth Jennings, à qui l’on doit notamment le clip de "Coffee & TV" de Blur (vous savez, le périple de la brique de lait à la recherche d’un Graham Coxon porté disparu). Devant la caméra, les 4 garçons s’en donnent à cœur joie tandis qu’ils sont filmés d’avant en arrière dans une rue étroite par des mouvements de caméra rapides qui collent parfaitement à l’énergie punk du morceau. Vivement la suite.

 

 




Bob Dylan fait son clip de Noël

Posté par Myosotis le 18.11.09 à 17:19 | tags : usa, noel, youtube, blues, rock

Cela faisait une dizaine d'années que Bob Dylan n'était pas apparu dans l'un de ses clips, voire qu'il ne faisait pas de clips du tout. C'est chose faite pour ce mini-non-événement de saison : Dylan tient le premier rôle dans cette vidéo de Must Be Santa, l'un des morceaux et le "single" de son album de Noël. Il s'habille presque en Père Noël (un chapeau) et déambule dans une fiesta en bois massif. Le résultat est évidemment assez surprenant, tant sur le plan cinématographique (réalisation Nash Edgerton) que sur le plan musical où la chanson mélange les traditions de Noël et festives des cultures nordiques, saxonnes avec un brin de culture juive. Pour ceux qui aiment les détails, Nash Edgerton est le frère du réalisateur plus connu Joel Edgerton. Nash, auteur d'un unique film, faisait office de doublure d' Ewan Mc Gregor dans son interprétation d'Obi WanKenobi sur la saga Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme prequel. Ca alors ! Cela vous permettra de poser à vos amis fans de Dylan (ou de la Guerre des Etoiles) une belle colle :

 

- Quel est le rapport entre Dylan et la Guerre des Etoiles ?

- Nash Edgerton. (autre réponse plus satirique : ils ont tourné la fin avant le début).

 

L'album lui-même est tout aussi étonnant. Christmas in the heart regroupe quelques classiques du genre pour un ensemble qu'on peut qualifier, en étant gentil, d'assez... horrible. Pas sûr du moins que les gamins aient intérêt à écouter ces versions de standard par un Dylan nasillard au possible et visiblement artistiquement bourré sur ce coup-là. La meilleure nouvelle, c'est qu'on tient un nouvel ensemble de chansons à fourrer dans nos tops marronniers de fin d'année. Sinon, la pochette est chouette...

 


Bob Dylan - Must Be Santa

 

 

 




Vladimir Poutine kiffe grave le hip hop

Posté par 2goldfish le 18.11.09 à 14:26 | tags : hip hop, news, youtube, rigolo

On peut dire ce qu'on veut sur Vladimir Poutine : qu'il n'aime pas trop les journalistes, les Tchétchènes ou les écologistes, mais on ne peut pas dire qu'il n'aime pas le hip hop, pour lequel il a tenu à professer son amour lors de l'emission télévisée russe "Battle For Respect". Il kiffe le "réalisme social" des rappeurs, il trouve que le graffiti ça gère et il admire les break dancers straight edge. Bien sûr, tout ce bel amour n'est pas à sens unique puisque le rappeur invité de l'emmission kiffe Poutine, "une icône, un modèle". Total respect. C'est beau et authentique comme une track de Pierre Sarkozy pour Doc Gyneco.

 

 




Dan Treacy a la forme et c'est une bonne nouvelle

Posté par Myosotis le 18.11.09 à 09:54 | tags : youtube, uk, pop, rock

La chose ne saute peut-être pas aux yeux pour qui n'a pas suivi la (longue) carrière des Television Personalities mais il y a entre ces deux vidéos, l'enregistrement live à Londres fin septembre du toujours fringant "Three Wishes" (si j'avais trois souhaits/j'en voudrais trois de plus...) et le premier volet d'un remarquable documentaire sur Dan Treacy en 4 parties, un peu plus d'une année et surtout une excellente nouvelle : le retour en bonne forme de Dan Treacy, l'un des songwriters les plus doués et remarquables de ces 30 dernières années.

 

Depuis son retour officiel en 2006 (l'album My Dark Places), avec son collègue Ed Ball d'abord puis sans, Dan Treacy a alterné les bonnes et les mauvaises phases, comme c'est plus ou moins le cas depuis ses débuts. L'homme souffre depuis toujours de "désordres mentaux" qui l'ont fait disparaître pendant près de 10 ans, perdu dans une addiction au krach redoutable, des séjours en institution et un emprisonnement de 6 mois sur une prison-péniche, en bout de course (pour des vols et agressions) qui lui aurait sauvé la vie.

 

Aujourd'hui, Treacy joue à nouveau. On l'avait vu bourré en 2006-2007 et en assez piteux état vocal. Il était venu récemment en France pour un concert assez moyen (et brouillon) en janvier 2009 à la Flèche d'or. Il a enchaîné plusieurs dates dans des salles miteuses de Londres (3 ou 4 livres l'entrée dans des pubs, des mini-boîtes, des fish'n'chips presque) et s'apprête à faire un petit tour d'Espagne qui devrait l'amener dans les derniers jours de décembre, à Toulouse, où on ne peut que recommander aux fans et aux autres de se presser. Treacy est en voix, tient debout et chante plutôt juste. Ses textes sont toujours incroyablement bons, truffés de références pop ou littéraires, faisant de lui la dernière merveille souterraine de la pop music, une sorte de chaînon manquant entre The Fall (pour la déglingue, l'origine populaire, la gouaille), The Smiths (pour la qualité des textes, les références, la classe british) et Daniel Johnston (pour la légèreté, le caractère naïf et fragile des chansons). Au top 50 des chanteurs les plus fous, Treacy gagne à tous les coups, mais il figure aussi en très haute position sur la liste des types qui savent que composer une pop song est un boulot à temps plein.

 

Savoir que ce type là est revenu à son meilleur niveau (comme on dit en sport) et pourrait tout aussi bien mourir demain, fais partie des excellentes nouvelles de cette fin d'année. La meilleure peut-être.

 


Television Personalities - Three Wishes (Live London 30 septembre 2009)

Television Personalities - Documentary (Part 1)

 




Joss Stone fait n'importe quoi

Posté par 2goldfish le 17.11.09 à 10:27 | tags : pop, videos musicales, rigolo, youtube

On avait, avouons-le, totalement oublié l'existence de Joss Stone. Au début de la décennie, autant dire il y a une éternité, elle était la première des chanteuses anglaises rétro à voix, longtemps avant qu'Amy Winehouse ne débarque dans le jeu avec sa stratégie de la terre brûlée.

 

Joss Stone, donc, son truc c'était la soul américaine. Elle se prenait pour Aretha. Et elle n'a pas arrêté. Il lui faut du R.E.S.P.E.C.T. parce que contrairement à toutes les Duffy et Adele du royaume, elle c'est une "authentique". Elle a donc enregistré en 2008 un album intitulé Colour Me Free, un album plus "libre" que les précédents, enregistré live en une semaine avec de vieux pros du funk de studio. Le résultat, sans être si dingue que ça, n'est pas désagréable à l'oreille, mais EMI n'avait pas envie de vendre Stone comme ça et a trainé des pieds pour sortir l'album. Pendant plus d'un an, Stone a lutté, allant jusqu'à offrir publiquement deux millions de livres pour racheter son contrat et pouvoir sortir l'album.

Finalement celui-ci est bien sorti chez EMI il y a un mois, se vendant pas trop mal, mais Joss Stone a toujours autant envie de regagner sa liberté. Ce qui explique surement ce nouveau clip terroriste rigolo qui nous plaît beaucoup :

 

 

 




Le clip nudiste des Flaming Lips

Posté par 2goldfish le 16.11.09 à 10:24 | tags : pop, rock, rigolo, videos musicales, usa, youtube

"Watching The Planets" est un des nombreux morceaux chaotiques du double album Embryonic. La mélodie est réduite à sa plus simple expression mais les "oh oh oh" et "yes yes yes" que chantent Wayne Coyne sont sans doute ce qu'il y a de plus catchy sur un album très pauvre en refrains et autres éléments accrocheurs alors pourquoi ne pas en faire un single ?

 

Embryonic n'est certainement pas un disque facile à vendre, mais on peut compter sur les Flaming Lips pour la mise en scène. Dans ce clip réalisé par Wayne Coyne et George Salisbury, une foule de jeunes gens nus émerge d'une énorme boule poilue par une ouverture qui ressemble fort à l'origine du monde, et ça n'est que le début de leurs aventures. Les gens nus, évidemment, ça marche toujours, vous avez forcément envie de les regarder.




Lady Gaga vit une Bad Romance arty

Posté par Myosotis le 13.11.09 à 09:48 | tags : people, youtube, electro, usa

Si Lady Gaga a aujourd'hui piqué des parts de marché à Paris Hilton, Madonna et Michael Jackson, c'est autant pour sa musique que pour son sens de la provocation et son opportunisme artistique.

 

Avec ce nouveau clip, Lady Gaga qui tutoie sans cesse le mauvais goût démontre toute l'intelligence ambigue de sa stratégie (tragédie) : alimenter les tabloïds tout en laissant croire que ses déviances relèvent aussi de la pose et de l'attitude arty. Dernier exemple donc, cette réalisation confiée à Francis Lawrence, l'homme derrière Constantine, le film avec Keanu, et Je suis une légende, le film avec Will, qui lorgne vers le film de monstres et adresse des clins d'oeil appuyés à Matthew Barney, l'homme à la tête de couille. Côté musique, on ne change pas une formule qui gagne : nappes synthpop horripilantes cotoyent beat rétro façon début des années 90. Au final, cela donne un son puissant et une rythmique de laboureur tout à fait adaptée à ce qu'elle décrit : la naissance d'un monstre enfanté par la célébrité... Mouais. Ajoutez un refrain imparable et on tient tout de même un titre assez convaincant pour qui aime ça : dansant, faussement sulfureux et pas si idiot qu'il a l'air de ne pas l'être (idiot). "Bad Romance", mais pas pour tout le monde.

 

Lady Gaga - Bad Romance



Ready, Able en pâte à modeler pour Grizzly Bear

Posté par LovelyRita le 11.11.09 à 10:16 | tags : youtube, pop, vidéos musicales

Encore un clip en pâte à modeler ! Pour "Ready Able", Grizzly Bear a certes opté pour cette technique, mais avec une esthétique assez différente des clips habituellement réalisés avec ce matériau. Pas d'animaux qui parlent, pas de sucreries, mais des créatures étranges pour cette vidéo réussie et réalisée par Allison Schulnik.

 

Après avoir fait appel au peintre William J. O'Brien qui avait réalisé les pochettes aux allures de kaleidoscope de l'album Veckatimest et du single "While You Wait For The Others", le groupe continue de s'associer aux artistes contemporains avec le clip de "Ready, Able", l'un des plus beaux titres (le plus beau ?) de leur opus. Pour la vidéo, l'artiste californienne a mis en scène son personnage de "Hobo Clown" qu'elle a déjà peint ou animé par le passé pour ses projets purement personnels. Ci-dessous, le premier film d'animation avec pour bande-son "Granny Diner" des Grizzly.

 

 

 

Pour "Ready, Able", retrouvailles avec le "hobo clown", mi-homme des forêts, mi-clown, dans un sous-bois et sur le point de se faire enlever. Mélange de matériaux, de textures, rappel de l'univers kaleidoscopique, apparition d'un vaisseau spatial et en fil conducteur le motif du visage difforme du clown, repris tout au long de cette vidéo, une des plus belles de l'année.

 

 

 
 
 

Voir notre interview vidéo avec Grizzly Bear et lire la chronique de Veckatimest

Rappel : Grizzly Bear en concert le 21/11 à la Cigale




Le Club Folamour est de retour jeudi

Posté par Shangri La le 10.11.09 à 14:50 | tags : agenda, live, youtube, pop, electro, rock

Le Club Folamour est de retour au Point Ephémère pour sa deuxième soirée mensuelle, jeudi prochain. Attention, pas de Windmill pour cette édition ; ils seront finalement en première partie de Wild Beasts le 27 novembre, au même endroit. En revanche, l'Italien exilé à Londres Banjo Or Freakout est bien là. Celui qui s'était attiré les louanges des plus grands blogs et de la presse outre-Manche avec ses covers bien senties (d'Amy Winehouse à Battles) a sorti son premier EP en mai dernier, et a la réputation d'offrir des shows explosifs. A ses côtés, on retrouvera le quator parisien Nelson ainsi que Løzninger et ses mélodies folk.

 



Réservez vos places pour le Club Folamour #2.

Le site de Super Mon Amour




L'album de Them Crooked Vultures à écouter en intégralité

Posté par 2goldfish le 10.11.09 à 11:47 | tags : metal, youtube, rock, news

Une semaine avant sa sortie, l'album éponyme de Them Crooked Vultures est écoutable en entier sur Youtube. Le groupe étant constitué de Dave Grohl, John Paul Jones et Josh Homme, beaucoup attendaient de l'entendre avant de pouvoir faire leur top de fin d'année (on est déjà en novembre, rendez-vous compte, vous êtes en retard !) et si trois musiciens pouvaient se montrer à la hauteur de la hype qu'ils ont engendré, on se disait que c'était bien eux.

 

Dave Grohl a-t-il jamais été mauvais derrière les futs ? Josh Homme a-t-il jamais manqué de riffs décastateurs ? Et John Paul Jones n'est-il pas resté le membre le plus classe de Led Zeppelin, choisissant toujours plutôt bien ses rares apparitions depuis la fin du groupe ?

 

Le résultat de cette collaboration, on est encore en train de le digérer mais... Il faut se calmer. Ca ressemble beaucoup à une bande de vieux pros qui s'amusent plutôt bien ensemble. Ca ressemble beaucoup à Queens Of The Stone Age. Il y a Homme qui promène son falsetto au dessus de sa bonne vieille guitare barbelée, Grohl qui tape fort et juste, Jones qui ne se fait pas plus remarquer que ça, si ce n'est pour un petit solo de clavinet funky ressorti de "Trampled Underfoot" sur "Scumbag Blues". Il est trop tôt pour vraiment parler de chef d'oeuvre ou de catastrophe, de toute façon, l'album est là pour une semaine encore, le temps pour chacun de se faire un avis.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 




Morrissey : la tragicomédie continue

Posté par Myosotis le 08.11.09 à 11:37 | tags : youtube, pop, uk, rock

La tragicomédie Morrissey continue et le suspense demeure quant à la réalité des shows français programmés la semaine prochaine, à Lille et Paris.

 

Après un malaise à Swindon, un retour en fanfare sur la scène fétiche du Royal Albert Hall, Morrissey, qu'on disait en petite forme, a encore fait parler de lui à Liverpool où il se produisait hier soir. Après une entame de concert incisive ("This Charming Man"), Morrissey a été "frappé", semble-t-il, mollement par le jet d'une canette de bière en provenance des premiers rangs au cours du second titre "Black Cloud". Une main sur le crâne, quelques secondes d'interrogation et le chanteur sanctionne les 9000 personnes présentes d'un "Goodbye" solennel et quitte la scène avec ses musiciens. Il ne reviendra pas. Les forums du site de référence se déchaînent et les plus fidèles supporters commencent à marquer leur agacement. "Morrissey est-il fini ?", "est-ce la tournée de trop ?". A côté des habituelles critiques pointues sur la composition de la setlist, sur les chutes de forme du chanteur, on assiste en ce moment à un débat de fond sur la capacité de l'ancien chanteur des The Smiths à mener à bien cette tournée volontairement maousse et, plus globalement, à donner une suite à sa carrière. Réponse les 11 et 12 novembre dans l'Hexagone, peut-être.... Comme beaucoup de fans historiques, on veut encore croire au miracle.

 


Morrissey - Liverpool Arena



Weezer sont-ils des trolls ?

Posté par 2goldfish le 05.11.09 à 09:39 | tags : youtube, geek, web, rock

Le Snuggie, c'est un "drap avec des manches" qui est vendu aux USA via des infomercials. La cible du snuggie, c'est tout ceux qui aiment leur confort et n'ont pas peur du ridicule. C'est ce qui en a surement fait le produit dérivé idéal dans la tête de Rivers Cuomo, le leader de Weezer. Le résultat, c'est un infomercial totalement ridicule dans lequel les membres de Weezer ont l'air bien à leur place :

 

 

 
 

 

Parce que oui, Weezer se ridiculise constamment, ces derniers temps. Passons sur leurs albums précédents et concentrons-nous sur Raditude, celui qui vient de sortir. D'abord, il s'appelle "raditude". C'est déjà beaucoup. Ensuite, sa pochette, c'est ça :

 

 
 
Et puis il y a les collaborations multiples et improbables : Dr Luke (producteur d'Avril Lavigne et Katy Perry), Lil Wayne ("best rapper alive"), Leighton Meester (actrice de la série Gossip Girl), Chamillionaire (auteur du célèbre "Riding") et Kenny G (le pape de la musique d'ascenceur). Weezer surfe habilement entre ridicule et génie. Parce qu'évidemment Rivers Cuomo rit avec nous.

 
Evidemment ? Cette pochette ne peut pas être prise au sérieux. La collaboration avec Kenny G non plus. Le problème, c'est que ces blagues jettent le discrédit sur les bonnes idées comme la collaboration avec Lil Wayne. Ou pas. Surement que Cuomo joue de nos attentes, lançant plus de balles qu'on ne saurait en rattraper. Il essaye de nous perdre, c'est un truc à la Andy Kaufman, c'est ça ? Peut_être. Le vrai problème, en fait, c'est que ce n'est pas vraiment drôle. Non, attendez, le vrai problème, c'est que la musique est mauvaise. Très mauvaise. Au mieux, elle atteint le statut de médiocre sur les singles. Cuomo peut faire diversion autant qu'il veut, au final on se rendra toujours compte au bout d'un moment qu'il n'a pas écrit de bonne chanson depuis... En a-t-il déjà écrit une seule bonne ? Peut-être que la diversion marche un peu, finalement, parce qu'on n'arrive pas à se souvenir.



Le buzz Bad Lieutenant est-il mérité ?

Posté par Myosotis le 04.11.09 à 14:14 | tags : rock, pop, uk, youtube

Avec un large papier dans Libération, des chroniques par wagon et une présentation royale au festival des Inrockuptibles (retransmise en direct chez Lenoir sur France Inter), le buzz Bad Lieutenant bat son plein cette semaine en France comme si Bernard Sumner, son principal animateur, avait passé les dix dernières années dans une cage (de fer ou dorée au choix) et revenait nous prendre par surprise tel un joyau éclatant soudain ressorti de sa gangue (ouah l'image, la honte !). Il se fait étriller un peu partout ailleurs au motif que Sumner tout seul ne fait pas une tête de gondole.

 

 

Le premier album de Bad Lieutenant qui sort cette semaine est à l'image de ce premier single très bien, sorte de prolongement naturel du travail de Sumner avec New Order, ni vraiment mieux ni moins bien, juste très cool à écouter et finalement assez vivifiant. Peter Hook, avec lequel Sumner est sévèrement fâché désormais, a été remplacé par Alex James de Blur qui tient sa place sans plus. La batterie est portée disparue et le(s) titre(s) tout en guitares. "Sink or Swim" est aérien porté par la voix d'un Sumner, qui à force d'être taxée d'impersonnelle et sans cachet, est devenue une vraie signature distinctive. Comment un mec qui n'avait rien ou pas grand chose (un physique à la C. Jérôme, l'air pâlot, une position de 2nd couteau chez Joy Division) en est-il arrivé là ? La question demeure. Qu'est-ce qui a fait que New Order est devenu New Order ? Etait-ce Hook qui faisait la différence ? Etait-ce Sumner qui avait du génie ? Morris ? L'alchimie entre la bande passée la disparition de leur leader ? On pourrait débattre de ces questions pendant des années et ne jamais trouver la réponse. New Order a navigué pendant des décennies sur une ligne fine, entre génie et ridicule parfois. L'électropop du groupe pouvait tutoyer le paradis de l'accessibilité pop ou taquiner l'innommable. La musique de Bad Lieutenant navigue dans les mêmes eaux mais avec bon goût, légère comme l'air et souple comme une liane de bananier.

 

Le buzz autour de Bad Lieutenant est ainsi aussi mérité que les louanges (excessives) pour l'ancien groupe de Sumner (N.O bien sûr, pas le premier qui reste hors catégorie). Le boulot est propre, suffisamment emballant pour se laisser écouter, peut-être un peu morne et manquant de grands titres mais n'est-ce pas ce qu'on a reproché parfois à New Order ? Peut-on bâtir un univers si singulier et sans détacher sans cesse ? "Never Cry Another Tear" porte les textes de Sumner qui sont peu ou prou les mêmes que l'année dernière et l'année d'avant. Il n'a pas faibli (ni pris du poids) en route. Y a-t-il une alchimie qui a disparu avec la dissolution du groupe ? Ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que les réactions de défiance ne viennent pas d'un snobisme mal placé. Bad Lieutenant est vraiment bon.

 


Bad Lieutenant - Sink or Swim



jj : african folk, love and ecstasy

Posté par Maxence le 02.11.09 à 18:10 | tags : youtube, folk, pop, funk, électro

 

Les plus vieux d'entre nos lecteurs se souviennent peut-être de la déferlante Soul ii Soul à la fin des années 80, surtout des fabuleux "Get A life" sur Vol. II (1990 - A New Decade) qui faisait suite à Club Classics Vol. One sur lequel figurait "Back to Life" (énorme), et qui annonçait sans le savoir Massive Attack, Tricky et toute la vague trip-hop de Bristol (ainsi que le Nu Jazz, eurk !). C'est à ces titres que l'on pense immédiatement en visualisant la vidéo de jj (en minuscule), groupe (?) suédois totalement inconnu dans nos contrées et à côté duquel nous sommes honteusement passés cet été au moment de la parution de leur album sobrement intitulé n°2.



Si le rapprochement entre les deux groupes peut sembler tiré par les cheveux, au moins en ce qui concerne la production, c'est en tout cas la même ambiance érogène qui règne sur le titre "Ecstasy" de jj et sur, disons "Back To Life" de Soul ii Soul. "Ecstasy" et son étrange vidéo floutée usant de tous les clichés outranciers du rap bling bling (La Vegas, costards, cadillac, chaudasses en mini-short et fourrure) est un titre d'autant plus étrange que l'album de jj lui, oscille entre ballade folk, rythmes africains et latinos, pop, nu balearic et intermèdes electronica, le tout produit de manière très organique et évoquant le syncrétisme d'un Cocteau Twins produit par Jazzy B et chanté par Georgia Hubley de Yo La Tengo (Si ! Ecoutez "Things Will Never Be The Same Again")



Anachronisme dans le paysage néo-folk contemporain, jj c'est de la soul blanche produit par des blacks nés en Suède (?), des folkeux suèdois produisant de la musique black, Neneh Cherry faisant son comeback sous un nouveau pseudonyme (après tout, elle est née à Stockholm en Suède et y réside toujours)... Pure supposition que tout cela car, il est impossible d'en savoir plus sur ce groupe. Ni le site de leur label (Sincerely Yours), ni Google ne donnent rien sur ce groupe. Reste la musique, un peu trop léchée à mon goût, mais il faut bien avouer que cet "Ecstasy" langoureux et souple comme un léopard au plumard, ne laisse pas de glace... A tester à deux, donc.

 




Marina in the sky with Diamonds

Posté par Shangri La le 02.11.09 à 14:08 | tags : youtube, uk, pop

 

2009, année de la meuf”. Ce slogan d’un goût douteux, que vous avez peut-être entendu beugler par un quelconque ami un peu éméché le jour de l'an, n’est pas si absurde qu’il en a l’air. Cette année a vu l’émergence, tout du moins de l’autre côté de la Manche, d’un certain nombre de nouvelles artistes féminines à succès : La Roux, Florence & The Machine, Little Boots... et Marina & The Diamonds. D’ailleurs, Marina n’est pas très fan de l’idée d’être mise dans le lot. Un peu comme ils l’avaient fait à l’époque avec les groupes estampillés Brit Pop, les journalistes anglais ont usé et abusé de ce label un brin simplificateur, et qui a eu pour résultat de donner l'impression aux potentiels auditeurs que s'ils en ont entendu une, ils les connaissent toutes. Ce qui n'est certainement pas le cas avec Marina & The Diamonds, qui est certainement la plus talentueuse de ces chanteuses pop cru 2009.

 


 

De son vrai nom Marina Diamandis (née en Ecosse, elle est d’origine grecque), Marina est bien une artiste solo, mais trouve son nom moins égocentrique tel quel. Si elle est accompagnée d’un groupe sur scène, la jeune chanteuse n’est pas prête pour autant à inclure qui que ce soit dans le processus d’écriture. Car c’est bien ça son dada : pour elle, les paroles sont ce qui vient en premier dans la composition ; elle les veut pittoresques, basées sur ses expériences personnelles. D’histoires d’amour qui tournent en rond aux tracas du quotidien, en passant par l’usage d’alcool en guise d'antidépresseur, Marina navigue entre l’ironie et la mélancolie avec un sens de la formule indéniable. C’est d’ailleurs en tenant un blog qu’elle s'est d'abord exprimée sur ses sujets de prédilection, et c’est aussi par ce biais qu’elle a été repérée par le petit et tout nouveau label new-yorkais Neon Gold, qui s’occupe aujourd’hui de Passion Pit ou encore de ses compatriotes de Yes Giantess.

 

 

Son premier single, "Obsessions", est littéralement ovniesque. Si il n’y a aucun doute que la pop est au cœur de la musique de Marina, ce morceau fait le grand écart entre une ballade au piano, un couplet super bouncy où les paroles sont quasiment rappées, et un refrain d’une efficacité diabolique. Tous les tracks de son premier EP, The Crown Jewels EP, sont dans la droite ligne de cette versatilité, et la voix bien particulière de Marina (qui peut faire penser à celle de Kate Bush, tout en hoquet mélodique) se prête aussi bien aux mélodies simples au piano ("I Am Not Robot") qu’aux morceaux plus complexes dans l’orchestration. Un des points forts de la belle, c’est la scène, comme elle l’a prouvé en enchaînant les apparitions marquantes à des festivals cet été, notamment celui de Glastonbury. En interview, elle n'a peur de rien, et n'hésite pas à dévoiler que sa préparation au live a consisté à regarder pas mal de shows de Britney Spears (période "avant", bien sûr), et qu’elle compte sur ses robes à sequins achetées sur eBay à des femmes fortes de l’Ohio pour que l'on se souvienne d'elle. Comme si on avait besoin de ça.




Battles et Four Tet à Paris pour la dernière soirée Warp20

Posté par LovelyRita le 30.10.09 à 14:56 | tags : label, électro, agenda, anniversaire, live, news, vidéos musicales, youtube

Warp a fêté ses 20 ans cette année, à renfort de sorties et de soirées à travers le monde. Pour clôturer les célébrations, le label anglais organise une dernière et très belle soirée le 8 décembre à l'Elysée Montmartre avec au line-up : Flying Lotus, Nice Nice, Four Tet et excusez du peu Battles.

 

Warp20, c'est une année entière de festivités qui a animé les grandes villes d'événements mêlant musique, art et vidéo. On a eu droit à de grosses soirées à Sheffield (ville du label), Tokyo, Londres, New York et Paris (en mai à la Cité de la Musique) et à la sortie cet automne de la Warp 20 Box Set, coffret rétrospectif. Du côté de Fluctuat, nous avons également proposé notre rétrospective des meilleurs clips de Warp.

 

Pour mettre un terme à cet annivesaire, une toute dernière soirée est organisée à Paris, ça sera le 8 décembre et à l'Elysée Montmartre. Au programme de Pure Warp le math-rock de Battles dont le single "Atlas" fait partie du top 20 des meilleurs titres du label (voir le classement complet), Flying Lotus le producteur hip hop, l'électro exigeante de Four Tet et Nice Nice à découvrir ci-dessous avec le clip de leur titre "Pulp". A noter que Battles est actuellement en studio pour donner un successeur à Mirrored, probablement pour la fin 2010.

 

 

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Morrissey brandit son Swords de faces B

Posté par Myosotis le 22.10.09 à 12:05 | tags : pop, uk, youtube, rock
En réunissant cette collection de faces B (agrémentée, en édition limitée, d'un excellent enregistrement live en 8 titres capté en Pologne sur sa dernière tournée), Morrissey indique qu'il faut compter avec lui et sûrement qu'il est redevenu un petit poids lourd de l'industrie discographique. Morrissey vend des disques et remplit les salles. Il n'a quasiment jamais fait aussi bien en 25 ans de carrière.

 

Sur le plan artistique, les titres de Swords confirment ce que l'on savait depuis longtemps : les faces B de Morrissey sont souvent supérieures à nombre des titres qui figurent sur les albums principaux. Cela vaut d'autant plus que les derniers albums You Are the Quarry, Ringleader Of The Tormentors et Years Of Refusal, abritaient quelques morceaux décevants. Si la démarche reste hasardeuse (pourquoi continuer de vendre des singles dont l'intérêt réside dans les faces B si c'est pour les rassembler un an plus tard ? à qui s'adresse cette compilation ? Tient-on désormais à essorer les fans jusqu'au dernier centime ?), le spectacle est total et soutient la dépense.

 

Certaines chansons sont excellentes et parmi les meilleures enregistrées par le Moz depuis son retour en 2002. On ne va pas se lancer dans une énumération rébarbative mais "Ganglord", "The Never Played Symphonies", "My Dearest Love", "Friday Mourning" ou "Shame Is The Name" sont grandioses et impeccables pour différentes raisons (les textes, les mélodies, la classe ou la grandiloquence au choix ou ensemble). Le bizarroïde "Sweetie-Pie" fait un peu tâche là-dedans rappelant les heures sombres du spirite "Ouija Board" de la fin des années 80. "It's Hard To Walk Tall When You're Small" gagne la palme de la laideur rockab. On se demande aussi ce que vient faire l'ancienne reprise live de Bowie, "Drive In Saturday", sur ce disque mais elle est bonne à prendre parce qu'elle est très très réussie et un bon signe pour le futur : Morrissey n'a pas changé tant que ça depuis le temps où il animait depuis Manchester le fan-club des New York Dolls.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le chanteur revient en France en novembre avec Boz et sa bande de tatoués du biceps. Il sera à Paris le 12. On espère qu'il trimballera quelques raretés dans sa setlist et se présentera le glaive à la main.

 

Morrissey - Because of My Poor Education (Swords)



Antipop Consortium : après la chronique, le clip !

Posté par Maxence le 21.10.09 à 12:10 | tags : youtube, hip hop, électro


On ne reviendra pas sur l'aspect futuriste du hip hop d'Antipop Consortium, on en parle déjà longuement dans la chronique que nous consacrons à Fluorescent Black, cinquième véritable album des new yorkais, et nouveau chef-d'oeuvre qui marquera certainement une fois de plus l'histoire du rap indépendant.

 

On profitera par contre de la sortie (attendue) de ce nouveau clip pour insister sur la reformation de ce combo mythique et sa redoutable efficacité. Si nous n'aurions pas forcément choisi "Volcano" comme single (le deuxième, entre parenthèse, puisque précédé par l'impeccable "Apparently" il y a un peu plus d'un mois), ni comme clip, impossible de nier que ce titre est emblématique du retour en majesté d'un trio majeur du hip hop américain (quatuor, si l'on compte la présence de leur indéfectible producteur, Earl Blaize). En image et en son, les quatres d'APC font preuves d'une synthèse toujours aussi efficace, la symbiose fonctionnant à plein sur cet hymne martial, chant et contre-chant, chacun y allant de son phrasé, son flow affuté, vif ou trainant, plus ou moins rythmé et influencé par les racines du genre (ragga, oldschool hip hop, slam) et ses perspectives (électroniques ! Toujours !)

 

Certain remarqueront également que le groupe creuse son esthétique véritablement post-moderne, mélangeant ancien et nouveau, en gros une fusion visuelle de Sun Ra, Parliament ou Herbie Hancock avec les néons débridés de Tron Legacy (celui du come-back, avec Daft Punk à la bande son) et des clichés, ici savamment détournés, du bon vieux Rn'B.

 

On concluera sur ces mots, un brin provocateurs : "Antipop Consortium, c'est un peu mieux que Kanye West non ?" ;-)

 




Dead Man's Bones, les Tim Burton du rock indé

Posté par Shangri La le 20.10.09 à 16:19 | tags : rock, usa, youtube

En 2005, l’acteur canadien Ryan Gosling rencontre à Toronto Zach Shields, le petit ami de la sœur de la fille avec laquelle il sort (vous suivez?). Ce qui n'aurait du être qu'une corvée mondaine débouche sur une belle entente, quand les deux réalisent au détour d'une conversation qu’ils partagent une passion pour le moins particulière : le train fantôme de Disneyland.

 

dead man's bonesL’ancien pensionnaire du Mickey Mouse Club devenu beaugosse d’Hollywood a même fait de la thérapie à ce sujet étant gamin, ses parents jugeant son obsession pour les fantômes quelque peu inquiétante. Sur un coup de tête, les deux nouveaux meilleurs potes décident de monter une pièce de théâtre, mettant en scène une histoire d’amour teintée de surnaturel, avec fantômes, monstres et autres réjouissances d'Halloween, tout un attirail que ne renierait pas Tim Burton. Faute de temps, d’argent, et on a envie d'ajouter par un heureux coup du destin, le projet ne voit pas le jour sous cette forme. Sa bande-son, en revanche, se révèle être plus qu'un passe-temps.

 

Soucieux de garder la fraîcheur et l’amateurisme de leur musique, quelques règles sont posées d’emblée : les deux jouent tous les instruments eux-mêmes (Ryan touche un violoncelle et un piano pour la première fois de sa vie, Zach s’initie à la batterie), ils se limitent à trois prises et ne corrigent pas leur voix. Après deux ans de bidouillages et de tatonnements, les deux amis mystiques passent aux choses sérieuses : ils s’enferment en studio pour produire un premier album au titre éponyme (sorti aux Etats-Unis le 6 octobre), et créent dans la foulée leur propre label, Werewolf Hearts Records. Soyons honnêtes : Dead Man's Bones a tout du projet qui pourrait retomber comme un soufflé : le toujours difficile passage de star d’Hollywood à celui de musicien (n'est-ce pas, Joaquin ?), le recours à des chœurs d’enfants, l’univers fantasmagorique comme fil directeur omniprésent, le mélange des genres musicaux... Les écueils sont nombreux, et pourtant, l’équation fonctionne parfaitement. Mieux que cela, il se dégage de ce coup d'essai une atmosphère magnétique.

 

 

Pour ce qui est des influences, on ne manquera pas de penser à Arcade Fire ou à Grizzly Bear ; la comparaison est flatteuse, et même si le niveau technique n’est pas le même, elle reste pertinente. Le son est un patchwork de sonorités, du doo-wop, de la pop à synthétiseurs, de la folk gothique, un mélange qui donne pourtant un son particulièrement cohérent d’un bout à l’autre de l’album. L’instrumentation est simple, lo-fi, et compte le plus souvent sur un ensemble guitare, piano et voix, accompagné des fameux chœurs d’enfants. Ryan Gosling et Zach Shields se sont entourés de la chorale d’enfants du Silverlake Conservatory de L.A. ; si cette mode pourrait devenir lassante (Passion Pit, Karen O des Yeah Yeah Yeahs en ont usé récemment), leur présence est ici loin d'être gratuite. En contre-poids de l’atmosphère triste qui se dégage des mélodies et de la voix assez grave de Ryan, les chœurs joyeux apportent une légèreté qui se marie parfaitement à cet univers lugubre. Et même si le procédé n’est pas nouveau, le décalage entre la candeur de leur timbre de voix et les paroles ouvertement macabres ("comme un agneau à l’abattoir") fait toujours son petit effet.

 

Avec son côté artisanal et sa simplicité, le premier album des Dead Man’s Bones n’en est pas moins réellement habité, et il offre de belles surprises, voire même un ou deux morceaux qui pourraient faire office de sérieux concurrents au titre de tube indé de l’année (en particulier la chanson "Pa Pa Power", ou le premier single, "My Body’s A Zombie For You"). Dans la lignée de leur idée de départ qui était de faire une comédie musicale, chacun des 12 titres de l’album devrait être accompagné d’un clip. Le premier, celui de "Dead Hearts", est un bijou d'animation qui met en scène une des "sculptures mobiles" d'Arthur Ganson.

 




Frédéric Mitterrand s'indigne contre le nouveau clip de Morsay

Posté par LovelyRita le 20.10.09 à 12:13 | tags : politique, hip hop, news, youtube

Après avoir pris la défense, cet été, du rappeur OrelSan, Frédéric Mitterrand part en guerre, cette fois contre Morsay, du groupe Truand 2 La Galère. C'est le clip de son titre "J'ai 40 Meufs" qui a valu au ministre de la Culture une prise de position sur cette vidéo qu'il juge "intolérable". Une polémique, une de plus, dans le milieu, à ce sujet rappel des faits marquants avec les polémiques du hip hop français.

 

morsay, polémique avec Frédéric MitterrandLa formation rap Truand 2 La Galère est déjà friande des clashs et autres polémiques, elle n'est d'ailleurs connue que pour le buzz de ses propos mysogynes et violents, beaucoup moins pour ses disques. Truand 2 La Galère avait déjà insulté les internautes via une vidéo postée sur Youtube.
Depuis la semaine dernière, c'est la vidéo de "J'ai 40 Meufs" qui mobilise la classe politique. Vendredi dernier, c'est le Syndicat National des Policiers Municipaux qui s'est insurgé contre cette vidéo qui met en scène Morsay et sa bande, armés, mimant des coups de feu et tenant, entre autre, les propos suivants : "J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale". Le SNPM a tout simplement réclamé le retrait immédiat de cette vidéo des plateformes vidéo ainsi qu'une poursuite judiciaire. Dimanche, ce fut au tour de Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, de prendre position dans cette affaire en déclarant qu'il s'agissant d "une suite de propos répétés violents, misogynes et homophobes".

 

Hier c'est le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui a annoncé que la "liberté d'expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence". Il appelle à présent "au sens des responsabilités des dirigeants de radios, de chaînes de télévision et de sites internet (...) et aux internautes, pour qu'ils ne cautionnent, ni n'encouragent de tels excès". Mitterrand réagit, donc après le SNPM et l'UMP, et au grand étonnement de certains qui l'avait vu défendre, au début de l'été, le rappeur OrelSan, accusé par la classe politique toute entière de propos mysogynes. Pour rappel, OrelSan avait été mis sur le bûcher pour les paroles de son titre "Sale Pute", Mitterrand avait à l'époque déclaré : "Orelsan exprime le dépit amoureux, avec des termes qui ne sont pas les miens, moi je ne parle pas exactement la même langue, mais il a tout à fait le droit de l'exprimer". S'il avait passé l'éponge sur le rappeur originaire de Caen à l'époque, Mitterrand ne lâchera sûrement pas celui du 95 pour le cumul de propos contre les forces de l'ordre, mysogynes et incitant à la haine.

 

 




Ida Maria dans la mauvaise idée du jour : le featuring d'Iggy Pop

Posté par 2goldfish le 17.10.09 à 15:02 | tags : youtube, videos musicales, rock

Ca fait plus d'un an qu'Ida Maria devrait être une star. Ses chansons "Stella, "I Like You So Much Better When You're Naked" et "Oh My God" sont suffisamment bonnes, elle a une personnalité débordante, tout un album (Fortress Round My Heart) vraiment pas mal... Elle a eu la "chance" outre atlantique d'être repérée par l'horrible Perez Hilton, le blogueur people qui se prend pour un découvreur de talent parce qu'il lit Popjustice. Malheureusement, Ida Maria s'est laissée embringuer dans la tournée "Perez Hilton Presents..." à travers les USA aux côtés de Ladyhawke et Sliimy, entre autres. Le résultat : des concerts dans des salles de 3000 places qui n'accueillent que 250 spectateurs, un désastre qui a fini par faire craquer Ida Maria. Il y a quelques semaines, elle s'arrête en plein concert et laisse tomber la tournée.

 

Aujourd'hui, Ida Maria revient avec un nouveau titre, une version d"Oh My God" réenregistrée avec Iggy Pop. On a bien sûr toujours beaucoup de sympathie mais après Préliminaires, le moins que l'on puisse dire c'est que l'iguane n'est pas en forme. Il gache la chanson, et l'animation gentillette du clip en totale décalage n'aide pas vraiment. La comparaison des deux vidéos fait peine à voir et à entendre. Ce n'est encore pas comme ça qu'Ida deviendra une star.

 

 




Literal Video, le mème du jour

Posté par 2goldfish le 16.10.09 à 17:19 | tags : youtube, videos musicales, rigolo

Les "Literal Versions" des clips les plus connus, c'est un mème qui a déjà engendré des tas et des tas de vidéos qui pullullent sur youtube.

 

Le principe, c'est de changer les paroles de chansons connues, généralement des tubes des années 1980, et de les faire coller mot pour image à leur clip. C'est un peu faire à l'envers ce que beaucoup de clips font à l'endroit : illustrer chaque parole par un plan de la vidéo (un très bon exempel au hasard : "Konichiwa Bitches" de Robyn).

 

Le tout premier des clips à avoir subi ce traitement est celui de "Take On Me", parait-il l'un des meilleurs clips de l'histoire du monde et de MTV à ses débuts et très certainement l'un des mieux adaptés par un type qui n'hésite pas à rajouter des paroles sur le solo de synthé pour le bien de la narration. Il est exceptionellement bien réalisé et ce n'est pas un hasard : plutôt que de trouver son origine dans les tréfonds de 4chan comme tant d'autres, ce mème a été lancé par un homme seul et identifié : Dustin McLean, réalisateur du journal TV animé "Supernews" pour Current TV. Ce type s'y connait forcément un peu pour doubler une vidéo.

 

"Take On Me", c'est donc un des meilleurs, mais il y en a aussi toute une floppée de très bons sur les forums de Flu grâce à Jyve.

 

 




''In Transit'' : les Strokes se filment backstage

Posté par Shangri La le 16.10.09 à 15:31 | tags : youtube, rock, rigolo, people

Quatre ans que les fans des Strokes attendent un successeur au 3ème album du quintet new-yorkais, First impressions of Earth. Chaque membre du groupe s’étant embarqué dans des projets solos, il semblerait tout de même, d'après les récentes interviews du leader Julian Casablancas, que leur quatrième opus puisse voir le jour dans un délai de temps raisonnable, probablement au cours de l’année prochaine. Considéré par beaucoup comme le groupe de rock le plus influent des années 2000, responsable de vocations chez nombreux de leurs jeunes auditeurs, il y a pourtant eu une époque pas si lointaine que ça où le nom de leur premier album était copieusement écorché sur la BBC écossaise...

C'est, entre autres, ce que l'on peut voir dans un documentaire intitulé In Transit, présent sur la toile depuis un bon moment, mais qui est passé relativement inaperçu. "Home-movie" (c'est généralement l’un des musiciens du groupe qui filme) réalisé à l'occasion de leur toute première tournée européenne, il était destiné aux membres du premier fan-club stroksien. On est à l'été 2001, les New Yorkais ont sorti leur premier EP qui a fait l'effet d'une bombe dans le milieu de la musique, où tout le monde s’est joyeusement écharpé pour les faire signer avant les autres. En plein buzz donc, mais encore loin du niveau de notoriété qu’on leur connaît, les 5 garçons sont lancés dans une tournée européenne, en (bonne) compagnie des Moldy Peaches.

Qu’on se le dise clairement : ce docu est réservé aux fans. Très peu d’extraits de live ou de répèts, encore moins de beaux plans ou d’interviews fleuve. Vous y verrez plutôt une bande d’ados qui ricanent dès que la caméra se fixe sur eux, draguent des filles à la sortie des concerts en leur montrant leurs affiches, fument des joints et charrient leurs mères respectives. Si ce n’était pour les déplacements en jet privé estampillé The Strokes, on en oublierait presque à qui on a à faire. Et c’est là une grande partie du charme de ce docu, finalement : brut de décoffrage, souvent drôle, c’est un témoignage comme on en voit rarement sur des groupes de cette envergure.

 

 


 

 






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