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BEST OF ! Les meilleures vidéos musicales de YouTube, façon Playlist.
![]() Premier réservoir mondial de vidéos, YouTube est une collection de tout, en tout genre. Idéal pour trouver n'importe quoi, surtout si vous ne le cherchez pas. Accros aux vidéos, jetez donc aussi un oeil du côté de Daily Motion, de la section vidéo du blog Aeiou ou de la collection You Tube du blog Cinéma.Vous pouvez aussi proposer vos trouvailles Youtube sur le forum musique de Flu ! Le clip d'Another Day de Jamie Lidell ou comment j'ai parlé à un écureuilOn parlait il y a quelques jours de musique environnementale, et pourquoi pas de musique climatique (qui serait un sous-domaine de l'environnementale) ? Quel est le lien entre le climat d'un lieu et la musique que ses résidents pourront produire ? Quel est le lien entre le titre "Another Day" de Jamie Lidell et l'arrivée du soleil sur une bonne partie de la France ce week-end ? Aucun, sauf si vous avez l'esprit fantaisiste comme moi et que vous êtes persuadé que l'écoute prolongée de "Another Day" dans la semaine du 28/04 a fait venir le soleil, vous a permis de parler à un écureuil au bois de Vincennes et vous a permis de voir un mec qui faisait du roller de fond (un seul de ces faits est le fruit de mon imagination, bien que je ne désespère pas que ça se réalise un autre jour)
Après avoir vu le clip de Lidell, ne pensez-vous pas qu'il faudrait lire la chronique de Jim ? Heureux comme un Pete Doherty en libertéOn pensait ne pas le revoir de sitôt, la tournée de festivals des Babyshambles menacée, etc. Mais Pete Doherty a, comme souvent (rappelez-vous la juge amoureuse de lui) un bol de cocu dès qu'il s'agit d'échapper à la justice de son pays. Après seulement 29 jours de prison, émaillés d'un incident (le chanteur a été photographié à nouveau en train de se shooter dans sa prison de Wormwood Scrubs, alors qu'il partageait sa cellule avec un petit dealer et était théoriquement traité à la méthadone), Doherty devrait être libéré mardi. Sa peine de 14 semaines a été réduite de moitié et de 18 jours dans le cadre d'un plan de désengorgement des prisons et une autre remise de 2 jours accordée pour prendre en compte ses 2 jours de détention préventive au commissariat. Heureux comme un Doherty en liberté, l'ex-chanteur des Libertines ne devrait néanmoins pas se retrouver, comme ici, lors du festival de l'Ile de Wight, à jouer de la guitare acoustique dans un champ. Non, non, chat échaudé ne craint pas l'eau froide. Doherty a fait savoir, par un ami, qu'il donnerait un concert mystère dès sa sortie de tôle et enchaînerait par un programme d'abrutissement (entendez, retour à la vie normale) de 3 jours pleins : boire, se droguer et puis récupérer. Après ça, et s'il ne se fait pas pincer à nouveau, le chanteur pensera à reprendre les hostilités avec son groupe avec, en ligne de mire, et s'il tient jusque -à, une tête d'affiche à Glastonbury et de nombreuses apparitions annoncées en France. Et dire que l'affreuse Kate Moss ne s'est même pas inquiétée de son sort pendant tout ce temps. A cette date, possible que son ancien compère, Carl Barat, lui revole la vedette avec ses Dirty Pretty Things, dont le deuxième album est annoncé pour fin juin, avec en éclaireur un single baptisé "Tired of England", réponse du berger à la bergère, après le "Fuck Forever" des Shambles. On s'amuse comme on peut... mais le Scrubs veille du haut de son splendide portail, bâti en 1878, sur d'anciens pâturages servant à l'époque de terrain privilégié pour les duels entre amants. Romantisme quand tu nous tiens.... ![]() The Only Ones : retour majeur et Black OperationsOn avait parlé avec enthousiasme, il y a quelques mois maintenant, du retour gagnant des Only Ones, groupe mythique de la fin des années 70 et symbole effrayant de tous les excès du rock. On avait dit alors que le groupe sonnait bien et que son chanteur Peter Perrett avait gardé sa voix miraculeusement intacte après des années passées en dehors du circuit et malgré de sévères ennuis respiratoires causés par des décennies d'addiction. Depuis l'étape londonienne qui fera très bientôt l'objet d'un DVD exceptionnel (en vente prochainement), les Only Ones ont élargi le cercle de leurs opérations et entrepris une tournée internationale qui, malheureusement, ne semble pas pressée de les mener en France. Festival au Japon, étape en Suède, le groupe de Perrett, Perry, Mair et Kellie a aujourd'hui au moins aussi belle allure que les papys Rolling Stones. Preuve en est, cette version affûtée enregistrée lors de leur premier grand show télé en direct, d'une nouvelle composition : ""Black Operations. La rumeur d'un nouvel album commence à circuler à l'écoute de cette belle séquence paranoïaque à base de NSA, de FBI et d'hommes en noir. Il y a du William Burroughs et du Frank Black dans ce texte-là. Perrett est reparti comme en 1978, la séduction de la jeunesse en moins. Les papys de la section rythmique assurent. L'immense John Perry veille au grain et nous offre un passage de guitares qui rappelle que les solos n'ont pas que de mauvais côtés. Perrett est comme toujours incroyable. Ceux qui pensent que le gros Pete Doherty est l'incarnation de l'esprit rock, jetteront un oeil sur cette vidéo. Rappelons qu'il y a quelques années, les Babyshambles avaient accueilli sur scène Perrett pour un hommage appuyé lors d'une reprise d'Another Girl, Another Planet. A l'époque, c'était Perrett qui était au purgatoire et Doherty au pinacle. Le gros joufflu a encore du chemin à faire avant de rejoindre le clan des morts-vivants qui savent chanter. Le rock est là et pas ailleurs. A déguster sans modération. Musique environnementaleJusqu'à quel point la géographie d'un endroit détermine-t-elle la musique qu'on y crée ? Difficile à dire : on enregistre des albums qualifiés de "californien" un peu partout dans le monde : souvent la Californie est dans l'oreille de l'auditeur plutôt que dans l'enregistrement. Pourtant le jour où j'ai lu que Modest Mouse produisait la musique d'une région forestière et pluvieuse, j'ai eu l'impression de comprendre quelque chose. Pourquoi je n'écoutais leurs disques (les premiers en tout cas) que quand il pleuvait. Et puis ce n'est sans doute pas très originale, mais quand j'écoute London Calling je pense à Londres et Sigur Ros m'évoque l'Islande (alors que Björk, non, pas vraiment). Une des choses qui m'intéresse à propos de la Finlande, c'est la façon dont historiquement elle s'est construite par opposition à la Suède. Sans l'avoir demandé, au XIXème siècle la Finlande s'est retrouvée séparée du royaume suédois et forcée de découvrir sa propre identité. Un peu comme deux frères élevés ensemble forgent généralement leur caractère en opposition, on peut résumer aujourd'hui la musique populaire des deux pays grâce à l'Eurovision : la Suède a eu ABBA, la Finlande Lordi. Les premiers sont célèbres pour leur pop ensoleillée, les seconds pour leur métal outrageux. Les deux ont pourtant un climat et une géographie assez proche et on aurait bien du mal à trouver dans ces musiques un quelconque rapport à la nature du pays qui les produit. Les deux sont des produits 100% culturels et historiques. Depuis quelques années cependant il y a en Finlande un mouvement freak-folk qui n'a rien de métalleux, qui retourne un peu aux sources de la musique traditionelle locale mais qui produit des chansons abstraites, souvent bourrées de drones. On est très tenté de rapprocher ça des paysages naturels finlandais : les grands lacs et les forêts immobiles, le désert lapon... C'est le rapprochement qui est fait dans ce clip de Lau Nau (prononcez "laou naou"), jeune folkeuse dont le second disque sort chez Fonal Records très prochainement. Dear Prudence, les Beatles et la salle de bains psychédélique de 1968Etrange histoire que celle de cette chanson composée par John Lennon en 1968 et qui, à sa manière, exprime assez bien les contradictions de l'époque soixante-huitarde. A l'époque de sa composition, les Beatles sont en Inde, pour un séjour d'aération et de développement spirituel chez leur pote gourou le Maharishi. Tout se passe à peu près correctement (même si des récits contraires circulent - certains s'emmerdent, le gourou serait un dangereux maniaque sexuel...). On médite. On joue de la guitare et on consomme pas mal de drogues dans un esprit ultra-harmonieux, Peace & Love, Cool jusqu'au bout du gland et de la night. Les éléphants sont roses et les pétales tombent comme de la neige en avril. Parmi les occidentaux en goguette, Mia Farrow est là en compagnie de sa jeune soeur, Prudence Farrow. Celle-ci se prend tellement au jeu qu'elle passe son temps à méditer, seule, enfermée pendant des heures et des jours sans boire ni manger dans une salle de bains ou une tente (selon les versions). Tout le monde s'inquiète. Lennon, pressé de voir la jeune femme rejoindre le groupe (signe que même chez les babs, le contrôle social était fort et qu'il fallait s'amuser avec le groupe ou mourir), se serait fiché devant la porte de la jeune femme et aurait gratouillé "Dear Prudence" pour la faire sortir. Lui-même sous influence, il aurait enrobé son message prosaïque (bon, alors, tu sors de la salle de bains putain, je dois me refaire le catogan !) d'un délire cosmogonique qui fait tout le sel de cette sublime chanson.
L'histoire ne dit pas si Prudence Farrow est revenue à l'appel du binoclard de génie, ou si elle a préféré poursuivre sa communion spirituelle en solitaire. Toujours est-il que les Beatles tenaient un nouveau titre, à la fois onirique, tendrement surréaliste qui serait gravé pour l'éternité en août de la même année lors des sessions d'enregistrement de leur nouvel album (le White Album évidemment). Perçu comme un titre joyeux, Dear Prudence exprime néanmoins (et presque déjà) un certain désenchantement, une sorte de tristesse, comme si le refuge dans la méditation et l'extase mystique appelait irremédiablement une redescente sur terre douloureuse. On pense dans l'état d'apesanteur cosmique de Dear Prudence aux excès qui suivront, à la folie de Syd Barrett, au décrochage de Brian Wilson. Tout cela n'est pas anodin. Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, la chanson sera privée de Ringo Starr pendant l'enregistrement du Double Blanc. Comme sur "Back in USSR", c'est Paul McCartney qui est derrière les fûts. Ringo Starr était tout colère et avait temporairement rendu ses baguettes. La chanson connut une seconde jeunesse avec la reprise de Siouxsie And The Banshees (gros succès en 1983 - notez le petit gars à la guitare aux cheveux ébouriffés sur le clip Top of the Tops qui n'est autre que Robert Smith), avant d'être reprise et ratareprise par une centaine de groupes depuis Alanis Morrissette jusqu'à The Jesus And Mary Chain. Un beau foin en tout cas pour une simple histoire de salle de bains psychédélique.
Dear Prudence open up your eyes
Le mantra "round round round" faisait quant à lui partie du rituel d'élévation, susceptible de mener à l'état transcendantal. 1968, c'était aussi ça pour les people : une belle imposture, de la bonne dope, des éléphants et du bonheur à la pelle.
1968, c'était hier pour moi aussi...Je contemplais l'idée d'honorer l'esprit de 68 en renonçant à tous mes idéaux pour m'installer dans un pavillon avec femme et enfants quand j'ai commencé à réfléchir. On reproche souvent aux baby-boomers d'idéaliser leur jeunesse et d'avoir imposé l'idée dans notre culture des années 60-70 comme pinacle de la musique pop et rock, comme une époque où on aurait tout inventé et qu'on ne ferait que copier aujourd'hui. Le pire c'est qu'ils ont été si convaincaints qu'aujourd'hui on se retrouve avec des groupes comme The Kooks qui jouent une musique résignée à ce soi disant état de fait. Peut-on évaluer l'évolution de la musique populaire depuis quarante ans ? Voilà un petit exercice : depuis 1968 il s'est passé autant de temps qu'il s'est passé autant de temps qu'entre ça...
(Bertold Brecht qui chante "Die Moritat von Mackie Messer" ou "Mack The Knife" ou "La Complainte de Mackie le Surineur", chanson de son Opéra de Quat'Sous dont la première a été donnée à Berlin en 1928) et ça.. (Sly & The Family Stone qui jouent "Dance To The Music" et "Higher" a un concours de talents en Ohio) On en est où aujourd'hui ? Dossier Mai 68 sur Flu Le Tibet n'a pas la primeure des moines révoltésIls furent l'un des plus influents groupes underground des années 60 en Allemagne, et pourtant ils étaient américains ! Si les Beatles furent un electrochoc pour les Allemands, The Monks eux, sont devenus une légende du rock sans qui le Krautrock n'aurait certainement pas existé. Créé par cinq GI's stationnés sur une base allemande, The Monks s'opposait à la guerre du Vietnam (comme à la guerre tout court d'ailleurs) avec un humour qui frisait l'hystérie. On peut en écouter le témoignage sonore sur l'album Black Monks Time (le seul à ce jour). Brièvement reformé en 2006, le groupe s'est aussi vu anobli par l'intelligentsia indé l'année dernière sur une double compilation hommage mélangeant aussi bien des artistes rock que des producteurs electros (voir notre chronique). Un petit coup d'œil sur youtube à leur vidéo endiablées, ainsi qu'un passage sur leur site est certainement bénéfique aujourd'hui, surtout à l'heure du grand n'importe quoi crossover et du "retour du rock qui est mort". Enjoy !
D'autres vidéos sont disponibles ici. Brian Jonestown Massacre, les 12 clips de My Bloody UndergroundBrian Jonestown Massacre fait son retour avec un album, My Bloody Underground, sorti en mars. A cette occasion, Anton Newcombe a réalisé une série de vidéos home-made pour 12 des titres de l'album. Pour regarder les vidéos, cliquez sur les vignettes ci-dessous.
Sébastien Tellier : Divin MarquisPosté par Maxence le 11.04.08 à 17:48 | tags : vidéos musicales, youtube, eurovision, pop, électro, rigolo
C'est donc officiel, Sébastien Tellier sera notre représentant à l'Eurovision. La chanson choisie, "Divine", est un hommage à tout ce que le rock a produit de kitsch et de touchant depuis 40 ans, des Beach Boys aux Rubettes, en passant par la B.O. de Phantom of the Paradise de Brian De Palma par les Juicy Fruits. Comme nous l'avions prévu, le relatif succès de Sebastien Tellier et de son album Sexuality fait polémique jusque sur les pages de Playlist. Second degré, pas second degré, les fans et les antis sont irrémédiablement partagés. Pourtant il serait temps de dépasser ces clivages manichéens. Nous sommes en pleine ère post-moderne et une chose est sûre, ce qui était du second degré hier, se pare des atouts de la sincérité les années passant (les Beach Boys en sont un bon exemple, les anciens n'ont qu'à relire leurs vieux numéros de Rock'n'Folk pour s'en convaincre puisque c'était le groupe honni de tous les rockeurs). Cela s'appelle la nostalgie, mes amis.
Alors, "nostalgie de Biarritz en été, des filles qui changent de couleur de peau", qu'on aime (c'est "aaaah") ou pas (c'est "beuuuh") qu'à cela ne tienne, Tellier nous est sympathique. Sympathique pour plusieurs raisons :
- Tellier raconte des blagues pas drôles
Et pour tout ça, Playlist soutient Sébastien Tellier ! En attendant sa prestation, on se déguste le clip de "Divine", conçu spécialement par le réalisateur américain Ace Norton, pour l'évènement :
Modest Mouse, une mouche piégée dans mon bocalL'an dernier j'ai parfaitement détesté "We Were Dead Before The Ship Even Sank", le dernier album de Modest Mouse après lui avoir pourtant donné bien plus d'une fois sa chance. Quelques mois plus tard, toujours aussi incrédule quand à la capacité d'un de mes groupes favoris de se planter aussi totalement, j'y suis retourné une nouvelle fois et finalement We Were Dead... n'est probablement pas si calamiteux que ça. Pas à la hauteur des sommets passés mais loin de la catastrophe de mes souvenirs. Pourquoi donc ai-je autant détesté le disque à l'époque ?
Bien sûr c'est peut-être juste parce qu'Ida Maria est jolieAu début des années 1960 le rock était mort parce qu'il avait plus ou moins été réduit au silence par une autorité morale qui pour la dernière fois de son histoire a pu vraiment faire quelque chose. Au milieu des années 1970 le rock était mort à cause de Pink Floyd et de Yes qui avaient trop de fric, de dope et pas assez d'énergie. Au début des années 1980 le rock était mort à cause du synthé. Dans la seconde moitié des années 1990 il était sans doute plus mort que jamais à cause de l'électro, du trip hop et de Oasis. Aujourd'hui peronne n'oserait faire une déclaration aussi dramatique que "le rock est mort" parce que, historiquement, ces mots sont généralement prononcés par ceux qui veulent le ressuciter et qu'on risque là de commettre le plus grand péché critique actuel : le rockisme, l'idée que le rock d'Elvis, des Rolling Stones, du Clash, de Nirvana ou même des Libertines, selon l'âge du "rockiste", représente une forme idéale et pure de la musique dont l'authenticité et la pureté sont les seules valeurs étalons à l'aune desquelles on doit juger des autres. Aujourd'hui on doit écouter M.I.A., Burial et Britney Spears et se féliciter de notre éclectisme. Je tombe moi-même totalement dans ce cliché anti-rockiste (le rockiste dira "bobo" en s'appropriant la terminologie marketing qu'il est censé détester) et ses péchés, bien qu'ils ne m'apparaissent pas évidents aujourd'hui, seront certainement jugés durement par l'Histoire.
Ida Maria plaiera certainement aux rockistes, ceux en tout cas qui aimaient PJ Harvey, Patti Smith voire Courtney Love quand elles étaient de superbes rockeuses castratrices. Aussi fatigué qu'on puisse être par les clichés du rock, il suffit pourtant parfois aux autres d'une fille avec une voix comme la sienne pour leur redonner une vie et une raison de la vivre. Après tout, le pire pour un "anti-rockiste" serait de laisser apparaitre qu'il accorde encore suffisamment d'importance au mythe rockiste pour ignorer une artiste comme celle-là.
Cétait "Oh My God" qui a le meilleur clip, mais comme souvent j'ai du faire face à un choix cornélien puisque c'est "Stella" la meilleure chanson. Faites-moi plaisir et allez l'écouter elle aussi. Scratch Massive s'exhibe sur DVD (trailer) C'est dur la vie de DJ (mais il y a aussi des bons moments). Si vous n'y croyez pas, regardez Underground Needs Your Money Baby, le "DVD album/concept/tranche de vie/états d'âmes" du duo français Scratch Massive. Un projet qui fait suite à la performance exceptionnelle donnée avec Plaid à la Géode, au printemps 2007.
De fait, avec ce DVD concept, Maud Geffray et Sebastien Chenut prouvent une fois encore (la dernière était leur excellente BO pour Broken English, un film de Zoe Cassavettes, sorte d'A bout de souffle britannique que l'on attend toujours sur nos écrans) que nous avions raison de miser sur eux en tant que relève de l'electro francophone au côté de Jennifer Cardini, Ivan Smagghe, Chloé et consort. Scratch Massive vient d'ailleurs du même moule, le Pulp (que nous retrouvons ici dans une petite séquence émotion), ce que le duo ne manque pas d'évoquer dans ce DVD composé de trois parties comprenant un live, un documentaire et des clips. Le spectateur partage ainsi un peu de la trépidante existence de DJ/producteur, entre Paris, Milan, Madrid, New York et plus.
Agréable, généreux et sans prétention, Underground Needs Your Money Baby est un parfait exemple d'hybride audio et vidéo. Il illustre à merveille l'univers mental du duo, voyage, absinthe, course dans les coursives d'aéroport... Ici, les deux médias s'imbriquent au point que l'auditeur/spectateur ne sait plus s'il doit fermer les yeux et se trémousser, ou s'assoir et apprécier le flash rémanent du spectacle des photons qui dansent.
Pour l'exemple, voici 4 vidéos trailer disponible sur youtube, check it !
Scratch Massive - Underground Needs Your Money Baby DVD (Modular/Nocturne) Antony (sans les Johnsons) s'improvise diva disco
Hercules & Love Affair (DFA/EMI)
Oui, le titre "Hercules' Theme" est joussif et il est en prog sur Radio Flu ! Wanderlust, le nouveau clip de BjörkC'est le "collectif" Encyclopedia Pictura, composé de Isaïe Saxon et de Sean Hellfritsch, qui a dirigé la réalisation du dernier clip de Björk "Wanderlust". Ils avaient déjà réalisé le clip que Grizzly Bear avait fait pour leur titre "Knife" et pour le titre de Björk, le duo s'est lancé dans une réalisation 3D qui fait évoluer la chanteuse dans une Islande de rivières et de yacks. Le clip a originellement été conçu dans une version 3D à visionner avec des lunettes, la version 2D et sans lunettes circule sur le net depuis quelques jours.
Et pour le voir en meilleure qualité, c'est sur le site d'Encyclopedia Pictura. Voir les clips de Björk HURLER, CA FAIT DU BIEN !Comme je suis en ce moment jusqu'aux genoux dans la culture finlandaise, je découvre tous les jours des groupes de métal qui m'arrachent les oreilles et d'autres musiciens moins prévisibles, évidemment sur le front de la musique contemporaine et du jazz (où de toute façon si tu es prévisible, t'es mort), Jimi Tenor et Hanoi Rocks que je kiffe plus ou moins en secret et puis Mieskuoro Huutajat, qui sont en concert à la maison des arts de Créteil. Leur truc c'est de hurler plutôt que de chanter. Ils hurlent des chants traditionnels, des hymnes, des textes de loi. Tout ce qui leur donne envie de hurler vraiment. Moi souvent sans raison j'ai envie de hurler, mais je ne peux pas alors je m'enferme dans un placard et j'écris des trucs au couteau sur mon avant-bras. Je crois que leur approche est plus saine.
Why the song of the sad assassin ?Il semble qu'il y ait eu un petit problème avec la chronique d'Alopecia, le dernier album de Why? par notre ami Myosotis. Quoi qu'il en soit, l'essentiel a été dit : cet album est plus bon que la plus bonne de tes copines. Il est triste aussi, comme on peut le deviner avec des titres comme "Song Of The Sad Assassin". Pourquoi cette chanson a-t-elle fini comme "single" ? Sans être la moins bonne, ce n'est pas vraiment la chanson qui saute aux oreilles à la première écoute d'Alopecia. Ou bien peut-être quelqu'un a-t-il vu le potentiel pour cet excellent clip ? R.E.M. des premiers murmures à l'accélération du tempsCeux qui n’ont pas embrassé avec la langue, et de leur vivant, une fille, un mec ou même animal (majeur, s’entend) à la sortie d’une boîte de nuit en écoutant "Losing My Religion" ne comprendront jamais ce que R.E.M. a apporté au rock et à ceux qui l’écoutent. C’était il y a 15 ou 16 ans maintenant mais chacun s’en souvient comme si c’était hier : l’explosion médiatique et commerciale d’un groupe né, comme l’exigent les légendes, dans un magasin de disques d’Athens (Georgie) au début de l’année 1980. Peter Buck était derrière le comptoir et Michael Stipe, sorte de grand échalas (chevelu) et "supposément gay", venait lui acheter les disques qu’il avait tenté de planquer pour sa consommation personnelle. Treize albums ont passé depuis dont Out Of Time et Automatic For The People, leurs deux plus grands succès mais pas nécessairement les meilleurs (Murmur tient la corde, devant le cafardeux Fables Of The Reconstruction, moins connu et produit par le vétéran Joe Boyd). R.E.M. s’est remis de tout et de pas grand-chose. Il aura fallu dix ans et quelques albums moyens (dont le dernier Around The Sun, incroyablement décevant) au groupe pour oublier la perte de leur batteur Bill Berry, pour raisons médicales. Il aura fallu dix ans ou presque pour accepter l’idée d’être R.E.M. et de devoir faire ce qui était prévu par les plans des Dieux du Rock. (Myosotis) Et si Accelerate, sorti en mars 2008 était n'était rien d'autre qu'un album de R.E.M. et qu'il nous renvoyait l'image d'un groupe vieillissant du mieux qu'il peut. Analyse de l'album, grâce au track by track d'Accelerate, (long) portrait de R.E.M. et écoute des albums (Murmur, Out Of Time, Automatic For The People, New Adventures In Hi-Fi, Up et Reveal) sur la radio pop-rock. Côté actu, R.E.M. a balancé sur Youtube une conférence de presse sur les penchants sexuels de ses membres : Zombie Zombie fait danser "la chose" de John CarpenterC'est tout simplement énorme ! Avec ce vidéo clip de "Driving This Road Until Death Sets You Free", l'entêtant et hypnotique premier morceau (également paru en maxi) de leur album A Land for Renegade, Etienne Jaumet et Cosmic Neumann de Zombie Zombie, se sont littéralement offert un rêve d'enfant : adapter entièrement The Thing, le film culte de John Carpenter, uniquement avec des jouets. Attention ! On est loin des "délires legos" facilement trouvable sur le net, ici. Cette mini-adaptation est un véritable court métrage (6 minutes et 23 secondes exactement) reprenant toute l'histoire originale du début à la fin. Réalisé par Simon Gesrel et Xavier Ehretsmann, "Driving This Road Until Death Sets You Free" résume avec une incroyable minutie l'atmosphère et l'histoire du film. Tout y est. Ambiance claustrophobe, paysage sous la neige, enquête, hécatombe des personnages, terreur mutante, abomination biologique, etc. Mieux, la bande-son ultra-nihiliste d'origine, trouve un écho frappant dans la musique du duo, dont les membres sont tous deux des fans avoués du cinéaste et compositeur américain.
Pour ceux qui connaissent ce film de 1982 et qui comme moi le compte parmi les œuvres incontournables du film d'horreur et de la science-fiction (au même titre que le premier Alien ou Videodrome par exemple) retrouvent sidérés tout ce qui faisait de cette réalisation un monument du cinéma. Pour les autres, les plus jeunes, espérons que ce petit bijou d'animation leur donnera envie de se tourner vers l'original, qui dépasse largement tous les Saw ou Hostel actuel, avec des moyens qui feraient rire aujourd'hui, n'importe quel réalisateur tout juste sorti d'une école de cinéma. Le même budget, en fait, investit par Zombie Zombie pour cette vidéo… (je plaisante. Quoique...). Sur ce, bonne projection !
Retrouver notre interview de Zombie Zombie Retrouver la chronique de A Land For Renegade Les oubliés du... blues : Tony Mc Phee et les Groundhogs Ce n'est pas parce que Mark E. Smith et The Fall reprennent sur leur nouvel (et excellent) album, un titre des Groundhogs ("Strange Town"), qu'il ne faut pas en parler. Ceux qui aiment et n'aiment pas le blues (Steve Vai joue-t-il du rock ou du blues d'ailleurs) sauront de qui on veut parler rien qu'à les écouter : les Groundhogs sont peut-être l'un des secrets les mieux gardés de la planète blues, l'un de ces groupes légendaires toujours à la limite du supportable et de l'enchanteur qui hantent le circuit depuis maintenant près de 40 ans. Beach Boys du blues pour les uns ou stade ultime du catastrocapitalisme musical selon les autres, les Groundhogs sont un mystère pour le bon goût et la poésie. Si leur chanteur et guitariste en chef, Tony Mc Phee, et son ancienne section rythmique (Ken Pustelnik et Peter Cruishkank) se disputent aujourd'hui le droit de porter le nom du groupe originel, c'est parce que, sur scène, la simple évocation du groupe qui joua avec John Lee Hooker ou Champion Jack Dupree, mais aussi qui ouvrit pour les Rolling Stones (en 1971), suffit à faire entrer la money. Il se raconte même que, depuis leur création en 1963, Tony Mc Phee n'a pas pris un jour de congés, s'assurant concert après concert qu'une majorité d'êtres humains l'ont vu sur scène un jour. Si l'homme a pris un coup de vieux depuis qu'il a récupéré la serpillière qui servait de chevelure à Jay Mascis depuis la séparation des Dinosaur Jr, Mc Phee n'a pas tellement changé depuis leur premier album Scratching the Surface en 1968. Les Groundhogs n'ont cessé d'explorer les possibilités de la guitare électrique et les limites humaines au solo de guitares (de qualité). Bizarremment, c'est leur troisième essai, le bien nommé Blues Oblituary, qui reste aujourd'hui leur disque le plus fréquentable. Sur Light Was The Day, le dernier morceau de 7 minutes et quelques, Mc Phee n'est pas loin d'égaler la virtuosité psychédélique de Jimmy Hendrix. Son slide est monumental, se déployant dans l'espace comme une longue vague (très très longue) d'accords qui vous tombe sur la tronche, fait passer votre surf pour une péniche ailée et prend vite des allures hypnotiques. Heureusement Mc Phee sait aussi chanter et réussit entre Neil Young et... Marillion, à créer de splendides moments de grâce. C'est grâce à ce genre d'enregistrements et à d'autres délires moustachus que les Groundhogs sont devenus au fil des années l'un des groupes pré-progressifs et blues rock les plus célèbres des Iles Britanniques. Ceux qui ne sont pas prêts à franchir le pas du tout expérimental pourront aller faire un (petit) tour du côté de Thank Christ for the Bomb, album concept dont est tiré le "StrangeTown" de The Fall, et qui reste, peut-être leur album le plus accessible. Les chansons sont plus courtes qu'à l'accoutumée et mettent en valeur le jeu de guitares d'un Mc Phee étrangement sobre et peu volubile. Un Richard Cheese et ça repart : le roi de la cover loungeCeux qui pensaient que le Mike Flowers Pop et Nouvelle Vague étaient hypercools, ne connaissent sûrement pas les versions étincelantes des meilleurs titres des....meilleures musiques passées à la moulinette du fabuleux Richard Cheese and Lounge Against the Machine. Ces artistes de Los Angeles emmenés par le chanteur, comédien et showman Richard Cheese, alias Mark Jonathan Davis, sont assez réputés aux Etats-Unis où ils se sont taillé un franc succès depuis leur "invention" en 2000. Cheese est le seul membre permanent d'un groupe dont les membres sous pseudonyme doivent endosser le rôle du type qu'ils remplacent. Ainsi le piano est-il toujours tenu par Bobby Ricotta et les percussions par Frank Feta, la basse par Gordon Brie. Vous l'aurez compris, on a chez Cheese, la rigolade fromagère facile. (je vous passe le jeu de mots libidineux sur Richard "Dick" Cheese, référence argotique à la moisissure blanche qui se dépose entre le gland et la peau...lorsqu'on se nettoie mal le pénis...!). Côté fringues, Cheese est l'un des rares rockeurs (avec feu David Morena ?) à ne pas craindre le tee-shirt et le pantalon panthère, les mitaines en dentelle, la chemise à jabot et ce genre d'accessoires. Son single le plus célèbre reste l'amusant et sexuel "I'd Like A Virgin", détournement salace du hit de Madonna. Leur best-of, sorti en 2006, The Sunny Side of The Moon, donne une excellente idée du champ (étendu) de leur talent. On y trouve pêle-mêle des reprises de Nirvana, de U2, des Clash, de Snoop Dogg ou même de Radiohead (leur "Creep" est presque aussi réussi que l'original). Là où Nouvelle Vague la joue sérieux et bobo, Cheese la joue populo et kitsch mais sans ce brin de dérision et de méchanceté inhérente aux parodies. Surtout, et qu'il s'agisse de rap ou de rock, des Beastie Boys ou des Pink Floyd , le Lounge Orchestra est toujours aussi appliqué, virtuose et juste. Joyeux veinards, un album sort prochainement avec des reprises des Smiths, de Britney Spears, des Pussycat Dolls, de Radiohead (encore) et de Korn (toujours). Foals, les nouveaux poulains pop anglaisFoals ! Des poulains d'Oxford qui avaient juste envie de danser, de danser sur de la bonne musique, plus pop et peut-être plus appronfondie que ce qu'ils pouvaient écouter en boîte. Constat, ras-le-bol général au sein de l'écurie et voilà que les cinq membres montent leur guitare et accouchent d'un premier album, Antidotes, sorti en mars 2008. Des titres à avaler comme des gorgées de sirop, des arpèges de guitare qui s'éparpillent dans l'air comme des pilules tombées au sol. Une musique certes "poppy" comme le dit, Yannis Philippakis, leader de Foals, mais attention, la musique d'Antidotes ne se chante pas, mais se danse plutôt à tue-tête. Avant même la sortie de leur premier album, Foals est passé en un éclair du statut de simple groupe à celui de demi-dieu. Des concerts anglais euphoriques, un premier concert parisien à la Maroquinerie qui l'était tout autant et un Trabendo à venir le 16/04. Foals, groupe à suivre ou pas, c'est selon votre envie ; on a suivi la notre et elle nous a mené à une interview avec Yannis Philippakis et Edwin Congreave. Interview vidéo avec Foals, bientôt en ligne sur Flu. Ecoutez leur single "Cassius" sur Radio Flu et Radio Pop Rock. Réservez vos places pour le concert de Foals, le 16/04 au Trabendo. Vidéo de "Balloons" Albums cultes des géants du bizarre #34 : Antipop Consortium – Arrythmia
Les fans avertis, et les lecteurs de wikipédia le savent, l'aventure Antipop Consortium commence au cœur de la scène slam new yorkaise où se jouaient les joutes oratoires du Nuyorican Cafe. C'est là que, Beans, Sayyid et Priest, les trois MC's d'Antipop affinent leur flow cybernétique et découplé. Dès lors, le trio s'invente une recette unique et totalement bluffante sur fond de radicalisme et de minimalisme. Pas de samples funky-jazzy ici, pas de références au rythm'n'blues, ni de clins d'œil trop évidents à la culture black, ou alors uniquement la plus avant-gardiste. Antipop Consortium, comme son patronyme l'indique clairement, sera "anti-pop". Accompagné par Earl Blaize, leur ingénieur du son, Beans, Sayyid et Priest ajustent leur flow contrapuntique sur les découpes en pointillé d'une musique qui emprunte autant au krautrock, qu'à la techno, sans oublier la musique industrielle, la musique concrète et l'electronica. Ce n'est nullement un hasard donc, si ce Arrythmia cinglant comme l'annonce d'une crise cardiaque dans le bras gauche de sa victime, paraît chez Warp, alors label emblématique du genre electro abstrait. Cinglante, la musique d'Antipop-Consortium l'est. Pour le milieu hip hop c'est même une claque, un revers. Dans ce domaine, où règne encore à l'époque le cliché du hustler "bbco" (pour "bagnole-bitch-chaînes en or"), Beans, Sayyid et Priest font figure de punk.
Minimaliste, conceptuel, high-tech et futuriste, Arrythmia est le manifeste d'Antipop Consortium, c'est aussi malheureusement son chant du cygne. Mais avant ça, nos trois héros vont offrir au monde un album hip hop comme nous n'en avions jamais entendu. De la rythmique tendu de "Contraption" à la battle tennis de table de "Ping Pong" en passant par l'inoubliable "Mega", un morceau héroïque, stoppé en plein vol par des choeurs d'opéra reprenant le refrain, Antipop est tout simplement au sommet de sa forme. Avec Arrythmia le trio échappe au formatage hip hop mais n'oublie pas les aînés. Avec ses congas capturées live, "Bubblz" fait penser à du ESG sous amphétamine, speed et grinçant. L'ensemble sonne même un peu old school, mais c'est en hommage à une époque où le hip hop se permettait tout. La leçon de hip hop retenue par Antipop Consortium, c'est celle des novateurs et des avant-gardistes comme Afrika Bambaataa et Grandmaster Flash. Les grands frères (grands-pères ?) qui n'hésitèrent pas à ce frotter au punk et à la new wave dans les années 80. Des années 80 très présentes également, sur Arrythmia, avec sa pléthore de vocoder, de basses à la fois froides et volumineuses, sa syncope judicieuse à la Erik B. & Rakim, ses dissonances. Antipop Consortium nous parle du futur, mais d'un futur tel qu'on l'imaginait dans le passé. Retro-futuriste.
Pour finir, les trois garçons s'offrent même le luxe de signer des hits en puissance avec le très electro "Dead in Motion" et l'entêtant "Ghostlawns", titre ultra efficace tout en synthés répétitifs et bondissants, dont vous aurez le bonheur de goûter ici, maintenant, en vidéo. Pour le coup, l'antipop devenait pop. Mais l'ego joue souvent des tours aux groupes et le trio devait se séparer juste avant la sortie d'un extraordinaire album posthume en compagnie de Matthew Shipp. De son côté, Beans produit plusieurs albums ébouriffant en solo, toujours chez Warp. Quant à Sayyid et Priest, ils signèrent ensemble sous le nom d'Airborn Audio, le temps d'un album plutôt réussi chez Ninja Tune. Mais tout ça c'est désormais du passé, nous sommes dans le futur, et Antipop revient !
Antipop Consortium - Arrythmia (Warp, 2002) Santogold s'offre un massacre cheapJe suis un peu déçu par ce qui semble être le premier "single officiel" de Santogold (cela veut-il encore dire quelque chose de toute façon ?). Je ne la connaissais jusque là qu'a travers quelques remixes bien barrés de Switch, Diplo ou XXXchange sur sa page Myspace et le côté pop-rock quasi-normal de "L.E.S. Artistes" a quelque chose de décevant après ça. Non pas que la chanson soit mauvaise mais toutes ces fatigantes mais flatteuses comparaisons avec M.I.A. semblent totalement injustifiées ici. Reste le clip, la véritable raison tout en chevaux et de gore arty de l'écriture de ce billet. Dans le genre "chaos et destruction à petit budget", il est sacrément inventif et efficace.
Voilà pour les yeux. Pour les oreilles, "Find A Way" vaut beaucoup mieux. Neon Neon : My Red Hot CarPosté par Maxence le 14.03.08 à 15:20 | tags : myspace, youtube, disco, hip hop, électro, vidéos musicales
Retour sur Stainless Style de Neon neon, projet de Bryan Hollon, aka Boom Bip et Gruff Rhys de Super Furry Animals, à l'occasion de la publication d'une interview exclusive du duo sur notre mag. Album concept qui porte fièrement les couleurs des années 80 clinquantes et parvenues, mais qui en fait aussi la critique au vitriol, Stainless Style est un hymne aux années néons décadentes, à la superficialité qui y régnait et à sa fascination pour les incroyables bagnoles dévoreuses de gasoil. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le disque tourne autour du destin tragique de John Zachary DeLorean, playboy créateur de la fameuse DeLoreane DMC 12, bagnole mythique à la calandre profilée et aux fameuses portières papillons, du film Retour vers le futur. La DeLoreane présentait le double avantage de disposer d'une plage arrière permettant d'installer les plus gros caissons de basses du monde tout en gardant assez de place pour lever des filles au châssis de rêve.
Tout au long de cet album au kitsch assumé mais au songwriting et à la production impeccable, on retrouve les emblèmes et les fétiches de l'époque : les piscines luxueuses entourées des premiers rappeurs gangsta ("Luxury Pool"), les filles faciles ("Sweet Shop", "Steel Your Girl"), les bluettes sentimentales désenchantées ("I Lust U" sur la prostitution de luxe : "I Lust U if you pay the price..."), les bagnoles de rêve ("Dream Cars"), sans oublier ses jours sombres ("Belfast") et ses "stars", Raquel Welch ("Raquel", l'hymne italo pop que Gruff Rhys entonne d'une voix nasale proche de celle du chanteur de... Men At Work !) et l'implacable electro parano, "Michael Douglas" ("Gimme a soul implant...").
Bâti autour d'envolées de synthés new wave lyriques, de poussées de fièvres crunk, de jeux de jambes italo disco et de mélodies cheesy, Stainless Style est un album parfait pour le printemps. Il rebondit sur ses suspensions surgonflées avec la fraîcheur d'une pom pom girl aguerrie sur les genoux d'un quaterback ! A sa manière schizophrène, parce que partagé entre nostalgie et lucidité, Neon Neon crée un pont entre une décennie oubliée et la nôtre. A ce propos n'hésitez pas à télécharger Stainless Style Influences, un mix de 30 minutes que nos deux crate diggers distribuaient dès novembre sur le net, célébrant les influences du concept Neon Neon. Vous y retrouverez Goblin, Neil Young période Trans (l'album electro entièrement chanté au vocoder), Kraftwerk, Tears For Fears, Prince et même Janet Jackson (!). Tous animent de façon plus ou moins subliminale, cet album transgénérationel étonnant et détonnant de bout en bout ! En prime la video fraîchement produite de "I Lust U".
Neon Neon - Stainless Style (Lex Records/Differ-Ant, sortie le 17 mars 2008) NTM se reforme, live au Grand JournalOn vous en parlait déjà hier, NTM se reforme et était sur le plateau du Grand Journal de Canal+ pour jouer "Seine Saint Denis Style". Live enflammé, Olivier Besancenot dans le public, réactions sur le plateau de Ramzy (Eric et Ramzy), d'Omar et Fred, de Pascal Obispo et de Clotilde Courau. "On doit jouer en septembre à Bercy, on a fait un morceau, on est morts !" (Joey Starr) Pourquoi un retour de NTM ? Une envie mutuelle évidemment et aussi une volonté de prouver que le rap de scène, plutôt moribond actuellement, peut revenir en force, selon Joey Starr. Un rendez-vous manqué pour un concert prévu au Stade de France en 1998, à cause des démélés avec la justice de Starr et donc une série de concerts à Bercy en septembre 2008. Les deux gaillards semblent rabibochés, se vannent mutuellement, mais n'évoquent pas encore la réalisation d'un album. Mais comme dit Starr "L'année dernière, Kool Shen avait arrêté le rap, donc tout est possible". Réservez dès le 15/03 vos places pour les trois Bercy de NTM de septembre 2008, dans la rubrique sortir de Flu. |