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BEST OF ! Les meilleures vidéos musicales de YouTube, façon Playlist.
![]() Premier réservoir mondial de vidéos, YouTube est une collection de tout, en tout genre. Idéal pour trouver n'importe quoi, surtout si vous ne le cherchez pas. Accros aux vidéos, jetez donc aussi un oeil du côté de Daily Motion, de la section vidéo du blog Aeiou ou de la collection You Tube du blog Cinéma.Vous pouvez aussi proposer vos trouvailles Youtube sur le forum musique de Flu ! Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !
En plus d'être le vidéo clip désormais indispensable de tout musicien contemporain, "Summer Song" se présente comme une leçon hilarante et sacrément féroce de management culturel. Accessoirement, c'est aussi un excellent titre punk-funk à tendance synth-pop et le tube de l'été qui vient. Un gimmick facile à retenir et pourtant savoureux, à base de gros toms synthétiques et de boite à rythmes accompagnée d'une mélodie sautillante 80 qu'on se prend à chanter sous la douche. Il n'y a pas plus simple que "Summer Song" (sans compter son titre limite racoleur et parfaitement synchrone avec la période) et il faut bien avouer que ça marche.
L'erreur serait évidemment de prendre tout ça au premier degré. Avec leur concerts-happening ironiques et totalement irrévérencieux singeant la philosophie consumériste new age typiquement américaine (capitalisme mystique mis en image sur des animations powerpoint cheap, chant scandé comme une leçon de commerce pyramidal, détournement de thème religieux à buts commerciaux), les deux de Yacht, dont le nom lui-même sonne comme une provocation, sont en réalité les adeptes d'un situationnisme dont le message passe avant tout par l'humour et la dérision.
Pour finir, on rebondira sur le cool "Psychic City", l'autre tube très Talking Heads (d'aucun diront Tom Tom Club) de l'album, inspiré d'un morceau préchi-précha de Rich-Jensen, "Voodoo-City". Une autre illustration de la mystique très particulière de Yacht, le duo d'un pays où tout est possible du moment que les bonnes énergies vous apportent de l'argent (le tout sous couvert d'amour... divin, bien sûr !)
So move your feet on the summer song !
Yacht - Summer Song Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Rich Jensen - Voodoo City Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Voir aussi - le diaporama Tubes de l'été 2009 Anvil : This Is Not Spinal TapA l'époque de la sortie de This Is Spinal Tap de Sacha Gervasi, beaucoup de spectateurs ont des doutes sur l'existence d'Anvil, groupe de métal canadien qui ressemble plus à Spinal Tap que Spinal Tap. Plus de vingt ans après qu'Anvil ait raté sa chance (une tournée en 1984 avec Whitensnake et Bon Jovi), le chanteur Steve "Lips" Kudlow et le batteur Robb Reiner (comment croire à la réalité d'Anvil avec ce genre de coïncidences ?) continuent d'essayer d'être des rock stars. Le réalisateur les suit dans une tournée désastreuses des clubs les plus vides d'Europe de l'Est durant laquelle la foi du groupe est mise à rude épreuve. Entre l'humour de This Is Spinal Tap et l'émotion de The Wrestler, Anvil est un des meilleurs films sur le rock qui soit. On espère qu'il trouvera bientôt un distributeur en France.
The Emperor Machine : Hail The New Emperor !![]() Deux semaines déjà que notre souverain Andrew Meecham, alias The Emperor Machine, digne représentant de la famille nu-disco electro-kraut punk-funk (ou tout du moins de sa branche royale britannique) a officiellement sorti sa dernière exaction, le tonitruant Space Beyond The Egg, un manifeste de pur space funk à forts relents horror movies mâtiné de pop cosmic. Comme le temps passe mes braves !
Voir aussi - Etienne Jaumet + Dieu = Cosmic Music Michael Jackson, James Brown et Prince : la dream team qui n'exista pasQuelque part en 1983, lors d'une célébration à l'américaine (un show en l'honneur de James Brown à Atlanta?), quelques centaines de veinards ont pu voir ce qui n'arriveraient plus jamais par la suite : la réunion de la Dream Team des musiques noires américaines de la seconde moitié du vingtième siècle, Michael Jackson, James Brown et Prince. Si on a glosé beaucoup ces derniers jours sur la vie de reclus menée par le Roi de la Pop, il ne faut pas oublier que Michael Jackson, avant d'être un artiste solo extraordinaire, était aussi un homme de compagnonnage : obligé avec sa grande famille au sein des Jackson Five, puis choisi avec Quincy Jones en producteur compositeur majeur, en duo avec son idole Diana Ross, Paul Mc Cartney, puis, plus tard, Will I.Am pour un album perdu et jamais achevé qui, parions-le, surgira sous une forme ou une autre d'ici 1 an ou deux. Jackson cherchait les collaborations et aimait le contact musical. Certains diront que ses alliances de circonstance relevaient d'un plan marketing bien huilé et madonnesque. Cette brêve séquence historique dit à peu près tout le contraire. James Brown était pour lui un modèle musical, un monument auquel il payait régulièrement tribut. Avec Prince, les relations auront été assez étranges. Une rivalité fut montée (de toutes pièces?) et trouva son apogée au milieu des années 80. Ceux (même blancs) qui n'ont pas connu la période où les deux se tiraient la bourre en Europe à coups de chefs d'oeuvre : Thriller vs Purple Rain, ne peuvent pas comprendre ce qui se passait alors. Jackson, déjà, était accusé d'avoir trahi ses frères : il essayait de devenir blanc. Prince portait encore une coupe afro (affreuse) en mode mulet et épousait la musique rock. Les deux hommes s'évitent à l'image de cette vidéo et Prince refuse l'invitation de MJ qui lui proposait un duo sur Thriller. Faut-il y chercher là une raison de cet évitement manifeste sur scène ? Prince, un peu shooté, empoigne sa guitare. MJ chante comme un dieu et se met à danser, chacun s'installant d'emblée dans sa spécialité, la danse vs la musique. Etrangement, et bien qu'on préfère nettement le nain de Minneapolis à Bambi, il est à peu près clair aujourd'hui que l'importance du second dans la mort et la légende dépassera (sociologiquement et sûrement musicalement) celle du premier. Dans leur duel à distance, Jackson a tout gagné sauf le droit de sortir à l'air libre et de jouer encore de la musique. Il y a quelques mois les sites de fans de Prince avaient bruissé d'une rumeur folle : puisque les deux stars habitaient désormais la même ville (Los Angeles), une rencontre et un single commun pouvaient-ils de nouveau s'envisager ? Personne n'avait démenti mais l'événement paraissait assez peu crédible. Les deux hommes ont suivi jusqu'à la fin des voies opposées. En 2009, Prince n'avait plus besoin de MJ, de maisons de disque, ni de personne pour exister. Michael Jackson avait abusé du marketing et du marchandising au point d'être un artiste sous assistance commerciale artificielle. Prince revenait avec de bons disques distribués gratuitement, MJ refilait des coffrets brochés et n'enregistrait plus rien qui vaille. Prince aimait les femmes. MJ était l'ami de Liz Taylor. Un jour pourtant, ils s'étaient croisés. MJ, James Brown and Prince on stage
Voir aussi Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !![]()
Dans un récent entretien accordé à nos excellents confrères de Noise, Thurston Moore de Sonic Youth, se déclarait fortement influencé, ou du moins, "très attaché", à l'oeuvre magnétique de The Wipers qu'il avait redécouvert sur le tard (il y a deux ou trois ans). The Wipers, infortuné groupe pré-grunge de Portland en Oregon, fondé par Greg Sage à la fin des années 70 (77 et oui, ça ne s'invente pas !), un guitariste et chanteur à la voix mélancolique même dans la rage la plus froide. A trois, nos nettoyeurs (le sens premier de "to wipe") se rendirent responsables d'une poignée de disques séminaux (allons-y) parmi lesquels les incontournables (et introuvables sauf, à certains endroits, mais on ne vous a rien dit), Youth of America et Land of the Lost. A la fois métallique et extrêmement mélodique, la musique des Wipers était pour le moins unique, et elle le reste, près de 30 ans après son invention et, malheureusement, 10 ans après sa complète extinction.
Et en souvenir, un morceau de The Wipers, "Youth of America", tiré de l'album éponyme, 10 minutes de folies électrique, le "Mother Sky" punk rock (Enjoy !) Voir aussi - la chronique de The Eternal - la chronique de Bitte Orca des Dirty Projectors Automator sublime le 3ème album de KasabianIl faut avouer qu'on n'avait pas vraiment pris au sérieux les Kasabian sur leurs deux précédents albums. Le groupe de Leicester alignait pourtant quelques sérieuses références et ressemblances, en proposant une sorte de musique compost composite venue en droite ligne de la mouvance Primal Scream, Stone Roses, soit un mélange d'electro, de rock et de chants sous influence.
Empire, sorti en 2006, nous avait clairement laissé sur notre faim rappelant plus les errances de... Kula Shaker (on est très méchants là) que la deuxième tentative d'un groupe majeur. Avec The West Ryder Pauper Lunatic Asylum, Kasabian, emmené par son chanteur en chef Tom Meighan, a fait la meilleure pioche de l'année en collaborant avec le (souvent) impeccable Dan The Automator. Le sorcier du premier Gorillaz a habillé les titres punk rock du groupe en majesté et transformé le plomb en or. A l'image de ces deux extraits, "Fire" et surtout le très léché "Vlad The Impaler", Kasabian grimpe en Major League et accède à un niveau jamais atteint jusqu'à présent. Ce qui aurait pu passer sans le travail extraordinaire de mise en sons pour un revival britpop option Madchester, devient une sorte de classique instantané des musiques britanniques. On pense parfois aux misérables Prodigy, à Oasis, à Primal Scream un peu partout mais aussi à PIL et aux Clash pour l'esprit punk.
Là où Empire embrassait clairement la cause politique, Asylum est plus subtil et plus habile à filer la métaphore. L'album occupe le dance-floor mais fait également son effet dans une chambre et en solitaire. Avec ses tubes, ses titres pop, ses quelques titres insupportables (Take Aim, Thick As Thieves surtout en horreur Beatles like) et ses morceaux de bravoure, Asylum est l'une des excellentes surprises de cette première moitié d'année et l'album le plus/moins cohérent musicalement de ces derniers mois. A l'image de Mercury Rev, groupe moyen qui avait réussi avec Deserter's Songs, un album meilleur qu'eux, Kasabian met la main ici sur son Graal.
Kasabian - Vlad The Impaler
Kasabian - Fire
Voir aussi Dance party improvisée au Sasquatch Music FestivalMichael Jackson, une histoire en samples
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Michael Jackson aura été l'un des artistes les plus influents de ces trente dernières années. Il suffit pour s'en rendre compte de regarder Usher danser, d'écouter Justin Timberlake chanter ou de faire preuve d'un peu de psychologie et d'imagination en considérant M Pokora. On peut aussi regarder cette "sample map" réalisée par Ethan Hein pour voir qu'il y a beaucoup plus de flèches qui partent de MJ que de flèches qui vont vers lui.
Du coup, plutôt que de réécouter Thriller comme tout le monde, on va se faire quelques vidéos de morceaux qui samplent l'oeuvre du mort de la semaine.
"Got To Give It Up" d'Aaliyah featuring Slick Rick : une reprise de Marvin Gaye qui sample "Billie Jean". Ca fait beaucoup de morts.
"100 miles and runnin" de N.W.A. qui sample "Thriller". Près de dix ans après MJ, NWA faisait encaore plus peur dans les chaumières.
"Breakadawn" de De La Soul qui sample "I Can't Help It" et en fait meilleur usage que les nombreux autres artistes qui ont eu la même idée après eux.
"Good Life" de Kanye West featuring T-Pain qui sample "PYT". Attendons une semaine ou deux que Kanye se proclame nouveau roi de la pop.
Voir aussi Dead Disco Dancer, mon hommage à Michael Jackson par O.Chlidren![]() Michael Jackson est mort. Certains vont trouver (à raison peut-être) que nous en faisons un peu trop, mais l'envergure du bonhomme était telle, qu'on ne peut tout de même pas l'ignorer. Son image laissera peut-être autant d'impression négative que positive, peut-être parce que sa vie fut bien triste. Mais on ne refera pas sa biographie d'enfant battu ici, on pointera juste sur l'étrange coïncidence qui fit m'envoyer dans ma boite mail, ce lien vers un groupe dont le single, le ton et l'attitude ne pouvait que me renvoyer au décès du "King of Pop.
O.Children dont le single sort sous peu, ne sont certes pas des enfants de Michael Jackson, plutôt de Bauhaus, Joy Division et Sister of Mercy. Il faut bien reconnaître pourtant que ce "Dead Disco Dancer" sonne comme une épitaphe pour celui qui usa ses souliers sa vie durant sur les scènes de tous les stades du monde. MJ n'était pas un "disco dancer" c'est certain, juste un excellent danseur tout court. C'était aussi un noir qui, par dégoût de son enfance et de son père, voulait devenir blanc. O.Children, eux, sont des blancs qui jouent de la new wave chanté par un noir. La boucle est bouclée, c'est peut-être grâce à Michael Jackson (qui sait ?)
Sur ceux, laissons-les chanter :
J'ajouterais mon épitaphe personnelle, chanté par le non moins fameux (King of bonzo punk ?) Johnny Lyndon dans "The Great Rock n' Roll Swindle" :
The crime of the century
(merci Frz pour celle là) Das Racists : Pizza Hut & Taco Bell, le tube gras de l'étéPosté par 2goldfish le 25.06.09 à 09:26 | tags : tubes de l'été, rigolo, youtube, videos musicales, usa
Il existe apparement des endroits sur terre qui sentent deux fois plus le fromage chaud et la graisse que n'importe quel fast food. Ces endroits, ce sont les "combinations" Yum, du nom du géant qui possède à la fois Pizza Hut, Taco Bell et KFC. Des fast foods à double enseigne pour des artères bouchées deux fois plus vite. C'est le duo de rappeurs comiques Das Racists qui nous l'a appris avec son morceau "I'm at the combination Pizza Hut And Taco Bell".
![]() Ce titre c'est à peu près tout le texte de leur rap qui atteint des profondeurs intellectuelles oubliées depuis (au moins) "Who Let The Dogs Out". Pourtant (ou plutôt évidemment, diront les cyniques) ce petit morceau indépendant qui n'a même pas encore de clip gagne sans cesse en ubiquité depuis quelques mois aux USA et pourrait devenir le hit de l'été le plus entêtant depuis le "Chihuahua" de DJ Bobo. C'est stupide et suffisamment accrocheur pour que l'inexistence en France de ces "combinations" en France, ou celle des Taco Bell, ne soit même pas un obstacle au succès du titre chez nous. Le pire, sans doute, c'est qu'on trouve même ça plutôt sympa au début. A moins que ce ne soit que le morceau incite les journalistes en mal de profondeur à y voir une critique du consumérisme. Quoi qu'il en soit, cet été, ce truc va être gros.
Quoiqu'on pense de la supposée intelligence du truc, le remix de Wallpaper rend la chanson bien meilleure :
Voir aussi Other Lives : la nouvelle nouvelle (...) révélation du... moisJ'y vais profil bas cette fois, à force d'entendre que mes révélations de l'année sont toutes pourries. Mais Other Lives mérite le détour et je suis plutôt sûr de moi.
![]() Leur premier album est sorti il y a quelques semaines, ils ont fait l'ouverture en tournée pour The Decemberists et... personne n'en parle. Enfin, n'en parle encore. Other Lives s'est formé assez récemment à partir d'une formation, Kunek, qui ne faisait jusqu'ici que des instrumentaux. Kunek a sorti un unique album en 2006 avant de muer en autre chose et d'apprendre à parler. En mêlant les cuivres (trompettes) et la joueuse de clavier la plus jolie du monde, le groupe développe une sorte de musique cinématographique envoûtante qui n'est pas sans rappeler la filière espagnole des Migala, il y a quelques années, mais avec un chanteur laid-back au micro. Le tout est à la fois séduisant, intelligent et hautement mélancolique. Le single Black Tables, signe que la roue tourne, a été utilisé pour accompagner le premier épisode de la saison 5 (?) de Grey's Anatomy. Si c'est pas une référence ! Encore un bon point pour eux : ils sont produits par le légendaire Joey Waronker, un gars de Pacific Palisades, qui avait notamment travaillé en qualité de batteur (et gaucher) il y... hum... quinze ans sur les premiers Beck, avec les R.E.M. du début des années 80 puis en remplaçant Bill Berry sur la tournée 97. Généralement ce gars là ne se déplace pas pour rien (il a bossé avec E des Eels et a composé la BO du Gilliam, Lost in la mancha...). Convaincus ?
Other Lives - Paper Cities
Other Lives - Matador
Panic Switch : le tube des Silversun PickupsSilversun Pickups - Panic Switch Il y a des chansons qui valent mieux que les groupes qui les portent, des chansons qui dépassent la qualité de leurs auteurs et qui s'imposent malgré eux plus que grâce à eux comme des classiques ou des tubes imparables. C'est peut-être le cas de l'impeccable "Panic Switch" des Silversun Pickups, titre magnifique du dernier album, Swoon, de ce groupe de Los Angeles. Après un premier album qui évoquait avec bonheur les Smashing Pumpkins, le groupe de Brian Aubert a réglé la mire des guitares et du bruit pour composer cette impressionnante chanson noisy pop qui lorgne du côté de My Bloody Valentine ou d' Asobi Seksu. "Panic Switch" fait fureur sur scène et donne un attrait tout particulier à ce Swoon qui a pas mal de qualités, musicales notamment (la bassiste et chanteuse en second Nikki Monninger est un atout majeur du groupe), mais qui pêche sur des paroles un peu faiblardes et par la voix limitée et agaçante de son chanteur principal. L'ensemble reste de très haute volée, entre indie rock traditionnel, revival shoegaze (encore et toujours) et envolées FM ou rock college un brin attendues. Le groupe reste malgré tout l'une des révélations de cette année 2009, l'une des franchises les plus prometteuses du nouveau rock américain, un groupe qui développe un potentiel réel et qu'on aura plaisir à suivre et à retrouver à l'avenir. Au rang des belles surprises sonores, le long développement de "Draining", le pétillant "The Royal We" ou le bondissant hymne pop "There's no secrets This Year" qui ouvre le bal. Le public et les critiques ne s'y sont pas trompés qui font la fête à Swoon depuis Coachella à genoux jusqu'à Bernard Lenoir, le grand manitou de France Inter, lequel a dû passer ce Panic Switch une bonne dizaine de fois déjà. A suivre... Silversun Pickups - Coachella Live 2009 - The Royal We
Voir aussi Résultat du concours vidéo Louderbach-M_nus : Shine
On en parlait il y a peu, Autumn du duo Louderbach est certainement l'un des albums minimal techno les plus surprenants qui soit. Futur "culte et bizarre", ce disque au groove dépouillé et rampant produit par l'Américain Troy Pierce et soutenu par les textes sombres de son comparse angeleno Gibby Miller, s'impose comme une évidence tout en faisant le lien entre deux scènes généralement peu réputées pour s'entendre, la cold wave et la techno.
Un album de "Minimal wave" pourrait-on dire (ce que Troy Pierce ne renie pas : "Cela sonne très bien minimal wave, ou minimal post-punk. C'est très pertinent aujourd'hui alors que tout le monde redécouvre cette époque. Ce genre d'étiquette est toujours un peu stupide bien sûr, mais cette scène est pour une bonne part de ce que nous sommes devenus. C'est assez évident si tu écoutes Plastikman, Baby Ford ou Gary Numan et Japan par exemple." éclairera t-il au cours d'un entretien qu'il nous a accordé pour le magazine M&CD)
Organisé par le duo et M_nus, le label de Richie Hawtin, le concours vidéo visant à illustrer la superbe electro-pop désespérée de "Shine" (certainement le meilleur morceau de ce diable d'album) a remporté un franc succès, à l'image de celui de M83 dont nous vous parlions il y a peu. Le robinet à tube propose ainsi de nombreuses versions de cette histoire triste de couple en stase, et comme c'est souvent le cas, ce n'est pas forcément la lauréate qui nous convainc le plus. Parmi celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisi, la deuxième que nous vous proposons ici était tout aussi pertinente.
Ceci étant, nous vous laissons seul juge : à vos comment. Prêts ? Partez !
Gagnant : Shine (Directed by Alex Grazioli)
Récalé (et pourtant très bon) le Shine de xepha242 Placebo : pourquoi c'était mieux avant...Placebo - Benicassim 98 - 36 degrees
Placebo - For What Is Worth (new single) 2009
Battle For The Sun, le nouvel album de Placebo sorti cette semaine, n'est pas un mauvais album. Mais quelque chose s'est brisé entre le groupe et la critique qui faisait de la franchise de Brian Molko l'un des grands espoirs du rock indépendant à la fin des années 90.
Entre leur premier album, incandescent et subversif, leur première tournée en accompagnement de David Bowie et Without You I'm Nothing, leur dernier disque intéressant, Molko et les siens dégageaient une énergie brutale, mélancolique qui touchaient encore. Depuis, et malgré un Meds vendu comme le grand album dépressif du groupe, la formule Molko fatigue et ne cesse de décevoir. Qu'est-ce qui ne marche plus au royaume de Placebo, qu'est-ce qui fait qu'entre le Molko de "36 degrees" et celui de "For What Is Worth", leur dernier single en date, on passe dans nos appréciations du prometteur, voire excellentissime, au lourdaud et ridicule ?
1. Brian Molko parle aujourd'hui beaucoup plus français qu'il ne parle anglais
2. Le groupe vire à la caricature et abuse du sursignifiant.
3. Le groupe a perdu son mojo
4. La qualité des textes a fléchi Beck ré-enregistre Evol de Sonic Youth !![]()
Certains d'entre vous ont certainement entendu parler (et même fait l'acquisition) du split single réunissant Sonic Youth et Beck sorti le 18 avril dernier et sur lequel chacun exécutait une cover de l'autre dans son style propre.
D'un côté le Californien avait choisi de reprendre "Green Light" tiré de E.V.O.L.. Un choix surprenant pour le petit prince de L.A. qui transforme allègrement l'essai et donne à voir un nouveau pan de son talent en adaptant ce morceau d'une manière proprement bluffante. C'est bien simple, "Green Light" dans ses mains, devient l'un des meilleurs morceau de Beck !
De l'autre côté, les New-Yorkais massacraient, il n'y a pas d'autre mot, le pourtant magnifique "Pay No Mind", dans un style totalement no wave, transformant la mélodie neurasthénique de l'original en un exercice de saccage en règle, hurlé, mâchouillé, rendu dégoulinant de bave à son propriétaire, tel un joujou en corne de bœuf régurgité par un doberman en furie enfermé toute une nuit dans un sac plein de chats vivants.
L'entreprise semblait donc vouée à s'arrêter là, à la manière d'une bonne blague de potache. C'était oublier un précédent. En effet, Beck et son groupe reprenait déjà "Starpower" sur scène lors de la tournée de son dernier album Modern Guilt en novembre dernier, et donc, bien avant de signer ce split single avec ses amis de l'Est. Alors, EVOL album favori de Beck ? Il y a des chances, puisque Thurston Moore annonçait il y a peu sur un site japonais, la sortie en 2010 d'un coffret Sonic Youth (la "Sonic Youth Art Box") dans laquelle le Californien reprend l'intégralité d'EVOL !
En attendant la sortie de l'objet (et autant vous dire qu'on attend !), profitons des bienfaits de l'usine à tube pour s'écouter la version de "Green Light" par Beck :
Beck - Green Light
Lire aussi M83 : Résultat du video contest We Own The Sky![]()
Le Français Anthony Gonzales, alias M83 est victime d'un curieux paradoxe. Plus son projet accède au succès, moins il jouit d'une visibilité qui serait pourtant logique dans de telles circonstances.
En effet, qui se soucie de M83 aujourd'hui alors que le frenchy est signé chez Virgin Music/EMI ? Et surtout, qui a réellement compris la quête de pureté et d'innocence qui anime son leader et créateur ? Son ineffable détachement des choses du music business, son besoin d'effacement (incarné, entre autre par son exil aux Etats-Unis, en Californie pour être précis) ? Ce garçon discret à qui l'on doit pourtant les prémices de l'actuel revival shoegaze et ce, bien avant tout le monde, mériterait pourtant que nous, les médias, nous nous penchions plus souvent sur son cas. Son oeuvre sensible se moquant des modes, des tendances, des genres et des frontières, aspire à l'intemporalité et c'est tellement rare à l'heure actuelle.
Pour autant, les fans ne l'ont pas lâché, la preuve, il faut voir sur youtube la liste impressionnante des participants au grand concours vidéo amateur (video contest) lancé dernièrement par EMI et l'artiste sur internet. Une avalanche d'images, illustrant le magnifique "We Own The Sky", peut-être pas toutes pertinentes, mais en tout cas presque toutes inspirées. Le lauréat Young Replicant, jeune studio de création de Los Angeles, gagne pourtant haut la main avec sa vidéo nostalgique et tendre, évocation des jours heureux de la prime adolescence, une époque où, en effet, on a souvent l'impression que le ciel nous appartient. Très simple, le clip de Young Replicant, pourrait presque sembler "cucul-neuneu pour ados prépubères" vue sans le son, et pourtant, mariée à la musique de M83 il s'impose comme une évidence.
Plus "techno", celle de David Altobelli, pleine de flare digitale, avec ses effets "motion capture" malins et ses trapcodes, plaira peut-être plus aux techniciens, même si, bien évidemment, elle est beaucoup plus originale.
Faite votre choix, donc, le jury lui a tranché : "We Own The Sky" réaliksé par Young Replicant
"We Own The Sky" réaliksé par David Altobelli
(merci Rita)
Lire aussi Prepare Your Coffin : Le clip du retour de Tortoise![]()
Même si la musique de Tortoise sur leur premier album éponyme est véritablement menée à un train de tortue arthritique, pleine qu'elle est des influences du folk, du blues, du dub, du krautrock, du cool jazz, des avant-gardes et du minimalisme américain des 60's, il ne faut pourtant pas uniquement voir le nom de ce mythique groupe de Chicago, celui par qui le post-rock est quasiment né (selon une expression du journaliste britannique Simon Reynolds dans The Wire) comme une éloge de la lenteur, mais comme l'expression d'une complexité, d'une touffeur et d'un amour-passion non démenti pour tout ce qui prend des chemins détournés dans la musique d'aujourd'hui (et d'hier). Prédominance de la production, du processing, choix de l'électronique vs acoustique, plages instrumentales, mélodies aventureuses, la musique de Tortoise est d'une richesse peu commune en ces temps de créations uniformisées sous perfusion informatique, cette musique donc, est tout simplement tortueuse.
Un avis qui ne se démentira pas à l'écoute de leur nouveau - et magnifique - nouvel album Beacons Of Ancestorship, dont "Prepare Your Coffin", à la fois furibard, saturé, cavaleur et mélodique, est certainement l'un des plus remarquables extraits.
Pour preuve, cette vidéo, à titre d'exemple pour la postérité
Hommage à David Carradine : la chanson qu'il vous fautHe Hanged Himself in Bangkok - Hommage De Kung Fu à Kill Bill : volume 1, David Carradine aura baladé sa longue silhouette nonchalante dans l'imaginaire collectif pendant près de 40 ans avant de se pendre par les couilles et le cou, dans un hôtel de Bangkok. Il aura fallu attendre cette masturbation qui a mal tourné, semble-t-il, pour qu'on lui rende hommage en musique. C'est fait et par un tout jeune homme dans sa chambre, guitare en bandoulière : un très bel hommage à la simplicité et à la sincérité hypnotique, une petite balade entêtante et qui rappelle le Yul Brynner de Stephen Malkmus sur son premier album solo. Personne ne sait si ce jeune homme aura la chance d'enregistrer ce titre là mais il est déjà pas mal qu'on puisse l'écouter. R.I.P Carradine. La mort (des autres), au moins, ne rend pas sourd.
Stephen Malkmus - Jo Jo's Jacket
Lire aussi Daedelus en nocturne et en technicolor![]()
Redinguote et rouflaquettes au vent, Daedelus est un doux rêveur, un doux dingue, un extra-terrestre et un poète. Le fait est que le Californien est vraiment un cas à part (et "un cas" tout court) dans le domaine des musiques électroniques, et ce depuis toujours.
A cheval entre plusieurs époques, plusieurs univers, plusieurs style, que cela soit esthétiquement ou techniquement, son évolution depuis Invention, son premier album sur le label américain Plug Research, est à la fois étonnante et pourtant complètement cohérente. Plus proche que jamais de ses idoles de toujours, Erik Satie, Robert Wyatt ou Arthur Baker, le Californien continue de surprendre, s'aventurant sur le terrain glissant du rnb bancal, de l'electro pop décalée ou du fourre-tout downtempo électronique, n'hésitant pas à user d'instruments expérimentaux (quoique très tendances) comme le désormais fameux Tenori-On.
Une machine tout aussi rigolote et fantaisiste que lui, dont il use sur "L.a. Nocturne" (quel titre !), son magnifique clip onirique qui ne dépare pas avec ce que nous écrivions déjà sur Denies the Day's Demise au court d'un entretien que le producteur nous accordait il y a deux ans, la musique de Deadelus est plus que jamais "un dédale de sons, de couleur et d'ambiance".
- notre interview avec Daedelus - Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir![]() Difficile de suivre l'actu au jour le jour actuellement, la saison des festivals nous empêchant de nous faire l'écho de tous les disques dont nous souhaiterions vous parler. Ceci étant, ce n'est pas une raison pour en oublier. Je profite donc d'une pause dans les festivités pour vous annoncer la sortie de Joy, nouveau mix album du duo français Scratch Massive, le deuxième à ce jour, après un CD/DVD live, deux albums et un travail d'habillage pour le film Broken English (sur lequel ils reprennent superbement le titre éponyme de Marianne Faithfull).
C'est toujours un réel plaisir de retrouver Seb et Maud, leur sélection étant souvent le reflet d'une scène clubbing en plein bouleversement et permettant, à ce titre, de suivre avec attention l'évolution du dancefloor contemporain de manière toujours extrêmement fine et intelligente.
Joy, puisque c'est son titre, présente donc un line-up éclectique du rock à l'electro, la new wave et le punk funk, croisant le "The End" de John Carpenter, Matyas Agayo, WhoMadeWho ("TV Friend" remixé par Hot Chip), l'electro pop pompière de Tears For Fears, les frenchies Poni Hoax (Chloé remix) et Kalabrese (pour n'en citer que quelques-uns). L'ensemble étant également (c'est une constante chez ces deux-là) toujours profondément hypnotique et à leur habitude, extrêmement sensuel (voir le titre de Kalabrese qui devrait se renommer "Kala-braise", et le remix de "Like You Said" par la faussement sage, Chloé)
Histoire d'en remettre une couche en matière d'érotisme et d'electro, on se repasse le magnifique clip du fameux "Like You Said", véritable petit film réalisé pour Scratch Massive par Zoe Cassavetes (excusez du peu) avec Joanna Preiss et Sagamore Stevenin.
5, 6, 7 juin, Seconde Nature : L'art numérique est dans sa nature
Dernière minute : Les organisateurs du festival Seconde Nature viennent d'annoncer l'annulation de la manifestation pour des raisons vraiment en dehors de leur volonté. C'est évidemment dommage et quelques soient ces raisons (expliqué sur leur site) cela ne doit pas engendrer de commentaires haineux. Pour ceux qui habitent la région et désiraient se rendre aux festivités, rendez-vous demain, jeudi 4 juin à 18h30 à la Scène Numérique, 27bis rue du 11 novembre, à Aix-en-Provence , lieu où se tiendra une conférence de presse à ce sujet.
Question : Seconde Nature serait-il le meilleur festival français de l'année 2009 ? Réponse, sans hésiter : Certainement ! Tout du moins cette année. Se voulant la vitrine des arts numériques et des musiques électroniques à Aix-en-Provence, l'évènement ne cache pas son ambition, et son programme n'en est que plus excitant.
Paul Banks d'Interpol devient Julian PlentiC'est le buzz du mois sur la planète indie rock. Alors que leur site indique que les membres du groupe sont à deux pas d'entrer en studio pour enregistrer leur quatrième album, le chanteur d'Interpol, son meilleur atout, Paul Banks, a confirmé qu'il s'offrirait à partir du mois d'août sur Matador, sa première escapade solo.
Sous le pseudonyme de Julian Plenti, nom de jeunesse avec lequel il avait débuté il y a quelques années, Paul Banks sortira un album de 11 titres dont quelques morceaux commencent à circuler à droite à gauche. Le site de Matador a diffusé plusieurs teasers ainsi que le premier extrait de l'album, "All The Fun That We Have", premier single et titre assez bizarre s'il en est où l'on retrouve à côté d'une guitare Interpolienne, la voix du beau Paul dans un registre et un grain assez singulier. Les réactions sont mitigées à l'écoute de ce premier titre officiel un brin mollasson et qui surtout choisit d'afficher la voix du chanteur, l'une des plus intéressantes de l'époque pour son timbre post-Ian Curtis, dans un registre méconnaissable et qu'on pourrait qualifier d'à contre-emploi.
Les autres titres qu'on a pu entendre ("On The Esplanade" ici, ou encore "Cellophane") laissent entendre que l'album ressemblera à du Interpol apaisé. Accompagné simplement à la guitare, globalement en mode downtempo confessional, Banks étonne par sa sobriété, la qualité de ses productions et par le caractère générique (confusion des sentiments, images gothiques de vampire amoureux,..) de ses textes. Après le décevant (mais à succès et pas si mauvais) Our Love To Admire, on savait que les membres d'Interpol cherchaient une direction générale à leur musique. Carlos Dengler, le bassiste, a beaucoup mixé, envisagé un temps d'enregistrer lui aussi en solitaire avant, sans doute, de se raviser. Le prochain album du groupe pourrait s'appeler Clandestination et devrait sortir avant la fin de l'année. En attendant, on pourra déguster ce "Skyscraper" de Julian Plenti pour patienter.
Paul Banks aka Julian Plenti - On the Esplanade Live Julian Plenti - All The Fun That We Have
Voir aussi In Bb 2.0, la musique à mixer soi mêmeOubliez les remixeurs de youtube ou les complexes albums multi-CD des Flaming Lips, In Bb 2.0 propose un mur de vidéos youtube à jouer comme vous voulez, d'une à seize à la fois, plus ou moins en synchronisation et au volume que vous voulez pour créer une pièce musicale à chaque fois différente.
Mélant synthé, trompette, guitare, nintedno DS, spoken word et autres, le projet est coordonné par un certain Darren Solomon qui sélectionne les vidéos qu'on lui propose sur Youtube pour les inclure dans son oeuvre protéiforme. Et si vous trouvez que le résultat n'est qu'une bouillie musicale new age sans intérêt, méfiez-vous, c'est peut-être juste que vous n'avez pas selectionné les bonnes vidéos.
- Donk DJ : remix automatique - 50 ans : le rock fait-il grossir les idoles ? Brian Eno va-t-il rejoindre la liste antisioniste de Dieudonné ?A l'aune de la mise en lumière maladroite (volontaire ?) de l'UMP, à propos de la création d'une liste anti-sioniste par le "comique" Dieudonné, difficile de ne pas revenir sur cette info qui circule depuis le début de l'année sur le net concernant le discours de Brian Eno sur les responsabilités et les actions d'Israël dans les territoires occupés.
L'artiste, aurait en effet participé à une marche nommée The Stop Gaza Massacre Protest à Londres en janvier dernier et aurait donné son point de vue concernant la situation dans cette partie du monde. Au cours d'un discours qu'Eno a même intitulé An Experiment in Provocation : Stealing Gaza, le musicien a déclaré :
"C'est une tragédie que les Israéliens - un peuple qui doit comprendre mieux que quiconque les horreurs de l'oppression - sont maintenant en situation d'oppresseurs. Comme le grand écrivain juif Primo Levi l'a déjà fait remarquer "Tout le monde a ses juifs, et pour les Israéliens se sont les Palestiniens". Par la création d'une version moyen-orientale du ghetto de Varsovie, Israël évoque sa propre histoire, alors que ses fondateurs semblent l'avoir oublié. Et en essayant de répondre aux Palestiniens de manière soit-disant équivalente contre des tirs de roquettes et les jets de pierres d'adolescents - en employant l'une des machines militaires les plus perfectionnées du monde - ils abandonnent toute crédibilité." La suite (et l'intégralité de cette intervention) est visible sur youtube (et plus bas dans notre article).
Evidemment, les parangons de la pensée unique et bien pensante se sont immédiatement insurgés contre l'artiste, sans même se rendre compte que Brian Eno semblait aussi affligé pour le peuple israélien que pour son homologue palestinien... Ouais, bon, évidemment, on aurait du lui dire à Brian, parler (en "mal") d'Israël avec une coupe de cheveux de skinhead patenté, ça la fout mal forcément !
Lire aussi Jay Bennett est mortJay Bennett avait quitté Wilco après la sortie de leur meilleur album, Yankee Hotel Foxtrot, qui avait commencé comme le disque sur lequel il allait avoir une place plus importante que jamais (les crédits de composition en attestent) mais qui a finit comme celui sur lequel il s'est faché avec Jeff Tweedy, leader du groupe, après que celui-ci ait mis les chansons de Bennett entre les mains du producteur Jim O'Rourke. $
C'est ce qu'on retiendra surtout de lui : il était le type qui était dans Wilco puis qui en est parti après les événements qu'on a pu voir documentés dans le film I Am Trying To Break Your Heart. Peu importe, ses albums solos que presque personne n'a écouté (rattrapons nous tous avec Whatever Happened I Apologize qu'il a mis gratuitement en ligne en novembre dernier dans l'indifférence générale) ou ses trois albums pré-Wilco avec le groupe Titanic Love Affair qui dans la catégorie Dinosaur Jr junior s'en sortait plutôt pas mal.
Il y a heureusement bien pire comme destin que d'être retenu comme celui qui a créé le son de l'excellent album Summerteeth ou comme le type qu'on voit dans cet extrait d'I Am Trying To Break Your Heart, documentaire sans doute pas très flatteur pour son caractère mais qui ne remet pas en cause son talent.
Jay Bennett avait quarante cinq ans et est mort dans son sommeil de cause pour l'instant inconnue. On sait cependant qu'il avait décidé de poursuivre Wilco il y a quelques mois pour une histoire de royalties impayées, peu de temps après avoir révélé devoir subir une opération de la hanche qu'il ne pouvait payer faute d'assurance.
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