Bob Dylan



Bob Dylan Vrai nom : Robert Zimmerman
Nationalité : américaine
Naissance : 24 mai 1941 à Duluth
Age : 68 ans
Métiers : Chanteur, Auteur-compositeur, écrivain, Multi-instrumentiste
Label : Columbia
Genre musical : Folk
Écoutez Bob Dylan sur : Radio Flu - Radio Pop Rock
Si je n'étais pas Bob Dylan, je penserai sûrement aussi que Bob Dylan a plein de réponses à mes questions.
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Il a beau avoir commencé dans les années 60, Bob Dylan est toujours en activité au XXIème siècle et toujours apprécié. Folk, culte, cité en référence, c'est l'une des personnalités musicales les plus importantes du XXème siècle.

 

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L'influence de Bob Dylan sur la musique populaire des années 60 à nos jours est incalculable. Son oeuvre a influencé les plus grands : les Beatles, les Byrds, Neil Young, Eric Clapton, Jimi Hendrix, Lou Reed, Paul Frederic Simon, Bruce Springsteen ou Patti Smith sont tous passés par sa voix de "sable et de colle", comme la caractérisait David Bowie dans sa chanson hommage "Song for Bob Dylan". Sa carrière fut recompensée par le prix Polar Music, un Grammy Award pour l'ensemble de sa carrière, par les honneurs du Centre Kennedy, par une intronisation au Rock and Roll Hall of Fame, au Nashville Songwriters, au Songwriters Hall of Fame, et il fût nommé parmi les 100 personnes les plus influentes du 20e siècle par le Time Magazine.

 

Les premières heures du rock'n'roll

 

Né le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesotta), de son vrai nom Robert Allen Zimmerman (ses grands parents sont des juifs immigrés venant de Russie). Le jeune Robert passe une grande partie de sa jeunesse à écouter la radio, d'abord des stations de blues et de country, puis les premières de rock'n roll. Au lycée, il forme plusieurs groupes, son deuxième, The Golden Chords, jouera d'ailleurs au concert des jeunes talents de l'école. En 1959, l'annuaire de l'école indique son ambition sous sa photo : "Jouer avec Little Richard." La même année, il joue deux concerts sous le nom d'Elston Gunn avec Bobby Vee, jouant du piano et clapant des mains.

 

La découverte du folk

 

Bob DylanParti étudier à l'Université du Minnesota, Robert Zimmerman s'intéresse à la tradition de la musique folk, "des chansons qu’on tient toujours de quelqu’un". Mais la fac ne l'emballe pas plus que ça et il part à la fin de sa première année pour arpenter les bars et les clubs folk de Minneapolis sous le pseudo de Bob Dylan (une déformation de son second prénom "Allen"). Il fait parler de lui par sa façon de chanter extrêmement expressive, s'éloignant de la beauté classique du blues originel. Cette expressivité lui fut souvent reprochée et on l'accusa de ne pas savoir chanter. Dylan est pourtant l'artiste à avoir le plus fait progresser l'usage de la voix dans la musique populaire. Dylan rencontre le bluesman Jess Fuller à Denver durant l'été 1960, l'inspiration derrière ses attaques torturées de guitare et d'harmonica. Le jeune homme s'est amélioré, autant en live qu'en composition, et décide de devenir musicien professionnel. Il part donc pour New York en janvier 1961, désireux d'y rencontrer son idole Woody Guthrie, chanteur folk très engagé, anarchiste et syndicaliste, mais qui meurt lentement à l'hopital des suites d'une chorée de Huntington (une maladie héréditaire entraînant une dégénerescence nerveuse irréversible). Dylan laisse une grande impression sur la communauté folk progressiste du Greenwich Village et se fait repérer par le producteur John Hammond (pas le chanteur), qui le fait singer sur Columbia en automne 1961 et enregistrer son premier album, Bob Dylan, en 1962, composé de reprises folk et blues, au succès relatif. Mais c'est avec ses deux albums suivants, The Freewheelin' Bob Dylan et The Times They Are A-Changin' que Bob Dylan s'impose durablement.

 

Protest singer malgré lui

 

Bob Dylan D'abord par ses textes, Dylan impose une manière d’écrire totalement unique à son époque, et très rarement égalée depuis. S'inspirant de la littérature, de la poésie surréaliste, mais aussi des "folksongs" réalistes de la grande tradition américaine, ses textes dessinent un univers intérieur d’une richesse ahurissante. Ensuite, par son expérimentation des dissonances, elle aussi héritée des racines blues et jazz de sa culture. Enfin, par ses prises de position contestataires, qui feront de lui (sans qu'il l'ait voulu) le leader de la contre-culture des années 60. Adulé comme un messie par le public folk et les milieux révolutionnaires gauchistes du début des années 1960, il refuse d’assumer ce rôle. De même qu'il rejette les jeux du business de la musique, en changeant sans cesse d’orientation musicale, ce qui lui vaudra régulièrement d’être accusé de "traîtrise" par ses anciens fans.

 

Batailles rock

 

Après un virage rock sur Another Side of Bob Dylan, mal accueilli par ses fans "politiques", Bob Dylan enchaînera les albums destinés à devenir des classiques, le plaçant parmi les plus grans poètes du 20e siècle. Libéré des contraintes du format folk, sa créativité dopée par les drogues, il écrit Bringing It All Back Home, Highway 61 Revisited et le double album Blonde On Blonde. Entre-temps, il initie les Beatles à la marijuana dans une chambre d’hôtel à New York, le 28 août 1964... une façon de les remercier d'avoir ouvert la voie des guitares électriques dans laquelle il s'engouffre vite. Il s'entoure d'un groupe de garage rock, The Hawks (rapidement renommé en The Band) dont l'alchimie fonctionne à merveille avec lui, et part pour la plus longue tournée mondiale de l'époque, éclatant allègrement les records de volume dans les salles de concert. Partout, ses fans politiques le huent, les autres l'adulent, certains concerts se transforment en batailles rangées.

 

La sortie de route de 1966

 

BOB DYLANEn juillet 1966, son épopée rock s’arrête plus brutalement encore qu’elle avait commencé : la moto du chanteur sort de la route, l’envoyant à l’hôpital et l’écartant des scènes pour deux ans. Douche froide pour Bob Dylan, qui prend le temps de réfléchir sur sa vie et décide de tourner le dos aux excès qui ont failli lui coûter la vie. Toutes sortes de rumeurs alarmistes circulent sur son sort : certains le disent mort, d’autres fou ou kidnappé par la CIA… Il réside en réalité dans sa maison de Woodstock et enregistre avec ses amis de The Band des ébauches de chansons qui sortiront en 1975 sous le nom de Basement Tapes, à peu près en même temps qu'un autre de ses classiques, Blood on the Tracks. Dylan revient en 1968 avec John Wesley Harding, album acoustique apaisé qui déçoit ses fans. Ils considèrent encore Dylan comme leur leader et attendent qu’il assume son rôle. Victime d’un véritable harcèlement, le chanteur tente de se réfugier à la campagne, puis de prendre un appartement anonyme à New York. Rien n'y fait. Il change donc de tactique, se sape en Cow-boy et se lance dans la pure country, avec son ami et mentor Johnny Cash. Les deux albums Nashville Skyline et le double Self Portrait consternent les fans : leur idole abandonne la contre culture pour devenir un tranquille père de famille. Il avouera ensuite dans ses mémoires que le coup était calculé pour se débarrasser d’une réputation trop envahissante... et des fans qui vont avec.

 

Vers le milieu des années 70, Dylan veut reconquérir son titre de Rockstar. Blood on the Tracks, narrant son divorce récent, rammène Dylan sous les projecteurs. Le son est épais et les textes explorent toutes les facettes de la détresse amoureuse. Succès. Mais Dylan ne sort pas de sa dépression. A une journaliste qui lui confie son enthousiasme, il rétorque qu’il ne voit pas comment l'on pourrait aimer expérimenter des sentiments tels que ceux exprimés par le disque. Dylan part en tournée, dans un style hippie un peu émoussé, et embarque avec lui des dizaines de festivaliers, invitant des musiciens à l'accompagner sur scène et produisant même un album plein de contes avec le parolier Jacques Lévy, Desire, sur lequel on retrouve (enfin !) une chanson contestataire, à propos de l'emprisonnement du boxeur Hurricane Carter.

 

BOB DYLANPuis Dylan meurt. Artistiquement. Ne produisant presque plus aucun album de valeur pour les trente années à venir. Il se convertit au christiannisme et entre 1979 et 1981, n'écrit plus que sur sa relation intime à Dieu. Ses textes sont évangélistes et sans saveur. Puis il arrête. Etait-ce à nouveau une stratégie d'éloignement ? Qui sait... Car en 1983, il écrit l'album Infidels, dont les thèmes deviennent brusquement judaïques. De notoriété publique, les années 80 se sont révélées une véritable hécatombe pour les grands artistes rock des années 60's et 70's, et Dylan ne fait pas exception à la règle. Ses albums sont ruinés par le son discoïde de l’époque, et il perd toute conviction à chanter lors de ses concerts.

 

Réconciliation avec la critique et le public

 

Au début des années 90, Columbia commence à éditer des coffrets regroupant ses archives les plus attendues depuis des décennies, Bob Dylan sort Good As I Been To You, un retour salvateur aux sources profondes de sa musique, suivi d'un World Gone Wrong composé de reprises de très vieux et souvent obscurs titres folk et blues. La critique salue, pour la première fois depuis longtemps. Avec Time Out Of Mind (1997), chronique désespérée de la vieillesse d'une rockstar, et Love And Theft (2001), un disque blues et jazz dépouillé, Dylan se réinstalle dans les charts et l'actualité musicale. Après 5 ans de silence, il revient en 2006 avec Modern Times. A l'approche de ses 70 ans, Dylan semble vouloir explorer le blues et les musiques latines sur le titre "Here Lies Nothing" sorti en mars 2009 et qui annonce la sortie de Together Through Life (avril 2009). Les dinosaures n'ont pas tous disparus.

Photos de Bob Dylan






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Les titres de Bob Dylan

The Times They Are A Changin' (1963)

Highway 61 Revisited (1965)

Like A Rolling Stone (1965)

Desolation Row (1965)

Ballad Of A Thin Man (1965)

From A Buick 6 (1965)

Queen Jane Approximately (1965)

It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry (1965)

Just Like Tom Thumb's Blues (1965)

Tombstone Blues (1965)

Hurricane (1975)

Oh, Sister (1975)

Sara (1975)

One More Cup Of Coffee (1975)

Joey (1975)

Romance In Durango (1975)

Isis (1975)

Black Diamond Bay (1975)

Mozambique (1975)

High Water (2001)

Tweedle Dee & Tweedle Dum (2001)

Bye And Bye (2001)

Po' Boy (2001)

Floater (2001)

Cry A While (2001)


Toute la discographie de Bob Dylan

Bob Dylan : dossiers et critiques

1. Bob Dylan : Pat Garrett et Billy the Kid de Sam Peckinpah (1973)
Les héros et leur double : Bod Dylan
Entretien avec Bertrand Tavernier

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Inspirations Joan Osbourne, Devendra Banhart, Muddy Waters, Graeme Allwright, Woody Guthrie, Robert Johnson, John Lee Hooker, Mando Diao, Moriarty, Laura Marling, Marit Larsen, Jaymay, Coming soon, Irina Lazareanu, Sophie Hunger, La Casa, Rio En Medio, Zak Laughed
Collaborations Tracy Chapman, Sly And Robbie, Bruce Springsteen, Michael Jackson, Johnny Cash, Martin Scorsese, The Band, Bob Geldof, Butterfield Blues Band, Larry Charles, Jonathan lethem
Amis/Famille U2, The Beatles, George Harrison, Joan Baez, Lester Bangs, Karen Dalton

Les sites consacrés à Bob Dylan

Le site officiel de Bob Dylan

Bob Dylan : vos commentaires

Anthony (invité)   07 Octobre 2008 à 12:42   

Un nouveau site consacré à ce mythe : www.BobDylan.fr, venez nombreux !

kamel d'Alger. DZ (invité)   13 Août 2008 à 20:58   

Quand je réalise que "blowin' in the windl" a été écrite par cet artiste à l'age de 20 ans, le moins qu'on puisse faire c'est de lui tirer chapeau, ce qui m'oblige à partager parfaitement l'avis de Danielle de Paris dans tout ses compliments. En effet, l'examen sémantique du texte et la pensée de l'artiste qui s'y dégage, me permetrai d'affirmer que ses ecrits ressemblent plus à des toiles de peinture qu'à de l'écriture, avec tout le coté obscure et énigmatique, invitant expressement chaque esprit à exécuter librement sa propre lecture du tableau. D'autre part le style interrogateur du texte, démontre aussi le coté non pretentieux de l'artiste de détenir les vérités de la vie et qu'à travers ses questionnements, il ne fait que tenter de secouer les consciences des autres pour réfléchir davantage sur les sujets douleureux du monde qui nous abrite. J'ai envie meme de contribuer avec cette citation qui m'est inspiorée à cet instant et qui est la suivante: "C'est à travers les questionnements de l'autre qu'on pout deviner ses pensée". J'espère qu'elle s'accordera avec l'esprit visionnare de ce grand maitre Dylan, pourvu qu'il sache peut etre lire le français pour y répondre.

Danielle de Paris,Fr (invité)   15 Mai 2008 à 01:00   

Bob Dylan est le plus grand et le plus génial des artistes!je suis une fan inconditionnelle et après quelques années où je l'écoutais un peu moins,je ne cesse de le redécouvrir au travers de ses albums variés et prolifiques,et tout est excellent,j'adore ses textes,sa musique,sa voix,son immense talent,et chaque fois que je vais à ses concerts,il est étonnant,inattendu dans ses nouvelles adaptations et arrangements de chansons cultes,au point que je m'amuse à chaque fois à reconnaître chaque chanson non pas par les "intros"(puisqu'il les change constamment!),mais par les paroles que je retrouve dès qu'il démarre un nouveau morceau (commentaire à suivre...)

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