Bruce Springsteen



Bruce Springsteen Surnom : The Boss
Nationalité : américaine
Naissance : 23 September 1949 à Freehold, New Jersey
Age : 60 ans
Métiers : Chanteur, Guitariste, Auteur-compositeur
Label : Columbia
Genre musical : Rock
J'ai toujours cru que le rôle d'un musicien consistait à fournir une source alternative d'informations, à créer un point de ralliement spirituel et social, un endroit pour vivre une expérience commune.
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Chanteur populaire, personnalité publique, superstar des années 80, Bruce Springsteen reste quelqu’un de modeste, qui aime se présenter comme un interprète folk à l’ancienne. Comme les vagabonds de la Grande Dépression (et Woody Guthrie, le plus célèbre d’entre eux), il se veut un témoin de l’Amérique populaire, racontant l’histoire de gens que les grands médias oublient. Là, sans doute, réside le secret de son immense retentissement. Là… et dans le rock’n roll ! Parce que pour ça, le Boss s’y connaît ! Il suffit de le voir sur scène pour s’en rendre compte.


Born in the USA


Né dans une petite ville du New Jersey, Springsteen grandit au son des disques d’Elvis Presley et Chuck Berry, puis de Bob Dylan, Phil Spector et des girls group. Une éducation à la fois pop, rock et folk dont il saura tirer les enseignements au cours de sa carrière. Pour commencer, il fonde The Castiles, groupe de lycéens qu’il continue d’animer de 1965 à 1967. Puis, se découvrant une solide vocation de chanteur, il enchaîne sur une série d’orchestres animant les bals de son état : Earth, Child, Steel Mill, Dr. Zoom & His Sonic Boom, le Bruce Springsteen et, enfin, le E Street Band. Musicien au professionnalisme déjà éprouvé, il s’attire dès cette époque son surnom de « The Boss », à cause de sa manière très procédurière de payer ses musiciens une fois par mois, à date fixe !


C’est au début des années 70 que son manager parvient à le mettre en relation avec John Hammond, légendaire producteur de Columbia qui avait découvert Count Basie, Billie Holiday, Bob Dylan et Leonard Cohen ! Hammond perçoit Springsteen comme un héritier de ces deux derniers et l’encourage à enregistrer Greetings From Ashbury Park (1973), un disque lorgnant clairement vers Blonde On Blonde et Highway 61 Revisited. Les paroles sont métaphoriques à souhait, le phrasé traînant, les arrangements semi-accoustiques… Mais seule une oreille avertie peut alors considérer le Boss comme autre chose qu’un copiste doué ! C’est le cas de Manfred Mann, qui, après celui de Dylan, se réapproprie le répertoire de Springsteen pour en livrer des versions pop progressives de son cru. Le Manfred Mann Earth Band reprend ainsi successivement "Spirits In The Night" (1975), "Blinded By The Light" (1976) puis, quelques années plus tard, "For You" (1980), faisant rentrer pour la première fois dans les hit-parades, celui qui finira par l’éclipser totalement.

 

 

Rock'n folk


Entre-temps, Springsteen publie, toujours en 1973, The Wild, The Innocent And The E Street Shuffle, un deuxième disque enregistré à toute blinde. Reprenant un répertoire plus scénique qu’ Ashburry Park, il est marqué par des morceaux très longs : "Incident on 57th Street", "Rosalita" ou la très mélancolique "New York City Serenade", premier témoignage brillant de ce qui va faire de la « ballade springsteenienne » un genre à part entière. Si la composition est clairement plus riche, la production, toujours un peu faiblarde, empêche le disque de toucher le grand public. C’est donc en 1975 que naît véritablement le Boss avec Born To Run, un disque que les journaux rock n’attendaient plus, en ces temps de déprime musicale aiguë, marqués par les pires disques de rock progressif imaginables…


Le E Street Band, pour sa part, est méchamment rock : les guitares attaquent, le saxophone est de nouveau au centre, et les copieux arrangements (orgues, clochettes, chœurs…) mettent enfin en valeur les multiples registres traversés par le chanteur. De "Thunder Road" à "Jungleland", en passant par l’indispensable morceau-titre, l’album abonde en classiques et dissocie définitivement le Boss de Dylan. Son univers, jusqu’ici en gestation, se trouve quelques thèmes phares : il sera beaucoup question de bagnoles et de jeunesses perdues à courir vers nulle part. Mais malgré l’engouement critique, l’album et les 45 tours ne percent pas encore… le grand public préférant les relectures de Manfred Mann.


Paru en 1978, Darkness On The Edge Of Town se fait attendre… Mais quel disque ! Ignorant superbement le punk-rock, Springsteen creuse encore l’univers de Born To Run, en lui apportant des arrangements encore plus luxuriants ("Badlands"), des guitares glam dignes de Mick Ronson ("Candy’s Room") et une poésie de l’errance encore enrichie ("Racing In The Street"). Le 33 tours reste un de ses chefs d’œuvre et conquiert enfin le grand public en se classant numéro un des ventes aux Etats-Unis. La même année, les 45 tours Fire (par Robert Gordon, puis les Pointer Sisters), et Because The Night (par Patti Smith), confirment également Springsteen dans son statut de compositeur pour les autres. Après toutes ces années de pratique, le carnet du chanteur déborde de compositions inédites.


Le E Street Band est donc mûr pour un double-album. Ce sera The River, en 1979. Moins cohérent que Darkness Of The Edge Of Town, il n’est pas facile à cerner. Les longues mélopées mélancoliques, comme "Point Blank" ou "The River", se marient mal avec des choses plus légères comme "You Can Look (But You Better Not Touch)", plus heureuses sur scène. Et l’album attire surtout l’attention par le single "Hungry Heart", un tube rétro à souhait sur un mari ayant quitté sa femme pour rouler dans la nuit : du pur Springsteen, en somme ! Après trois années de tournée, Nebraska (1982) apporte une nouvelle surprise au public et une nouvelle pierre angulaire à la discographie du Boss. Enregistré sans le E Street Band, avec une guitare sèche et un harmonica, il choisit le dénuement pour souligner les paroles et la musique. Plus sombres que jamais, les chansons évoquent la perte irrémédiable, à travers l’histoire de gens ordinaires : le chômage, le crime, la jeunesse qui fout le camp et le délire intérieur des grands dépressifs sont tour à tour évoqués, avant de se conclure sur l’énigme de "Reason To Believe" : comment diable fait-on pour y croire quand même ? Depuis Berlin de Lou Reed, on n’avait pas entendu de disque plus gai !


Le Boss devient un mythe


Lorsque sort Born In The USA, en 1984, le monde musical a bien changé : les batteries sonnent désormais très fort, avec un écho exagéré, les claviers envahissent tout et les refrains sont conçus pour se répéter quinze fois. Bref, les années 80 sont là, et les musiciens l’ont bien compris ! Naît alors le "paradoxe springsteenien". Avec la chanson-titre et, dans une moindre mesure, le remuant "Dancing In The Dark", le chanteur conquiert tous les hit-parades du monde, devenant un symbole vivant de l’Amérique, que Ronald Reagan essaiera d’utiliser pour sa campagne présidentielle. Et, dans le même moment, il demeure un parolier très critique, ancré à gauche, et un mélodiste hors pair, noyant ses compositions sous une tonne de vernis clinquant. Peu importe, tout ceci se vend très bien. Et avec Michael Jackson, Sting ou Peter Gabriel, le Boss devient une des personnalités centrales du show-business caritatif, chantant "We Are The World" pour l’Afrique et devenant un sociétaire de poids chez Amnesty International.


En 1986, il ruine bien des familles à Noël avec son quintuple album live, retraçant toute sa carrière. Puis, l’année suivante, il publie un disque discret : Tunnel Of Love, essentiellement composé de ballades et sans véritable tube. Suivent alors cinq années de silence avant Human Touch et Lucky Town, parus à une semaine d’intervalle en 1992. Souffrant toujours de la production étouffante de l’époque, ils convainquent peu la critique, même si le deuxième contient quelques jolies chansons. Et, la vague grunge se profilant, nombre de personnes classent le chanteur au rang des pré-retraités du rock. The Ghost Of Tom Joad (1995) apporte une belle surprise à ses fans. Suite de Nebraska, il remet en scène les oubliés de l’Amérique et séduit à nouveau la critique. Tracks (1998) coffret de quatre CD’s composé d’inédites et d’anciennes faces B finit de réhabiliter sa longue et riche carrière. On peut notamment y entendre la version dépouillée de Born In The USA qu’il avait prévue pour Nebraska, bien loin de la clinquante version définitive.


Bruce Springsteen, la politique et les années 2000


En 1999, il retrouve le E Street Band pour une nouvelle tournée mondiale, puis publie en 2002 The Rising, disque solo hanté par le 11 septembre 2001. Le message de paix qu’il tente d’y apporter trouve un écho politique deux ans plus tard. Devenant le porte-parole de la tournée "Vote For Change", il organise des concerts sur tout le territoire américain dans le but d’élire John Kerry, contre George Bush… un véritable coming-out politique pour cet artiste qui, malgré la dimension sociale de ses textes et son engagement pour Amnesty, séduisait un public de droite, autant que de gauche.


Plus discret que ses prédécesseurs, Devils And Dust a poursuivi en 2005 la série initiée par Nebraska et The Ghost Of Tom Joad. Et We Shall Overcome : The Seeger Sessions (2006) revisite à sa manière (swinguante et lxuriante) le répertoire de Pete Seeger, chanteur phare du protest-song qui avait beaucoup influencé Bob Dylan à ses débuts. En 2007, il sort également le CD/DVD Live at Dublin et l'album Magic. La tournée intitulée le Magic Tour se révèle remarquable, notamment grâce à la durée impressionnante des concerts, certains dépassant les 3h.


Lors de la campagne présidentielle de 2008, continuant d'affirmer son engagement politique, Springsteen soutient farouchement Barack Obama en effectuant quelques concerts en solo. Il y joue en avant-première le titre éponyme de l'album Working on a Dream prévu pour le 27 janvier 2009. Enregistré avec le E Street Band, ce seizième opus contient douze titres et deux chansons bonus : "The Wrestler", tirée du film du même nom qui décroche le Golden Globe 2008 de la "meilleure chanson originale pour un film", et "A Night with the Jersey Devil", morceau offert en ligne pour Halloween 2008. La production de Working on a Dream est assurée par Brendan O'Brien, déjà présent sur Magic.

Photos de Bruce Springsteen






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Les titres de Bruce Springsteen

Sad Eyes (2001)

The River (1980)

Born In The U.S.A (1984)

Outlaw Pete (2009)

My Lucky Day (2009)

Queen Of The Supermarket (2009)

What Love Can Do (2009)

This Life (2009)

Good Eye (2009)

Tomorrow Never Knows (2009)

Life Itself (2009)

Kingdom Of Days (2009)

Surprise, Surprise (2009)

The Last Carnival (2009)

Point Blank (1980)

Out In The Street (1980)

Cadillac Ranch (1980)

I'm A Rocker (1980)

Crush On You (1980)

Wreck On The Highway (1980)

Drive All Night (1980)

Sherry Darling (1980)

Two Hearts (1980)

The Ties That Bind (1980)

The Price You Pay (1980)


Toute la discographie de Bruce Springsteen

Personnalités associées à Bruce Springsteen

Personnalités Similaires Paul Simon, Peter Gabriel, Tom Petty And The Heartbreakers, Bob Seger, Ryan Adams
Inspirations Neil Young, Leonard Cohen, Creedence Clearwater Revival, Chuck Berry, Elvis Presley, The Byrds, Phil Spector, The Band, Woody Guthrie, Rose, Grégoire
Collaborations Tracy Chapman, Bob Dylan, Michael Jackson, Courteney Cox, Roy Orbison, Bob Geldof, Emmylou Harris, Brian De Palma
Amis/Famille Elliot Murphy, Jackson Browne

Les sites consacrés à Bruce Springsteen

Le site de Bruce Springsteen

Bruce Springsteen : vos commentaires

Robe (invité)   21 Octobre 2008 à 18:02   

je peux vous assurer que la qualité du bouquin est vraiment à la hauteur de mes attentes. Près de 500 photos réalisées par plus de 70 photographes différents et s'étalant sur une période allant de 1971 à mars 2007 contribuent à ranger 'For You' dans la catégorie des poids lourds en terme d'images. Et, grande originalité du livre Seule la présentation et l'introduction sont de la plume de Lawrence Kirsch, éditeur de cette excellent bouquin. For you n'a été tiré qu'à 2000 exemplaires: www.foryoubruce.com

Lawrence (invité)   31 Août 2008 à 03:22   

J`aimerais vous remercier de vous êtes procuré le livre For You de Bruce Springsteen. Grâce à vous, le projet s`est avéré être une réussite phénoménale. Il reste seulement quelques copies disponibles. Je vous encourage à partager vos commentaires de For You dans les sites d`admirateurs de Springsteen,les blogs ou autres sites de discussions sur le web. Votre soutien est très apprécié. Merci, Lawrence Www.Foryoubruce.com

david (invité)   27 Décembre 2007 à 12:36   

je suis deçu que votre diagnostic sur bruce springsteen soit aussi leger je pense que si on doit ecrire des chose sur le boss il doit etre aussi fort que luimeme compose oumonte sur scene voila et j'aimerai rajouter van morisson au niveau de ses inspiration

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