Contrairement à beaucoup de ses coreligionnaires, Dominick Martin aka Calibre a fait ses premières gammes sur de "vrais" instruments (violon, basse, etc.) puis en intégrant des groupes, oscillant entre jazz, expérimental et punk-rock. L'appel des machines viendra plus tard pour ce jeune Irlandais porteur d'un certain renouveau de la drum-n-bass. Mais c'est peut-être là qu'il faut chercher la raison du titre de son premier album :
Musique Concrete paru sur Creative source en 2001. Encore que, parmi les courants musicaux qu'il affectionne particulièrement, il y ait aussi le dub, le hip hop, la soul et le funk ! On le voit, Calibre n'est pas autiste…
Ce faisceau d'influences se ressent, directement ou indirectement, au travers de ses compositions riches et complexes. Des morceaux marqués du sceau de l'équation "vocal & breakbeat". En d'autres termes, Calibre à un style assez soulful, voire liquid funk pour reprendre une qualification entérinée par Fabio notamment. Et ce n'est pas un hasard si la plupart de ses réalisations sont sorties chez Signature Records, plateforme annexe à Soul:R. Le label de
Marcus Intalex avec qui Calibre — et Lee Davenport alias ST File — est impliqué dans le projet Mist:ical qui verse plus vers la jungle avec des patterns et des gimmicks dub / ragga (cf.
Mistical Dub EP,
The Eleventh Hour). Mais s'il est assez prolifique question maxis, en revanche Dominick Martin fait languir ses fidèles. Très "arc-en-ciel" pour ce qui est des variations et textures employées, son deuxième album,
Second Sun, est paru fin 2005. Depuis, on attend la suite !