L'aspect positif, c'est de jouer de la musique! L'aspect négatif, c'est de vivre dans une société pour qui la musique ne fait pas forcément partie du quotidien et qui a tendance à considérer cela en termes de produits de consommations. ”
Née à Paris en 1978, Camille se passionne dès son plus jeune âge pour la musique, encouragée par un père musicien et galvanisée par ses cours de danse classique. Toute petite, elle rêve déjà d’être chanteuse, actrice ou encore danseuse mais se consacre tout d’abord à ses études. Et côté scolarité, Camille n’a rien à envier à qui que ce soit! Elle obtient en effet le très renommé diplôme de Sciences Po.
Mais la jeune femme n’a pas seulement le nez dans ses bouquins : elle continue le chant et développe un style déjà très personnel, de la soul des seventies à la folk pop made in sixties. Elle teste ensuite les chansons qu’elle a composées dans des clubs parisiens, en compagnie entre autres du musicien Sébastien Martel, avec lequel elle collaborera de multiples fois par la suite.
Camille se fait alors repérer pour une émission TV, où elle officie dans les chœurs de
Jean-Louis Murat. Elle figure ensuite dans le film d’
Antoine de Caunes, « Les Morsures De L’Aube » puis contribue à la B.O de « La Vie La Nuit ». Infatigable, elle trouve aussi le temps de mettre au point une maquette de quatre titres et finit par signer un contrat avec le label Source, satellite de Virgin.
A seulement 24 ans, la belle sort « Le Sac Des Filles », un premier album qui obtient un certain succès sans pour autant faire un carton. Mais l’on peut déjà y trouver les textes malins, marrants et parfois mélancoliques qui feront son succès quelques temps plus tard. Elle participe également à des projets artistiques, comme « Les Pétroleuses », un disque d'électronica, et partage la scène de l’Européen à Paris avec le chanteur Roméo, en 2003.
La chanteuse enchaîne ensuite les collaborations avec Marka,
Jean-Louis Murat et enfin
Gérard Manset. En 2004, elle apparaît sur « Ragalet » l’album de son compère Sébastien Martel où elle chante deux chansons et surtout, se lance dans
Nouvelle Vague, un collectif de chanteuses reprenant en version bossa quelques classiques punk et new wave (
les Cure,
Joy Division,
les Clash ou encore les
Dead Kennedys, dont Camille reprend le piquant « Too Drunk To Fuck»). Dans la foulée, elle pose sa voix sur « Superdiscount 2 » d’
Etienne de Crécy (« Someone like you », une chanson qu’elle co-écrit avec le DJ), et collabore avec Oomiaq,
Franck Monnet et
Lokua Kanza.
C'est avec la sortie de son deuxième opus, « Le Fil » que Camille atteint la consécration et devient la révélation de l’année 2005. Entre musique ethnique, sonorités RNB, bruits de bouche et textes percutant - à l’humour ravageur - Camille devient une des chanteuses préférées de l'Hexagone, en particulier grâce à son premier single : « Ta douleur ». Sur scène, elle se montre absolument géniale, drôle, coquine et malicieuse. Elle apporte aux versions studios de ses chansons une magie, une force, un grain de folie contagieux qui transporte son public grâce à un spectacle haut en couleur, entre concert, cabaret et café-théâtre absolument jouissif. Si l'idéal est de la voir, on peut en avoir un aperçu avec son premier live, paru en 2006.
La même année, elle a entamé une collaboration avec les
Pascals, orchestre expérimental japonais fondé en hommage au compositeur
Pascal Comelade. Parallèlement, elle a trouvé un nouveau moyen de surprendre son public en acceptant de tourner, au cours de l'été 2006, dans Ava, premier film d'Olivier Lecot. Elle y partage l'affiche avec Jonathan Zaccaï.