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Nationalité : Brésilienne Naissance : 14 mai 1952 à Dumbarton Age : 57 ans Métiers : Chanteur, Auteur-compositeur, Ingénieur du son Genre musical : Pop Écoutez David Byrne sur : Radio Flu - Radio Pop Rock |
Né en Ecosse en 1952, ses parent déménagent d’abord au Canada, avant de s’installer à Baltimore. Là, le jeune homme coincé croise la paire Tina Weymouth et Chris Frantz au collège avec lesquels, s’adjoignant Jerry Harrisson, premier guitariste et claviers des Modern Lovers de Jonathan Ritchman, il fonde les Talking Heads en 1974.

Très barrés dans le psyché, les Artistics de Rhode Island deviennent les Talking Heads en arrivant à New-York, et le coup de rasoir n’est pas que sur les tempes : le son des guitares est vrillé dans l’aigu comme la voix de Byrne en "Psycho-chicken" sur Talking Heads 77 (mais bordel, qu’est-ce que c’est - on n’a toujours pas la réponse, sinon que cela a à voir avec Alfred Hitchcock). Ils mettent tout de suite au point l’équation qui va faire leur succès : une rythmique funky-disco assurée par le couple à la ville comme à la scène des futurs Tom-Tom Club, Chris Frantz et Tina Weymouth qui fait groover les lignes de guitare ultra-rigides de Harrison et Byrne et donne le contraste sonore du groupe et sa particularité. Byrne raconte là-dessus les cauchemars urbains des adolescents américains avec un style obscur, proche de celui deRadiohead et de REM. Croisant rapidement Brian Eno, Byrne le laisse coacher le son au fil des albums le tirant à la fois vers l’électronique de Fear of Music et le vrai funk de Remain in Light. La collaboration se passe tellement bien qu’ils écrivent ensemble My Life in the Bush of Ghosts, disque pionnier des samples (Hello Dj Shadow et les Avalanches !), sur des modèles sonores de Jon Hassell et Holger Czukay.
Mais Byrne, pas sorti d’une art-school pour rien (tous les Talking Heads sont sur le même modèle entre design et archi) ne veut pas se cantonner au son, et trafique d’abord les images, avant de foncer dans le cinéma. Un petit détour par les clips du groupe et puis, Jonathan Demme leur propose de filmer un de leur concert pour en faire ressortir les spécificités visuelles. Cela donnera Stop Making Sense, meilleur rapport image/son de 1984, Trois ans auparavant, il avait composé the Catherine Wheel The Civil Wars pour la chorégraphe Twyla Tharp, puis il fera de même avec Bob Wilson pour l’opéra.

Enfin, pendant que les autres Talking Heads se lancent qui dans la production, Harrison avec les Violent Femmes, qui dans la disco avec Wordy Rappinghood du Tom-Tom Club, la tension montre entre les membres qui commencent à trouver le temps long, Byrne décide de filmer des Américains en plein délire qui assument leur étrangeté, comme des costumes en gazon… Ce sera True Stories en 1986, carrément barré ! Il compose aussi avec Ryuichi Sakamoto la BO du Le Dernier empereur de Bernardo Bertolucci. Trop occupé pour gérer le groupe, il décide de tout lâcher et monte son label pour se libérer de son contrat avec Warner, en échange de sa distribution.
Les autres Heads sont fâchés de ce qui rompt l’accord tacite de survie du groupe, avec la totale liberté des projets annexes… Mais Byrne sort Rai Momo et des compilations cubaines qui font pâlir d’envie Radio Nova. Le funk l’a porté des Antilles en Amérique du Sud, puis en Europe et en Afrique, en passant par le psychédélisme brésilien d’Os Mutantes. Il monte en 2005, un canal radio sur le Net (Radio David Byrne) qui diffuse tout sans restriction :des chant de pygmées à la country la plus basse du front – et ses commentaires acides sur l’industrie du disque, assez croquignolets !

Cette même année 205, il écrit avec Fatboy Slim, l’opéra-disco Here Lies Love sur la vie d'Imelda Marcos, la femme de l’ex-dictateur philippin. En 2006, il sort Arboretum, la BO et le catalogue d’une rétrospective de ses œuvres constituées de photographies, sculptures, peintures, chaises, meubles et broderies installée à Pace/MacGill Gallery, NYC.
C’est aussi le moment choisi par le duo Eno-Byrne pour ressortir My Life in the Bush of Ghosts, augmenté de nouveaux titres et d’un lien permettant de faire ses propres mixes à partir de Creative Commons. Une idée qui les amène en 2007 à co-écrire en 2008 un album pour lequel une tournée est prévue à l’automne 2008, Everything That Happens Will Happen Today. Et, dernière exaction du monsieur au printemps de cette même année : l’habillage sonore total du Battery Maritime building, un terminal de ferry à Manhattan en se servant des canalisations pour y faire des concerts, par résonnance.
| Personnalités Similaires | Dear Reader |
| Collaborations | Fatboy Slim, Talking Heads, Ryuichi Sakamoto, Brian Eno, N.A.S.A. |
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