Dead Can Dance



Dead Can Dance Nationalité : australienne
Naissance : 1981
Séparé en : 1998
Label : 4 ad
Genre musical : Cold Wave
Selon les circonstances, un même morceau atteindra la perfection ou sombrera dans la médiocrité. Entre ces deux extrêmes, la frontière est plus ténue qu'on ne le croit. (Brendan Perry, Les Inrockuptibles, octobre 1999)
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Dead Can Dance aura été un groupe atypique de la cold wave, genre avec lequel ils finiront par prendre leurs distances pour mieux explorer des territoires bien peu représentés dans la pop moderne, à savoir tout l’héritage musical légué par la culture médiévale et par la Renaissance.
 

La vague froide australienne

La formation du groupe se fait en 1981 à Melbourne, lorsque Brendan Perry (guitare/baryton) se décide à entamer une collaboration avec les musiciens Simon Monroe (batterie) et Paul Erikson (basse), suivi très vite par l’arrivée de Lisa Gerrard (contralto). Si Dead Can Dance connaîtra au fil des ans de nombreuses modifications de son lineup, il possède toutefois en Perry et Gerrard un noyau dur stable et solide qui résistera à ces diverses allées et venues de musiciens. Les premiers départs sont ceux de Monroe et Erikson, qui surviennent dès l’année 1982 après la décision des deux vocalistes de déménager à Londres, et de bénéficier d’une scène plus dynamique et réceptive à leur style musical pour le moins original. Leur arrivée en Angleterre ne se fait toutefois pas dans la facilité, le groupe ayant des difficultés à vivre de sa musique.

Toutefois, l’enregistrement et l’envoi à plusieurs maisons de disque de quelques démos au début de l’an 1983 s’avéreront payants, puisque la maquette reçue par le label 4AD persuade son fondateur Ivo-Watts Russell de signer le groupe. La formation australienne se saisit opiniâtrement de cette main tendue, grâce à laquelle Dead Can Dance se jette véritablement à l’eau, assurant notamment des premières parties pour les Cocteau Twins et un enregistrement à la BBC d’une fameuse Peel Sessions.
 

Anti-pop

Un premier album éponyme, Dead Can Dance, voit le jour en février 1984, aux sonorités post-punk et gothiques, créant une ambiance mystique et liturgique assez peu conventionnelle dans la cold wave anglaise. Spleen and Ideal, deuxième livraison salué par la presse et le public et publié en 1985, creuse un peu plus le sillon romantique et ténébreux, comme en atteste le titre, référence directe aux Les Fleurs du mal. Déconcertant à la fois le public new wave et celui, plus spécialisé, du rock gothique, Dead Can Dance est un objet de fascination extrême pour ses contemporains, bousculés dans leurs habitudes d’auditeurs, chose assez extraordinaire à une époque des plus effervescentes et ouvertes de la musique populaire. Deux albums parachèveront la décennie triomphale des Australiens, Within the Realm of a Dying Sun (1987) et The Serpent’s Egg (1988), ce dernier laissant poindre des influence baroques et médiévales assez nettes.
 

Ovni culte

Le paroxysme de cette esthétique ressuscitant le Moyen-âge européen et les percussions tribales sera atteint avec Aion (1990) et Into the Labyrinth (1993), qui marqueront les débuts du groupe sur le territoire américain. Spiritchaser, sorti en 1996, sera l’acte final de la carrière studio de Dead Can Dance, la formation annonçant sa séparation officiellement en 1998. Lisa Gerrard et Brendan Perry vont, dans les années qui suivent, continuer leurs expérimentations vocales et mélodiques, sans toutefois connaître un succès populaire approchant celui qu’ils connurent ensemble. La reformation du groupe survient en 2005 et célébrée par une tournée en Europe et aux Etats-Unis.

Devenu objet de culte des deux côtés de l’Atlantique, Dead Can Dance a su durant sa carrière imposer un son singulier et audacieux qui, s’il n’a pas eu un impact déterminant sur la pop avant-gardiste d’aujourd’hui, a marqué durablement l’esprit et l’oreille des mélomanes new wave.

Photos de Dead Can Dance






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Les titres de Dead Can Dance

Yulunga (Spirit Dance). (2000)

Ubiquitous Mr Lovegrove (2000)

Wind That Shakes The Barley (2000)

Carnival Is Over (2000)

Ariadne (2000)

Saldek (2000)

Towards The Within (2000)

Tell Me About The Forest (2000)

Spider's Stratagem (2000)

Emmeleia (2000)

How Fortunate The Man With None (2000)

Nierika (1996)

Song Of The Stars (1996)

Indus (1996)

Song Of The Dispossessed (1996)

Dedicace Outo (1996)

The Snake And The Moon (1996)

Song Of The Nile (1996)

Devorzhum (1996)


Toute la discographie de Dead Can Dance

Personnalités associées à Dead Can Dance

Personnalités Similaires Nick Cave, Kate Bush, Björk, The Cure, Cocteau Twins, Sinead O'Connor, Natacha Atlas, Madredeus
Inspirations Joy Division, Tim Buckley, Tangerine Dream, Scott Walker, Brian Eno, Ennio Moricone

Les sites consacrés à Dead Can Dance

4ad, le label de DCD
Le site officiel de Dead Can Dance
Le site officiel de Lisa Gerrard
Le site officiel de Brendan Perry

Dead Can Dance : vos commentaires

sophie.tournemine (invité)   05 Mars 2008 à 13:41   

Qu'écrire d'autre que "FANTASTIQUE". Mon camarade Jean-Gabriel aurait dit "la voix d'un ange", j'ajouterai pour reprendre Carlos Luis ZAFON "un ange, sculpé dans un nuage". Merci à Lisa Gerrard et Brenda Perry de me permettre de rêver éveillée.

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