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Voilà ce qui vous attend sur ce nouvel opus des américains de Deerhunter : des paroles floues voire inintelligibles (et absentes la plupart du temps) et des compositions s'étirant sans fin à l'ombre de grattes redondantes hantées par des effets de delay et de reverb'. Alors bien sûr il faut se forcer un peu pour rentrer dedans...

Mais le jeu en vaut la chandelle ! Car si l'on s'y intéresse suffisamment, l'oeuvre devient poignante et abyssale, mais on peut aussi la voir comme une bonne grosse branlette de musicien élitiste au premier abord. A chacun de se faire son idée.
Le groupe repose sur son chanteur pourtant maigrichon (il est victime du syndrome de Marfan), Bradford Cox, qui use de sa musique comme d'une thérapie. Malgré cela, et malgré son obsession pour le caca, il a un potentiel de superstar indie non négligeable. Faisons les paris : avec un album solo ou un "Hallelujah" de derrière les fagots, il peut devenir une icône pour les ados romantiques du futur. Enfin, il faudrait aussi qu'il meurt à 27 ou 33 ans, ce serait un plus.
En tous cas, espérons qu'il s'orientera dans l'avenir vers des compositions moins alambiquées, à l'image de leur EP "Fluorescent Grey" car ce groupe pour l'instant énorme est à quelques doigts de sombrer dans l'insupportable.
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