Derrière l’alias de Dirty Projectors se cache le compositeur new-yorkais Dave Longstreth. Scolarisé dans la prestigieuse université américaine de Yale, il décide de tout arrêter pour se consacrer à la musique. Il commence ainsi en 2002, avec un premier album
The Graceful Fallen Mango auto-produit qui laisse découvrir l’ambiance diaphane de Longstreth, entre lo-fi et improvisations tortueuses, accompagné par Wolf Colonel ou encore Dear Nora.
En 2003, il sort son premier album sous le nom de Dirty Projectors, et signe chez Western Vinyl pour la sortie de
The Glad Fact qui sera très vite suivi de
Morning Better Last ! qui sortira à la fin de l’année sur internet, compilant des titres de trois triple albums qu’il avait enregistré en 2001 et 2002. L’année suivante, Longstreth poursuit ses expérimentations rock avec
Slaves' Graves & Ballads, compilation de deux précédents EP, dont la première moitié était constituée de Longstreth jouant avec sa guitare un lo-fi intimiste avec un orchestre de chambre, The Orchestral Society for the Preservation of the Orchestra, tandis que la seconde moitié est la même, sans les arrangements orchestraux.
Au fil des années, la musique de Dirty Projectors se marginalise d’autant plus que Longstreth expérimente de nombreux domaines, parfois opaques. C’est ainsi, que
The Getty Address gravite autour du personnage de Don Henley, membre fondateur des
Eagles, des thèmes de l’americana, du 11 septembre…
Rise Above, sorti en 2007, est également une bizarrerie, étant un album concept où Dave Longstreth a voulu réécrire l’album
Damaged des
Black Flag de mémoire, lui permettant de revisiter de manière plus étendue et plus orchestrale les interjections musicales du groupe punk californien.