L'histoire du duo Dub Wiser commence en même temps que celle du dub à la française. C'est-à-dire au milieu des années 80s, au creuset du rock alternatif. Rico et Luz, les protagonistes de l'affaire sont en effet impliqués à cette époque dans Skhan et surtout Ausweiss & Puppa Leslie (R.I.P.).
Dix ans plus tard, Dub Wiser émerge en proposant en déclinaison un peu plus électronique du dub, comparée aux productions de nos compatriotes. Les Anglais, qui détiennent toujours le monopole en la matière, ne s'y tromperont pas puisqu'ils s'empresseront de les remixer. Dès leur premier maxi,
Sensi Drinka paru en 2000 chez HammerBass, on trouve 2 relectures opérées par Alon Adiri (@
Dub Syndicate).
Après
A New Millenium Of Dub, un album haut en couleurs — qui combine reggae-dub, electro, breakbeats décalés, basses sourdes et des effets en ricochets — et doté d'un titre en référence à
Aswad (cf.
A New Chapter Of Dub), ils ont droit à un "tribute" en règle de la part de dub-addicts français plutôt atypiques.
Dans ce
Chapter II, Dub Wiser est ainsi revisité par
Elephant System (éphémère combo dub électrique de Marco / Treponem Pal),
Brain Damage, Rasboras (un grand vizir méconnu qui parfume ses compos de saveurs moyen-orientales), General Dub (sur un créneau apocalyptique), The Count Of Monte Cristo (sans "h"… mais avec la pertinence de Bill Laswell et du label Wordsound avec lesquels cet ingé-son a travaillé), Dither (et son approche "scornienne" du dub), les DJins (plus jungle et world), Wide Open Cage (elektro-rock torturé).
La "suite" sera plus sage tout en s'ouvrant encore sur d'autres horizons. Ainsi, avec
Behind The Dub Side, publié en 2005 toujours par HammerBass, Dub Wiser incorpore des éléments hip-hop, noisy, électroniques, etc. Et les vocaux se font nettement plus présents grâce à Agnieszka, Solomon KT, Lyncee et Krokmeeten (ahaha, elle est bonne).