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- Retrouvez cet album dans le top albums 2008 de Flu
En Angleterre, les hypes passent mais ne se ressemblent pas tout à fait. Le printemps est généralement la bonne période pour lancer des phénomènes : l'époque mène tout droit aux festivals d'été qui sont toujours prompts à faire des fêtes monumentales aux nouveaux venus. Ainsi en va-t-il des Oxfordiens de Foals, survendus depuis quasiment un an et qui révèlent enfin leur premier album. Antidotes est à ce titre, un bel exemple de ce qu'on peut attendre d'un jeune groupe : une fougue imparable, une énergie et un entrain sophistiqués qu'on n'avait pas rencontrés depuis les ultrarapides Bloc Partouze (en mieux). L'ouverture d'Antidotes est, à cet égard, un modèle du genre : "The French Open" pose un son electrorock travaillé (une trompette en arrière-plan), une voix (celle de Yannis Philippakis) un rien bizarroïde et pas forcément ultraclassique (on croirait parfois retrouver le ton à l'hélium des premiers Supergrass) ainsi qu'une rythmique affolante (merci la drum'n'bass) soutenue par une batterie speedée et des sonorités électroniques qui ne sont pas sans rappeler la révélation Battles de l'année précédente. "Cassius" est le titre qui tue : répétitif à souhait, entêtant et qui joue vite à écrabouille-neurones. "Red Socks Pugie" est presque aussi bon si ce n'est meilleur : son démarrage en faux plat atmosphérique trompe l'oreille, avant que le morceau ne soit transporté vers une sorte de poésie tambourine entre Battles (toujours) et The Thrills (pour le côté pop) par une batterie d'école du cirque. "Olympic Airways" revient en terres indie pop connues d'une assez belle façon. Le chanteur appelle son petit monde à quitter la tristesse du monde réel pour une disparition ("move away") qu'on croyait jusqu'ici l'apanage des groupes américains. Ca ne se gâte pas sur "Electric Bloom" où le groupe et son chanteur (dont la voix évoque parfois celle d'un Robert Smith jeune) suggèrent qu'ils auraient pu faire un bon groupe coldwave.

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