La vie de Frédéric Chopin est à rapprocher de celle de
Franz Liszt, d’une part parce qu’ils se fréquentaient – ils font partie avec
Robert Schumann et Félix Mendelssohn du groupe de 1810, puisqu’ils sont tous nés dans un mouchoir de poche autour de cette date – et d’autre part par leur rapport au piano. Chopin, comme Liszt est un pianiste virtuose précoce qui se consacrera quasi exclusivement au piano.
Il réalise ses premières compositions alors qu’il est encore élève au conservatoire entre 1826 et 1829 :
Valses,
Polonaises,
Mazurkas et
Nocturnes voient le jour ; elles sont les premières d’une longue série. Il compose deux
Concertos pour piano en 1830, juste avant de quitter définitivement la Pologne pour Paris. C’est là qu’il rencontre Liszt et
Hector Berlioz. Accepté dans la société mondaine parisienne, il entame une vie au sein de la haute société, professeur de piano des grandes aristocrates européennes. Il compose de nombreux
Nocturnes, des
Mazurkas, douze études entre 1832 et 1835. Mais c’est alors que Chopin tombe malade, atteint de phtisie. S’il a vécu si longtemps avant d’être emporté par la maladie, c’est peut-être grâce à sa rencontre avec
George Sand qui devint sa maîtresse pendant près de dix ans à partir de 1837. Cette période a été le théâtre d’une intense création :
Impromptus,
Préludes,
Ballades etc. Chopin écrit de magnifiques pages pour le piano. Moins expansif que Liszt, il orne ses compositions d’une délicatesse presque aristocratique ; plus intériorisée, la musique de Chopin est souvent courte, nourrie de musique classique – il était un grand admirateur de
Mozart – et de musique slave, son arrachement de sa Pologne natale ayant toujours été un événement douloureux.