Georg Friedrich Haendel



Georg Friedrich Haendel Naissance : 23 February 1685 à Halle
Mort le : 14 April 1759

Métier : Compositeur
Genre musical : Musique Classique
Haendel est le maître inégalable de tous les maîtres ! Allez-y et apprenez de lui à produire d’aussi grands effets avec peu de moyens. - Beethoven
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Haendel est initialement d’origine allemande, mais ayant pris la nationalité anglaise après que les Anglais l’ont adopté, il est devenu le successeur de Purcell. Enfant, il prend avec l’organiste Zachow des cours qui lui fournissent de solides bases musicales lui permettant par la suite de briller comme improvisateur à l’orgue. Il commence à composer et en 1703, abandonne ses études de droit pour aller à Hampbourg et présenter ses premiers opéras écrits dans un style italien comme Almira. Grâce au succès de ses œuvres, il est pris sous la protection de la famille Médicis, mécène parmi les mécènes, facilitant un voyage en Italie et la rencontre de Scarlatti et de Corelli.

Il connaît la gloire grâce à ses nouvelles compositions dont l’opéra Agrippina joué à Venise en 1709, ce qui lui vaut d’être nommé, à son retour à Hanovre en 1710, maître de chapelle de l’électeur. Pourtant il repart presque aussitôt en Angleterre où il restera, prenant même la nationalité anglaise en 1726. Il est alors un compositeur prolifique, enchaînant succès sur succès avec, entre autres, son opéra Rinaldo en 1711, ainsi qu’un Te Deum en 1713. En 1717, il livre les fameuses Water Music, musique composée pour les jeux d’eaux des jardins du roi George 1er. Cette œuvre est un subtile mélange du style français – caractéristique des œuvres de Lully – , du style italien, et d’une touche anglaise, comme en témoignent les riches parties des instruments à vents. Haendel est alors considéré comme le digne héritier de Purcell.

Suite à la création de la Royal Academy of Music en 1719 – et qui sera dissoute en 1728 – Haendel compose une quinzaine d’opéras dans le style italien, qui ne sera jamais totalement apprécié des Anglais. Ainsi, Floridante en 1721, Julio Cesare en 1724 et Scipione en 1726 voient le jour et sont acclamés dans toute l’Europe. Suivront d’autres œuvres lyriques comme Lotario en 1729 ou encore Alessandro Nell’Indie en 1731 et Orlando en 1734. Il abandonne peu à peu l’opéra pour se consacrer quasi exclusivement à l’oratorio – le premier en langue anglaise, Deborah, date de 1733 – genre dans lequel il va s’imposer. La place importante qu’il donne aux chœurs permet tour à tour un style puissant ou bien rythmique et même décoratif avec des ornements vocaux de toute beauté. Écouter ainsi le final du Messie (1742) ou encore son chef d’œuvre Samson (1742). Dès 1751, sa vue baisse, mais il continue de composer et de jouer les parties d’orgue de ses oratorios. Il meurt aveugle huit ans plus tard. La grande production d’opéras dans un premier temps, puis d’oratorios ont permis à Haendel d’explorer et de roder un style où l’expressivité est très développée ; il ouvrit la voie à ses successeurs venus d’Autriche ou d’Allemagne, tels Mozart ou Beethoven.

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