Les Improvisators Dub ont, à juste titre, une très bonne aura. Et pourtant leur discographie est loin d'être pléthorique… Mais ils ont bâti leur réputation sur une implacable présence scénique. Une basse d'enfer, des riddims qui claquent, des mélodies pertinentes, des effets savamment dosés : les lascars emmenés par Manutension ont une solide expérience. Et ils ont développé un son "warrior" qui rivalise avec celui des Grands Bretons, éternels leaders en la matière.
Improvisators Dub a conçu son premier vinyl dans l'antre de Chris Lane, A Class Studio (au destin inséparable de Gussie Prento et Fashion Records). Et ce grâce à l'entremise de
Junior Delgado ! C'était en 1997 et il s'agissait d'un 45t prometteur :
The Bird, The Frog & The Dub / Asia Dub. Beau début après avoir commencé deux ans plus tôt, dans les rues de Bordeaux, lors de la fête de la musique…
Quelques galettes et beaucoup de concerts plus tard, en 2000 plus précisément, ils frappent un grand coup en sortant
Dub & Mixture, un mini-album (seulement 45 minutes, hélas !) qui scelle leur rencontre avec The Disciples, fer de lance du dub new-roots / steppers qui fait fureur dans les sound-systems. Une véritable machine de guerre, à la fois mélodique et percutante. On en retrouve la trace, ou plutôt les effets "in situ", sur
Live Act Outernational qui se clôt sur une longue dérive "Jungle".
A l'exemple d'une longue pratique qui s'enracine en Jamaïque, ils sortent ensuite un double album
Super Vocal & Dub Session. Soit des compos qui servent de réceptacle aux "lyrics" dispensés par Danny Vibes et Jonah Dan (travaillant par ailleurs en tant que producteur et percussionniste avec
Alpha & Omega, Bush Chemist, Shades Of Black, etc.) doublées de leurs "versions" bien frappées. Une expérience reconduit en 2005 pour le compte du label Supersonic avec
W.I.C.K.E.D. où interviennent Ras I, Asney & Humble I.