James Brown



James Brown Surnom : The Godfather Of Soul
Nationalité : américaine
Naissance : 03 May 1933
Mort le : 25 December 2006

Label : Polydor
Genre musical : Funk
I feel good !
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Parrain de la Soul, père fondateur du Funk et grand inspirateur du Hip-Hop, auteur, compositeur et interprète incomparable, meneur de groupe, producteur, danseur souvent imité mais jamais égalé, James Joseph Brown n'a pas démérité son surnom de "Hardest Working Man in Show Business" (travailleur le plus acharné du show business). Né le 3 mai 1933 à Barnell, Caroline du Sud, puis élevé à Augusta, Géorgie, deux des états qui pratiquaient alors les ségrégationnistes " Jim Craw Laws ", en pleine crise économique, le futur "Mr Dynamite" semblait pourtant mal parti pour connaître la gloire.

 

Le jeune James
Après le divorce de ses parents survenu alors qu'il n'avait que 4 ans, Brown débarque deux ans plus tard à Augusta avec son père qui le refourgue à un tante tenancière d'un bordel. Originaire d'une famille très pauvre, le jeune James rabat les clients et gagne sa vie en cirant de chaussures ou en ramassant du coton, tout en apprenant les rudiments de la guitare avec Tampa Red, un bluesman qui fréquentait une des filles de l'établissement. Gamin des rues, il passe des petits boulots aux petits délits et se fait choper à 16 ans pour avoir voler des vêtements dans des voitures.

 

En prison, Brown monte un groupe de gospel et fait la rencontre de Bobby Byrd, dont la famille accélère sa libération en lui offrant un toit et un job. A sa sortie, il intègre le groupe de Byrd, les Avons bientôt renommé James Brown and the Famous Flames. En 1956, le label King Records sort leur premier tube, "Please, Please, Please", qui s'écoulera à plus d'un million d'exemplaires.

 

Le début de la gloire
Toutefois, Brown n'est encore qu'un crooner parmi tant d'autres et doit batailler avec la direction artistique de King Records. En 1965, il a enfin les mains libres et claque en solo un titre annonciateur de la révolution rythmique en cours : "Papa's Got a Brand New Bag". Deux ans plus tard, elle prend forme avec l'arrivée du saxophoniste Pee-Wee Ellis, auteur du fondateur "Cold Sweat", acte de naissance du Funk. Un nouveau genre musical qui se démarque de la Soul en mettant l'accent sur le premier temps ("the one") et va bientôt enflammer les dancefloors du monde entier.

 

Introducing the JB's
Egalement rejoint par un autre saxophoniste de génie, Maceo Parker, le tromboniste Fred Wesley et, bientôt, le bassiste Bootsy Collins, qui rejoindra ensuite Parliament-Funkadelic, James Brown fonde un groupe qui va marquer les années 70, les JB's. Le band aligne les standards Funk ("Pass the Peas", "Gimmie Some More", "Damn Right I Am Somebody") et s'épanouit aussi bien collectivement qu'individuellement grâce au nouveau contrat signé par Brown avec Polydor. En résulte des titres incontournables comme "I Know You Got Soul" de Bobby Byrd, "Think (About It)" de Lyn Collins ou "Doing It to Death" de Fred Wesley & The J.B.'s.


Alors que sa notoriété dépasse désormais les frontières, à l'image du concert qu'il donne au Zaïre en marge du légendaire combat de boxe entre Mohammed Ali et George Foreman, la carrière du Soul Brother Number One commence à battre de l'aile au milieu des 70's, après l'immense album "The Payback" (1974), qui marque le pic de son règne musical. En proie à des difficultés financières, au départ de ses musiciens (dont Fred Wesley) et à l'arrivée du Disco, Brown est contrait de vendre ses trois stations de radio et son jet privé.

 

Livin' in America et le déclin
James Brown tente de rester au goût du jour en publiant l'album "The Original Disco Man" (1979), qui contient notamment "It's Too Funky Here", son dernier tube de la décennie, mais son âge d'or est derrière lui et son contrat avec Polydor s'achève en 1981. Le début d'une traversée du désert qui prendra fin en 1987 avec le hit "Livin' In America", sur la B.O. de Rocky IV. Un titre qui lui vaudra un Grammy Award mais dénote de part son message patriotique alors que l'Amérique Noire subit de plein fouet les Reaganomics (années Reagan marquée par la crise économique et sociale).


Passé ce dernier soubresaut commercial, la discographie du "Godfather of Soul" s'agrémente d'efforts de plus en plus dispensables ("I'm Real", 1990, "Love Over-Due", 1991), à mesure que ses démêlés avec la justice et problèmes personnels prennent le pas sur son génie artistique. L'album "I'm Back" (1998), réalisé avec Derrick Monk, renoue certes avec un Funk plus traditionnel. Mais c'est surtout via ses performances scéniques que Brown entretient la légende, enflammant les salles de concerts de par le monde jusque dans la dernière année de sa vie.

 

Aux orgines du rap
Si le succès de James Brown n'a cessé de décliner à partir de la seconde moitié des années 70, son influence sur la création musicale ne s'est elle jamais démentie. "Le disco, c'est James Brown. Le hip-hop, c'est James Brown. Le rap, c'est James Brown. Vous comprenez ce que je dis ? Quand vous écoutez tous ces rappers, 90% de leur musique vient de moi", déclara-t-il à l'Associated Press en 2003. Une affirmation fidèle à l'outrance de son auteur mais ô combien indiscutable pour celui qui devint l'artiste le plus samplé de l'histoire.

 

Bien qu'aucun décompte officiel n'existe, certains sources répertorient plus de 900 titres de rap contenant un sample de James Brown, ce qui n'est probablement que la partie émergée de l'Iceberg. Symbole de ce phénomène, le titre "Funky Drummer" (1969) a été échantillonné à lui seul des centaines de fois. Reposant essentiellement sur le break de batterie de Clyde Stubblefield, ce titre à la rythmique à la fois simple et complexe préfigure la prise du pouvoir du ‘beat', matière première incontournable du producteur de Hip-Hop.

 

L'emprise de Brown sur le rap et le mouvement Hip-Hop ne se limite toutefois pas à la musique. Ses pas de danse frénétiques et son jeu de scène ont ainsi influencé les premiers breakdancers, ainsi que le jeune Michael Jackson, tandis que ses refrains participatifs, ses gimmicks gutturaux ou son phrasé parfois parlé ("Mother Popcorn") en faisait déjà un MC en puissance.

 

Mr Dynamite (le showman)
Mais c'est encore, et surtout, en live que James Brown aura bâti le mythe du Mr Dynamite, performer inégalable capable de gigoter des heures durant en menant ses musiciens d'une main de maître et de subjuguer les foules de par le monde. De ses entrées en scène à ses costumes flashy, ses pompes cirées et son brushing impeccable, en passant par ses pas de danse endiablés et ses rugissements typiques, le "Hardest Working Man In Show Business" ne laissait rien au hasard, en témoigne le sublime Live At The Apollo, enregistré en 1962 à Harlem, considéré comme un des meilleurs albums live de tous les temps. Pas étonnant que ce showman-né ait soigné sa sortie en nous quittant le 25 décembre 2006, jour de Noël. Il y a des signes qui ne trompent pas.

Photos de James Brown

en plein scene
en plein scene
le roi de la soul
le roi de la soul



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Les titres de James Brown

Uncle (2005)

All The Way (2005)

It Had To Be You (2005)

Time After Time (2005)

(i Love You) For Sentimental Reasons (2005)

Chicago (2005)

Cold Sweat (2005)

There Was A Time (2005)

Willow Weep For Me (2005)

Strangers In The Night (2005)

That's Life (2005)

Sunny (2005)

Papa's Got A Brand New Bag (1970)

I Need Your Key (to Turn Me On) (1970)

For Once In My Life (1970)

Everyday I Have The Blues (1970)

September Song (1970)

It's Magic (1970)

There Was A Time (1970)

The Man In The Glass (1970)

It's A Man's, Man's, Man's World (1970)

What Kind Of Fool Am I? (1970)

Your Cheatin' Heart (1970)

That's My Desire (1970)

Can't Git Enuf (1988)


Toute la discographie de James Brown

James Brown : dossiers et critiques

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8. James Brown : Beat the Devil de Tony Scott (2002)
No music country for old men

Personnalités associées à James Brown

Personnalités Similaires Stevie Wonder, Ray Charles, Isaac Hayes, Sam Cooke, George Clinton, Bobby Womack, Parliament, James Chance, Luciano Pavarotti, Dead Man's Bones
Inspirations Kool And The Gang, Philippe Manoeuvre
Collaborations Black Eyed Peas, Bootsy Collins, Maceo Parker, Dimitri From Paris, The Blues Brothers
Amis/Famille Afrika Bambaataa

Les sites consacrés à James Brown

James Brown > do the funk !

James Brown : vos commentaires

cesidio (invité)   08 Mars 2007 à 13:36   

Le Father of soul portait bien son nom. Comment ne pas oublier ses morceaux mémorables et son déhanchement légendaire. Histoire de me sentir bien nostalgique, je me suis replongé dans les vieux albums parentaux… J’ai trouvé cette semaine en kiosque un hors série des Inrockuptibles qui lui rend hommage, avec un CD et des artistes contemporains qui reprennent quelques-uns de ses titres. C’est plutôt abordable, 9.90 € et son parcours y est très bien expliqué. Et maintenant « I feel good »…

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