| . | Entretien avec Air |
| . | Entretien avec Hecuba |
| . | Entretien avec Mayer Hawthorne |
| . | Entretien avec The XX |
| . | Entretien avec Joakim |
| . | Les interviews Musique |
| . | La nuit parisienne à l'agonie |
| . | Portrait vidéo d'un sosie de Michael Jackson |
| . | Expo Miles Davis en vidéo |
| . | Bruce Springsteen en 60 morceaux |
| . | De retour du festival Offset |
| . | Articles Musique |
|
Nationalité : anglaise Naissance : 1977 Séparé en : 1980 Label : Factory Genre musical : New Wave Écoutez Joy Division sur : Radio Flu - Radio Pop Rock |
Malgré sa brièveté, la carrière de Joy Division a profondément marqué l’évolution du rock. Quelle que soit l'étiquette retenue pour désigner son style (new wave, cold wave, punk...), on s’accorde généralement à reconnaître ce groupe comme une source essentielle des musiques désespérément froides qui marquèrent les années 80 sous des noms divers, du "mouvement gothique" à la batcave. Le destin atroce de son chanteur, Ian Curtis, a donné au rock l’un de ses plus sombres mythes.

Comme beaucoup de jeunes de leur époque, Bernard Albrecht, guitariste, et Peter Hook, bassiste, voient l'avènement des Sex Pistols comme une véritable invitation à fonder leur propre groupe. La rencontre avec Ian Curtis et le batteur Steve Brotherdale, bientôt remplacé par Stephen Morris, décide de leur passage à l’acte, en 1977. Sous le sobriquet polonais de Warsaw (en hommage à l’atmosphérique "Warszawa" de David Bowie, issu de l’album Low), ils jouent pendant un an dans divers clubs, en premières parties de musiciens comme les Buzzcocks, avant de se rebaptiser Joy Division, allusion provocatrice à The House Of Dolls, roman de Carol Cetinsky. "La Division de la Joie" est une expression utilisée par l’écrivain pour désigner ces femmes que les Nazis prostituaient de force dans les camps de concentration.

Dès la fin de l'année, une première maquette autoproduite est enregistrée, mais, insatisfaits du résultat, les musiciens refusent sa sortie. Les morceaux ne seront réédités que dix ans plus tard sur l’album Warsaw. Après la discrète parution d’un EP en 1978 (An Ideal For Living), le groupe s’impose en 1979 avec le 33 tours Unknown Pleasures. La collaboration de Martin Hannett, à la production, et de l’avant-gardiste président du label Factory, Tony Wilson, leur permet de jouer du rock comme personne ne l’avait fait auparavant. Ténu et menaçant, leur son conserve l’économie minimale du punk mais renonce à la violence démonstrative des Sex Pistols ou des premiers Clash. Hannett invite Morris à jouer de la batterie sur le toit du studio, pour tuer toute ampleur, et encourage Hook à développer des boucles de basse aussi monotones qu'obsédantes. Quant à Ian Curtis, il campe, au fil de ses imprécations, un univers désespérément pessimiste, menacé l’autodestruction ("Shadowplay") ou la folie ("She’s Lost Control"). Le soutien de John Peel, célèbre journaliste de la BBC, fera le reste.
Si quelques groupes américains (comme Suicide ou les Young Marble Giants) avaient préfiguré cette sécheresse lugubre, jamais on n’avait entendu ça en Angleterre. Très vite, Joy Division devient une influence majeure pour des musiciens débutants, comme les Cure ou Simple Minds. On ressent également leur impact dans l’évolution musicale de certains groupes punks, comme les Stranglers, qui font encore descendre leur son plus bas dans la cave. Mais, comme ses textes le laissaient pressentir, Ian Curtis vit une véritable descente en enfer. Epileptique, il est victime de fréquentes crises sur scène, aggravées par sa tendance masochiste à exhiber toujours plus intensément sa souffrance. "Love Will Tear Us Apart", chanson d’amour défaitiste illuminée par un clavier d’un rare lyrisme, obtient un succès critique retentissant, mais ne résout pas la pression qui pèse sur les épaules du groupe. Après une tournée européenne chaotique, et à la veille d’une autre aux Etats-Unis, Ian Curtis entre tristement dans la légende, en se donnant la mort de façon horrible. Il se pend à son domicile le 18 mai 1980, après avoir écouté The Idiot, l'album d'Iggy Pop ... Découvert par sa femme le lendemain, le corps sans vie de Ian Curtis donnera naissance à sa légende de christ mélancolique du rock.

La parution posthume de Closer, en 1980, puis du double recueil d’inédits Still, en 1981, révèlent une imagination musicale sans bornes, qui était loin d’être tarie. Des morceaux comme "24 Hours", tortueux et imprévisibles, ou d’autres, comme "Transmission", à la limite des transes de la techno, laissent imaginer bien des évolutions possibles. Résolus de ne pas en rester là, les membres survivants fonderont New Order en 1981, et marqueront à leur tour les esprits en explorant l’une de ces nombreuses voies : le mariage savant entre la pop et la musique électronique. Le film de Michael Winterbottom, 24 Hour Party People (2002) évoque, à travers la biographie de Tony Wilson, la carrière des groupes du label Factory : Joy Division, New Order, Happy Mondays... Puis quelques années plus tard c'est au tour de Anton Corbijn et deGrant Gee avec leurs films respectifs (Control et le documentaire Joy Division) d'apporter de nouveaux éléments et points de vue qui alimentent, tout autant que la musique, le culte du groupe.
La destinée de Joy Division se poursuit en vidéos
| Personnalités Similaires | The Cure, The Smiths, The Stranglers, Gang Of Four, The Damned, Basement 5, Cabaret Voltaire, A Place To Bury Strangers, Robert Smith, Poni Hoax, Dead Man's Bones |
| Inspirations | Augustus Pablo, David Bowie, Iggy Pop, Sex Pistols, Simple Minds, Can, Correcto, And Also The Trees, Therapy?, Adam Kesher, The Drums |
| Collaborations | Ian Curtis, Tony Wilson, John Cooper Clarke |
| Amis/Famille | New Order |
|
domi (invité)
09 Novembre 2008 à 20:17
j'ai découvert joy division lors de la sortie du film "control" Un must. J'adore cette basse plutôt mélodique que rythmique avec la voix d'outre-tombe de ian curtiss. on comprend tout le sens du rock garage tant il descendait à la cave ses cordes vocales.L'esprit sombre des punks avec leurs no futur ont trouvé une identité dans le texte et la mélodie de joy division fondateur de l'influence post-punk. |
||
|
domi (invité)
09 Novembre 2008 à 20:17
j'ai découvert joy division lors de la sortie du film "control" Un must. J'adore cette basse plutôt mélodique que rythmique avec la voix d'outre-tombe de ian curtiss. on comprend tout le sens du rock garage tant il descendait à la cave ses cordes vocales.L'esprit sombre des punks avec leurs no futur ont trouvé une identité dans le texte et la mélodie de joy division fondateur de l'influence post-punk. |
||
|
domi (invité)
09 Novembre 2008 à 20:17
j'ai découvert joy division lors de la sortie du film "control" Un must. J'adore cette basse plutôt mélodique que rythmique avec la voix d'outre-tombe de ian curtiss. on comprend tout le sens du rock garage tant il descendait à la cave ses cordes vocales.L'esprit sombre des punks avec leurs no futur ont trouvé une identité dans le texte et la mélodie de joy division fondateur de l'influence post-punk. |
||
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z