On peut aimer la douceur et avoir le droit d'être fort pour combattre les moments difficiles de la vie. Les gens fragiles ont toujours une force cachée. ”
Keren Ann Zeidel naît le 10 mars 1974 à Césarée (Israël) d'un père d'origine juive russe et d'une mère néerlando-javanaise. La famille habite aux Pays-Bas, puis emménage à Paris. Keren est alors âgée de onze ans. Le bac en poche, la jeune fille s'oriente vers l'informatique, puis l'océanographie à San Diego en Californie. Elle étudie aussi la philo et la psycho. La demoiselle erre, se cherche.
Son fil conducteur depuis l'enfance ? L'écriture de chansons. En 1994, elle fonde le groupe Shelby avec deux autres musiciens. Une aventure couronnée d'un succès timide, notamment grâce au tube : « 1+1+1 ». Mais c'est la rencontre avec
Benjamin Biolay qui sera, dans sa carrière, déterminante. A quatre mains, ils composent les paroles et la musique du premier album de Keren : La biographie de Luka Philipsen. Dès la sortie de l'album en 2000, Keren Ann effectue une tournée qui la place en premières parties d'artistes tels que
Joe Cocker, Luz Casal,
M,
Anna Karina, mais aussi
Suzanne Vega, son idole, à l'Olympia. Surtout, la jeune musicienne (guitariste, harmoniciste, clarinettiste) co-signe avec Benjamin Biolay une grande partie des titres de Chambre avec vue, le sublime album d'
Henri Salvador. Sa notoriété, alors, est immense ; son talent d'auteur-compositeur reconnu.
Son deuxième album, La Disparition, paraît en 2002, toujours avec la participation de Benjamin Biolay. L'atmosphère ne change pas : intimiste, mélancolique, un brin nostalgique.
En 2003, elle s'allie à l'islandaise Bardi Johannsson pour sortir un album sous le nom de Lady & Bird ; et publie Not going anywhere, adaptation anglaise, version folk de La Disparition. Suit en novembre 2004 Nolit, en partie enregistré à New York, sans Benjamin Biolay, mais en compagnie des jazzmen Avishai Cohen, Jean-Jacques Milteau, ou encore du compositeur Guy Chambers.