Kid Bombardos




A même pas 20 ans, les Kid Bombardos produisent déjà d'incroyables prestations scéniques qui forcent le respect. Profitant d'un buzz léger mais mérité, les frères Martinelli délivre une énergie sincère sur scène, qui se retrouve tout naturellement dans leur comportement en dehors des concerts. A l’occasion de leur passage au Pop In de Paris le 29 avril dernier, nous avons rencontré les Kid Bombardos pour deviser de Bourges, du public parisien, et des Minuscule Hey.

Vous êtes en plein dans une grosse session de représentations parisiennes en ce moment, comment sentez-vous l’accueil ?


Kid Bombardos:
L'accueil est excellent pour l’instant et les retours sont vraiment bons, même si le public parisien ne bouge pas énormément comparé à d’autres publics, comme les Rennais par exemple. Moi personnellement quand je suis en concert je suis pas non plus taré, mais c’est vrai que c’est toujours plus agréable quand il y a un retour direct de l’énergie qu’on envoie, on adore quand les gens dansent. Mais à Paris c’est qu’il y a tellement de groupes super qui passent qu’à la fin les gens sont blasés. Et puis nous, le public ne nous connaît pas encore. Enfin nous du moment qu’ils restent dans la salle et qu’ils montrent que ça a l’air de leur plaire, nous ça nous va…

Il y a aussi un gros décalage entre les morceaux de l’album et votre interprétation de ceux-ci sur scène.

KB : Quand on est tous les quatre ensemble, il y a un truc qui se passe, on a envie de tout déchirer. C’est ça qu'on trouve intéressant justement. On aime bien les groupes comme ça qui nous surprennent. Des groupes qui sonnent limite pop et qui en live sont puissants. Ça nous a toujours fait rêver ce décalage.

Depuis le concert aux Révélations de Bourges il s’est passé beaucoup de choses pour vous.

KB : Oui, c’est vraiment pas des mythos quand on dit que Bourges est un festival qui repère parce que pour nous ça a vraiment permis de passer à une étape supérieure. On a eu quelques contacts juste après ça et c’est grâce à ça qu’on a signé avec le label et qu’on a sorti le vinyl.

Vous êtes potes avec les Minuscule Hey qui ont aussi fait sensation aux Révélations cette année et qui viennent comme vous de Bordeaux. Que pensez-vous de la scène bordelaise ?

KB : Il y a 3, 4 groupes qui sortent du lot et qui sont promis à un bel avenir en ce moment à Bordeaux. Il y a les Minuscule Hey avec qui on est potes depuis longtemps, les Good Old Days, etc. Et après sur la scène bordelaise elle-même il y a aussi plein de groupes à Bordeaux qui font du Noir Désir mauvais… Il faut pas trop le dire mais bon, ils se reconnaîtront.

On entend de plus en plus parler de vous dans les médias de manière assez élogieuse (les Inrocks, AOL, Fluctuat, etc.) qu’est-ce que vous pensez de ça ?

KB : Nous les critiques ça ne nous fait pas peur tant que c’est honnête. On est quand même sûr de la musique qu’on fait et si tout le monde nous avait dit que ce qu’on fait c’est de la merde on aurait quand même continuer à faire la même chose. Les articles, nous, du moment que ça ramène des gens à nos concerts...

Ce qui nous dérangerait c’est de faire la couv’ de Rock’N Folk juste pour faire la couv’, comme les Naast ou les BB Brunes, qui sont juste derrière nous (NDLR le batteur des BB Brunes, qui était juste derrière eux, interrompt la conversation pour les saluer). Bref, on n’a pas trop peur de l’image qu’on donne de nous, du moment qu’on continue à jouer notre musique avec la même intensité et qu’on continue à faire des petites salles.

Par contre ce qui est marrant, c’est qu’à cause du fait qu’on parle de nous, certains groupes commencent à être jaloux sur Bordeaux. Le problème c’est qu’à Bordeaux ils sont limite contre Paris, tu vois. Il y a presque une concurrence, et pour certains on est des traîtres parce qu’on a signé sur un label parisien et qu'on joue à Paris...

J’ai vu qu’il y a quelques videos de vous en acoustique sur votre myspace, qu’il y a une version hawaïenne de "I Round The Bend" sur l’EP et que vous allez bientôt faire une date à la Bellevilloise en acoustique (NDLR le 17 mai 2009). Vous semblez quand même accorder une place importante à ce style alors qu’en live vous êtes un groupe ultra électrique…

KB : Oui l’acoustique c’est pas notre grand trip, on préfère quand même l’électrique. Mais c’est hyper intéressant quand même, ça fait beaucoup travailler les morceaux. En acoustique t’es obligé de faire quelque chose d’original, et ça te permet de faire évoluer tes morceaux, d’aller plus loin. On apprend beaucoup en devant transmettre l’énergie en acoustique c’est un sport qui n’est pas évident. C’est vachement impressionnant de voir aussi des groupes qui ne bougent pas ou à peine sur scène, comme Jesus and Mary Chain ou Interpol et qui réussissent quand même à faire péter leur son.

Vous avez récemment sorti votre premier clip officiel, celui de "I Round The Bend". Ceci dit, il me semble que les Minuscule Hey avaient déjà fait une vidéo où ils trippaient sur ce morceau...

KB : Oui carrément, elle est sur notre myspace ! On ne les connaissait même pas à l’époque où ils ont fait ça, c’était la première vidéo qui apparaissait quand on tapait I Round The Bend, et quand on a vu ça on a trouvé que c'était marrant. Depuis on se voit souvent et on est super potes.

Vous avez des projets ensemble ?

On aimerait bien faire une tournée en Angleterre avec eux en fait. Ils y sont déjà allés plusieurs fois, mais nous on a jamais joué à l’étranger, on attendait d’être carré histoire de pas y aller pour rien.

Sinon est-ce qu’un album est en préparation ?

On est en période de compo et on va rentrer en studio cet été sans doute.

Camille Verron.

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