La kitchen music : c'est un mouvement du milieu des années 90 qui considère l'activité musicale comme peu différente de toute autre tâche quotidienne ”
Sophie, devenue grande par son talent et son 1M78, fut un jour petite : elle naît près de Marseille le 18 juillet 1969. Ses deux parents, fans des Beatles, l'encouragent à jouer de la musique. A neuf ans, elle se met à la guitare ; à treize, elle fonde un groupe de rock alternatif, « Entrée interdite » avec son frère et son voisin. Après un bref passage à l'université des Beaux Arts, elle reprend la guitare et égaye les terrasses des cafés de ses compositions.
La rencontre, en 1994, avec l'association de diffusion d'artistes Life, Live in the Bar, s'avère déterminante. Elle monte à Paris, où elle séduit le public de son univers doucement rock influencé par
Jacques Dutronc et Chrissie Hynde. Elle écume les squattes et les salles telles la Flèche d'Or, l'Erotika, le Palace, et fréquente le QG de Life, Live in the Bar, le bar La Liberté, bastion des Têtes Raides, de La Tordue, et de
Louise Attaque.
Remarquée par Jean-Louis Foulquier, créateur des Francofolies, elle chante durant son festival en juillet, juste après un passage remarqué au Printemps de Bourges. En janvier 1997, sort son premier disque, La Grande Sophie s'agrandit, concocté « à la maison » (le concept de Kitchen Music).
Le second opus, Le Porte-bonheur, sort en 2001 chez Sony. Il se vend à 30000 exemplaires, enrichi par Martin, titre phare de son répertoire. Jamais deux sans trois : Et si c'était moi, sorti en 2003, est un succès public et critique. L'ensemble sonne comme un hommage aux « quatre garçons dans le vent », et brille par son sens mélodique et la gouaille de Sophie. Enfin, après le temps des sixties, vient celui des seventies avec l'album La suite (2005) aux sonorités folk-rock. En touchant différents univers, tout en affirmant son propre style, Sophie a su s'imposer, en une décennie, comme l'une des égéries incontournables de la « nouvelle scène française ».