La musique reflète toujours le climat social et la position sociale. Tout le monde doit porter les mêmes marques, - des baskets Nike, des chemises Gap. Tout le monde doit écouter la même musique. Ca met un frein à la créativité. ”
Lenny Kravitz voit le jour le 26 mai 1964 à New York. Il grandit dans le quartier de Brooklyn au son du rythm & blues et du jazz mais aussi des icônes de l’époque
John Lennon, Jimmy Hendrix,
David Bowie et bien sur
James Brown. A cinq ans, il sait déjà qu’il veut devenir musicien. Quand il souffle ses dix bougies, sa famille part s’installer à Los Angeles où il intègre sa première chorale. Le chant ne lui suffit pas, il veut maîtriser tous les instruments mais réduit son ambition à la guitare, au piano, à la basse et à la batterie, rien que ça ! En 1985, ses parents divorcent alors qu’il vient de passer le cap de la vingtaine. Affecté par cet événement, il décide de quitter L.A. pour New York où il retrouve le réconfort de sa petite amie Lisa Bonet actrice dans la série télé « Cosby Show ». Quelle bonne idée que cet éxil New Yorkais, puisque c’est à Big Apple qu’il fait la rencontre de Henry Hirsh, ingénieur du son à qui il propose tout de suite de collaborer. L’opportunité était trop belle pour la laisser passer, Lenny lui fait enregistrer son premier album « Let love rule », qui sort en 1989. Ce mélange de rock et de soul surprend aux premiers abords mais finit par plaire à un public conséquent. Lenny Kravitz se sépare peu de temps après de sa femme Lisa. Le chanteur multi instrumentiste se sert de cette nouvelle épreuve pour écrire son second album « le très réussi « Mama Said » (1991), qui fait office de thérapie. La « bande son d’une rupture » selon ses propres dires est une réussite, le public est une fois de plus séduit. Il connaît la consécration avec son troisième album « Are you Gonna go my way » en 1993. Aussi bien accueilli par le public que par les critiques, qui jusque là s’étaient avérés sceptiques, cet opus prouve toute l’étendue du talent de Lenny Kravitz, aussi à l’aise dans le rock avec le hit énorme « Are you Gonna go my way » où il lance un appel désespéré à son ex femme, que dans la soul, le funk et le gospel, qu’il mélange avec brio. Après celle du public, Lenny Kravitz est parvenu à gagner la reconnaissance de ses confrères, qui n’hésitent plus à avoir recours à ses services en tant qu’auteur-compositeur. Il écrit notamment pour
Madonna,
Vanessa Paradis - avec qui on lui a prêté une liaison allant au-delà de rapports strictement professionnels - Steven Tyler (
Aerosmith) ou encore Mick Jagger. Joli pedigree. 1995 est une année marquante pour Kravitz qui publie « Circus » contenant le tube survolté au titre bien pessimiste « Rock & Roll is dead » et perd ensuite sa mère. Pas le temps de se délecter de cette nouvelle sortie, Lenny décide de s'exiler vers les Bahamas en compagnie de sa fille et de sa grand-mère. Il dédie une partie des morceaux de son album « 5 » (1998) à sa fille et sa défunte mère et reçoit un Grammy Award, preuve que sa musique est d’autant plus belle quand elle est écrite dans la douleur. En 2000 la discographie de Lenny Kravitz compte déjà assez de tubes pour que soit édité un best of. Ce sera l’un de ses disques les plus vendus : 8 millions de copies écoulées. Il en rajoute une couche quelques mois après avec son sixième opus, « Lenny » (2001). « Baptism », arrivé en 2004 est son dernier album en date, il y évoque notamment sa sulfureuse relation avec l’actrice
Nicole Kidman.
> Un site bien fourni sur Lenny Kravitz, en français.