Les Wriggles - CRS
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Année : 2007
Paroles de CRS
Refrain x2
Ca sert les fesses et ça stresse
Dans le camion de CRS
Ca se confesse et quand sa dépresse
Ca se laisse aller à des caresses
Notre vie n'est pas que passe-temps mais c'est vrai qu'on aime ça
Toute la journée dans le camion après on tape dans le tas
Sous couvert d'entraînement à la guérilla urbaine
Même nos sous-vêtements sentent la lacrymogène
Bouclier, matraque, le casque à la bandoulière
Les menottes, le masque et les genouillères
On a un bon salaire, fonctionnaires de l’état
Près à défoncer notre mère, c'est marqué dans le contrat
On est souvent sur la route, on se croirait en tournée
A bouffer des casse-croûte, défrayés, nourris, logés
On est dans une compagnie comme des intermittents
C'est ce qui nous fait marrer si c'est quand on leur rentre dedans
Mais aujourd'hui l'heure n'est pas à la rigolade
On a tous peur, certains d’entre nous sont malades
On ne peux pas sortir
Pourvu que le préfet ne nous fasse pas intervenir
Oh ! Pitié ! S’il vous plaît !
Refrain
On préfère largement les manif’ de lycéens
C’est touchant, récréatif de frapper sur des gamins
Les étudiants c’est rigolo, surtout les anarchistes
On a des canons à eau pour les alter-mondialistes
Les infirmières, ça défoule !
Les sans-papiers, c’est le pied !
Les profs, c’est cool !
Les supporters sont tous bourrés !
La banlieue c’est différend, on connaît pas bien le terrain
D’accord c’est des enfants mais c’est aussi des gros bourrins
Ca commence par une bavure, pis ça fait cramer des voitures
Cacher dans les escaliers, ça caillasse les pompiers
Les attaques du commissariat feront le chou gras des médias
Toute la nuit dans la Z.U.P.
Ca nous fait des heures sup’
On peut conter sur les discours de nos supérieurs hiérarchiques
Les appels aux secours de l’opinion publique
Mais aujourd’hui l’heure n’est pas à la ratonnade
On a tous peur, certains d’entre nous sont malades
On ne peux pas sortir
Pourvu que le préfet ne nous fasse pas intervenir
Oh ! Pitié ! S’il vous plaît !
Refrain x2
Mais aujourd’hui les adversaires sont des pères de familles
Souder des barres de fer pour fortifier des grilles
Paraît qu’ils sont plus de 500 à occuper l’usine
A nous attendre patiemment armés de barre à mine
De manches, de pioches, de boulons et de produits chimiques
Des camions qui déchargent des blocs de bétons sur des Fenwick
C’est l’histoire classique d’une boîte qui délocalise
D’une entreprise publique qui se privatise
D’une multinationale qui invoque la crise
Et l’intersyndicale qui se radicalise
La conviction du prolo qui vient de perdre sont boulot
Sachant qu’à la base un métallo c’est costaud
Allô maman bobo ! Allô maman bobo !
x2
Mais aujourd'hui l'heure n'est pas à la rigolade
On a tous peur, certains d’entre nous sont malades
On ne peux pas sortir
Pourvu que le préfet ne nous fasse pas intervenir
Oh ! Pitié ! S’il vous plaît !
Refrain