Né au Québec dans un milieu rural et conservateur, Luc Plamondon est élevé dans un collège jésuite puis, en toute logique, se rebelle et se met à écouter
Léo Ferré et Elvis Presley Sa vocation lui vient cependant lorsqu’il découvre la comédie musicale « Hair », en 1969. Il se met alors à écrire activement et, dès le début des années 70, fournit des textes à Steve Fiset, puis Diane Dufresne,
Julien Clerc ou l’indispensable
Johnny Hallyday. C’est cependant grâce à
Michel Berger qu’il se fait connaître du grand public. Les deux compères écrivent en effet Starmania en 1975 et obtiennent le succès que l’on sait (rappelons que pour les anglophones, il existe une version dans la langue de Shakespeare et
George Michael, intitulée Tycoon). Au passage, ils permettent à des interprètes comme Daniel Balavoine ou Diane Tell de devenir eux aussi des stars. A la fin des années 70, il est donc obligé de s’acheter un carnet d’adresses plus épais. Les années passant, il y inscrit les noms de
Françoise Hardy,
Céline Dion, Robert Charlebois, Petula Clark, tous interprètes de ses titres. Toutefois, loin de s’arrêter en si bon chemin, il réintroduit en 1996 la mode des comédies musicales en s’associant avec Richard Cocciante pour écrire
Notre Dame De Paris, où sont révélés
Hélène Segara, Julie Zenatti, Patrick Fiori, Garou… Heureusement, ce succès coïncide avec la révolution numérique, sinon Luc Plamondon aurait encore dû changer de carnet d’adresses. Après s’être créé une adresse e-mail, il stocke, entre autres, les noms de Gérard Presgurvic et Romano Musumarra et connaît à nouveau le succès avec les comédies musicales «
Roméo Et Juliette » et « Cindy ».