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Côté "weird" d'abord, l'Anglais s'est donné pour mission de révéler la face tordue de la house. C'est le cas sur "Junkies And Whores", parfaite bande son pour coma éthylique ou abus de GHB, borborygmes inaudibles, boucles acides et "conscious, so conscious" répété comme un mantra. Autre sommet de groove bizarroïde, "Martin, A Cello And Me" évoque les déconstructions new wave arty du early Tuxedomoon, peu de funk, beaucoup de punk donc. Côté "wonderful", Solomon prouve qu'il est aussi capable de pondre de langoureux moments d'electro house vocale ("Top, Bottom", "People, places Thoughts And Faces"), hypnotique et presque pop ("The Different Engine"), des pièces minimales étranges ("The Darkest Secrets", une batucada éthylique et enjouée) suivies d'envoûtantes ballades electros vrillées, comme ce "Spirits" aux accents balearic délicieusement pervertis. Tout au long de disque, Solomon reste maître d'une musique libre, intelligente et respectueuse. Libre quand il se permet un saxophone sur "The Beat Goes", intelligente quand il inclut un sample de l'écrivain William Burroughs sur "Open Fire", respectueuse dans son hommage au mutant disco de Liquid Liquid sur l'éponyme "Liquid" qui clôt le disque. Avec Solomon, le message est clair : à l'instar de la science-fiction rétrofuturiste du roman de Gibson et Sterling, il y a du bon à regarder par dessus son épaule et à jeter un œil dans le rétroviseur pour envisager la culture - et la musique - de l'avenir.
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