Manic Street Preachers



Manic Street Preachers Nationalité : britannique
Naissance : 01 January 1986
Age : 23 ans
Label : Epic
Genre musical : Rock
Je préfère encore Adolf Hilter à un groupe comme Slowdive (Richey James Edwards)
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Si l'on devait élire le groupe britannique qui a le mieux porté la bannière des "working class heroes" et le plus intelligemment revendiqué sa sympathie pour le socialisme, ce ne serait certainement les teigneux d'Oasis, mais plutôt les Gallois des Manic Street Preachers.

A l'origine (c'est à dire, depuis 1986), le quatuor, formé de James Dean Bradfield (chant et guitare), Richard (dit "Richey") James Edwards (guitare), Nicky Wire (basse) et Sean Moore (batterie) s'appellait Betty Blue, en forme d'hommage au film de Jean-Jacques Beineix 37°2 le matin ("Betty Blue" dans sa version britannique). Le groupe commence à jouer dans les petites salles de leur Pays de Galles d'origine, très provocants (et ils ne cesseront jamais de l'être) sur scène, hurlant des insanités au public. Avec la sortie de leur premier single "Suicide Alley" en 1989, en forme d'hommage aux Clash, ils sont aussitôt qualifiés de punk, mais la suite démontrera qu'ils sauront changer de style et passer du rock alternatif à la pop. Un an plus tard, ils sont signés le label Damaged Good Records et sortent un premier EP de quatre titres, New Art Riot, qui contient des paroles très polémiques, du genre : "J'ai bien rigolé le jour où Lennon s'est fait buter", signées par la paire Edwards/Wire.

N'hésitant pas à sampler Public Enemy ou The Skid, les Manics comme on les surnomme gagnent en popularité outre-Manche, entre leurs déclarations assassines vis-à-vis de groupes comme Ride, Slowdive et My Bloody Valentine et leurs chansons politiques énervées. En 1992, il est temps de sortir un premier album, et ce sera Generation Terrorists. Toujours dans la revendication et la provoc, cet opus les confirme comme un des meilleurs jeunes groupes britanniques, en marge de l'essor de la Britpop. Mais le comportement du guitariste Richey James Edward commence à poser des problèmes : suicidaire, anorexique et avec un sérieux penchant pour l'automutilation, il est interné en hôpital psychiatrique, et son séjour est payé par le groupe qui enchaîne les festivals. Leur album-culte de 1994, The Holy Bible, se vendra extrêmement peu mais bénéficie d'excellentes critiques. Le groupe se produit à Top Of The Pops, et la BBC reçoit un nombre incalculable de plaintes après que Bradfield ait chanté avec une cagoule de terroriste. Les gens avaient alors pensé que les Manics soutenaient les brigades de l'I.R.A. Ce qui n'était bien sûr pas le cas, mais leur réputation sulfureuse est bel et bien assise.

En 1995 surviendra un drame terrible : la disparition mystérieuse du guitariste Richey James Edwards. Sa voiture est retrouvée abandonnée près d'un pont et son corps ne sera jamais retrouvé. Les autres membres se demandent si cela vaut la peine de continuer et s'arrête pendant six mois. Décision est prise de continuer. D'aucuns diront que les Manics y ont perdu leur âme, mais leur album de 1996, Everything Must Go, sera un vrai succès critique et commercial. Il contient entre autre la chanson "A Design For Life", écrite par Nicky Wire, qui deviendra un hymne pour la classe ouvrière britannique. Leur attitude sur scène ne change pas non plus, maquillage, boas et plumes et manteaux en panthère sont toujours là, ce grand dadais de Nicky Wire n'hésitant pas à montrer ses slips Burberry en concert.

Les albums s'enchaînent, le groupe travaille avec le grand Tony Visconti sur plusieurs chansons, leurs textes sont toujours aussi acérée, même si la musique semble s'apaiser un peu (quoique, lorsqu'on écoute "Underdogs" (2006)...)pour verser doucement vers le rock alternatif. En février 2008, ils obtiennent le plus prestigieux prix décerné par le magazine NME, celui du génie, que peu de groupes peuvent se vanter d'avoir. En novembre de cette même année, le décès de Richey James Edward est enfin prononcé. Les membres restant avaient continué à verser des royalties à sa famille, même sur les albums où il ne jouait pas. Leur album de 2009 Journal For Plague Lovers est uniquement écrit par Edwards, composé de chansons écrites avant sa disparition. 

Photos de Manic Street Preachers






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Les titres de Manic Street Preachers

The Everlasting (1998)

If You Tolerate This Your Children Will Be Next (1998)

You Stole The Sun From My Heart (1998)

Ready For Drowning (1998)

Tsunami (1998)

My Little Empire (1998)

I'm Not Working (1998)

You're Tender And You're Tired (1998)

Born A Girl (1998)

Be Natural (1998)

Black Dog On My Shoulder (1998)

Nobody Loved You (1998)

S.Y.M.M. (1998)

You Love Us (1992)

Another Invented Disease (1992)

Condemned To Rock 'n' Roll (1992)

Born To End (1992)

Repeat (stars And Stripes) (1992)

Spectators Of Suicide (1992)

So Dead (1992)

Motorcycle Emptiness (1992)

Little Baby Nothing (1992)

Nat West-Barclays-Midlands-Lloyds (1992)

Crucifix Kiss (1992)

Damn Dog (1992)


Toute la discographie de Manic Street Preachers

Personnalités associées à Manic Street Preachers

Personnalités Similaires Pulp, Suede, Brett Anderson, British Sea Power
Inspirations The Stone Roses
Collaborations Kylie Minogue, The Cardigans, Massive Attack, Tony Visconti
Ennemis My Bloody Valentine

Les sites consacrés à Manic Street Preachers

Le site des Manic Street Preachers

Manic Street Preachers : vos commentaires

Thierry (invité)   18 Septembre 2007 à 09:45   

De leurs débuts Punk-Rock époque "Generation Terrorist" ( 1992 )ou "Holy Bible" ( 1994 )au pop/rock élaboré avec brio et classe depuis le fameux "Everything Must Go" ( 1996 ), nos 3 Gallois ( 4 jusqu'en 1995 )ont traversés diverses contrées musicales riches et la plupart du temps mélodieuses et énergiques. Il faut dire que les talents de compositeurs de James Dean Bradfield : chant/guitares et de Nicky Wire : basse, se sont sans cesse renouvelés. Le dernier opus en date "Send Away The tigers" est un bon mix entre énergie rock et sens mélodique accru.

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