L’une des plus belles voix que la soul music ait connue voit le jour le 2 avril 1939 à Washington D.C. Marvin Pentz Gay Jr. qui rajoutera un « e » à son nom une fois connu (peut être par peur de subir les quolibets des plus homophobes) commence très tôt à pousser la chansonnette : à trois ans dans la chorale de l’église de son père pasteur. Celui-ci, croyant de chez croyant, élève son enfant dans une rigueur et une austérité qui frise le sadisme. D’ailleurs, cette austérité aura raison de Marvin Gaye puisqu’il sera abattu par son propre père le 1er avril 1984 sous prétexte de « diablerie » et « possession du démon ». Du coup, Marvin n’a qu’une seule idée en tête : survivre et s’éloigner de ce père ingrat. Après le chant il s’essaye au piano puis finalement à la batterie qui le séduira très vite. Le Bac dans la poche, Marvin fait son service militaire dans l’US Air Froce et commence à trouver que la Terre est plus belle vue de là-haut. Il atterrit à la fin des années 50 en jouant avec le groupe de Washington The Marquees (avec un certain Bo Diddley). Il se fait remarquer par Berry Gordy Jr de la jeune boîte Motown pour jouer dans différentes formations dont Martha Reeves & The Vandellas , The Miracles, The Contours et sur l’inusable morceau « Please Mr. Postman » des Marvelettes (1961). Néanmoins, il commence sérieusement à abandonner la batterie au profit du chant quand il se met en duo avec son amie Tammi Terrell en 1967 pour l’album « United ». Malheureusement, cette belle complicité entre Terrell et Gaye sera mise à mal par la tumeur dont souffre la jeune femme. Déjà, la même année de leur premier album, Tammi Terrell s’était évanouie dans ses bras, lors d’un enregistrement en studio. Ils ont juste le temps de faire l’album « You’re All I Need » en 1968 que Tammi Terrell meurt des suites de sa maladie le 17 mars 1970. Marvin Gaye sombre alors dans la dépression et peaufine dans le silence de sa peine le magnifique et cultissime What’s Going On, mélange de larmes esseulés et de joies nostalgiques, d’espoir vacillant et de désespoir pluvieux. Que ce soit sur le titre « What's Going On », « Mercy Mercy Me » ou encore « Inner City Blues », resteront longtemps au sommet des charts américains. Avant de sortir son nouvel album solo en 1973 (« Let’s Get It On ») plein de fureurs charnelles et de démesures érotiques, il enregistre un disque avec Diana Ross en 1971. En 1977, entre les albums « I Want You et Here », « My Dear », Marvin Gaye arrive à placer un bon petit morceau de disco de derrière les fagots « Got to Give It Up » qui restera longtemps N°1. Hélas, comme la plupart des artistes la drogue le rattrape et le chanteur sombre dans des problèmes d’argent et d’impôts. Il est obligé de s’installer en Belgique, à Ostende, en 1981. Mais rien n’y fait : la paranoïa s’empare de lui et il est sûr que quelqu’un s’apprête à le tuer ! Il s’entoure de gardes du corps, porte un gilet pare-balle et se retrouve finalement (comme dans toute paranoïa) devant lui-même, miroir intérieur d’avoir raté sa vie. Il essaye maintes fois de se tuer mais sans grande conviction. Finalement c’est son propre père qui s’en chargera…
Comme mes enfants ont été bercé par le RAP, moi j'ai été bercé par la "soul". Mon maitre à "souler" était MARVIN. Je me souviens de mes soirées entre copains, défoncées à l'alcool,ou le "mystique " débordé de nos nuits.Encore aujourd'hui, quand j'écoute les albums de MARVIN ,j'apprécie ces paroles et je pense à réver...
nora (invité)
21 Septembre 2007 à 12:01
bonjour , je suis a la recherche dun titre de marvin gaye , je pense que le titre est"just like music" car c le refrain qui revien dans la chanson , ou le titre peux etre "music feel the soul", merci de me contacter par mail car je suis pas sur que ce soit marvin
Natalie (invité)
14 Septembre 2007 à 00:17
Je ne connaissais pas Marvin Gaye d'ici quelques jours. Dès la première écoute, j'ai été sidérée par la musicalité de sa voix, de sa musique. Extrêmement musical et superbe.