Je joue souvent dans les ruines de l'Alcazar où je vais humer le vent entourée des fantômes d'Edith Piaf, Fernandel , Bourvil, Brel,... ”
C’est dans le sud de la France, et plus précisement à Marseille que
Mélissa Mars voit le jour. Dès son plus jeune âge, la jeune fille est délaissée de père, seule sa mère, donc, s'en occupera. Solitaire depuis toujours, même la sociabilité enfantine n’y fait rien. A neuf ans, Mélissa est sans amis réels, seuls les êtres imaginaires ont une chance de lui plaire. Enfermée dans son monde et férue de cinéma, elle a fait son choix, elle sera actrice. Cette révélation lui vaudra railleries et moqueries…peu lui importe. Déterminée, à 13 ans, elle prend ses premiers cours de théâtre et monte sur les planches devant un public qui ne lésine pas sur les applaudissements. Deux ans plus tard et trouvant sa voix enfantine, elle décide, sou les conseils de sa mère, de prendre des cours de chant. A 16 ans, la petite famille déménage, et s’installe à Paris. Avec un an d’avance, elle obtient son baccalauréat scientifique avec mention bien. Bouleversée de ne pas avoir reçu la mention très bien, Melissa Mars s’effondre. Comme sus mentionner, l'adolescente est très douée dans les études. Rebelle dans l'âme, elle décide malgré tout de s’arrêter pour poursuivre sa passion, devenir actrice. Les cours de théâtre s’intensifie et les premiers castings arrivent. Elle décroche certains petits rôles, sans pour autant décrocher un rôle titre. Entre temps, elle apprend l’anglais, l’espagnol, le piano et l’harmonica, écrit des courts-scénario et lit du théâtre. Les rôles arrivent, et l’artiste joue alors au Festival Off d’Avignon. En novembre 1998, son agent l’a fait dîner avec
André Téchiné. La chance de sa vie tombe à l’eau…le courant ne passe pas entre eux. Mais à minuit, François Bernheim pointe son nez au repas et remarque la voix étonnante de la jeune femme. Ce mélange d’insolence et de fragilité l’amène à lui écrire des chansons. Les premiers essais se font. Toujours aussi solitaire, elle souhaite elle-même écrire ses chansons, parler de ce qui la touche. Trois mots l’a rattrape : « Papa m’aime pas ». Sa mère lui compose alors la chanson. Le titre à succès que l’on connaît aujourd’hui est né. L’envie d’être chanteuse a dépassé celle de devenir actrice. L’avenir de Melissa Mars est cette fois-ci tout tracé. Cinq chansons sont alors donné à François Bernheim. Acharné de travail, l’artiste continue parallèlement sa carrière d’actrice et décroche un rôle dans « Garonne », où elle incarne une adolescente sauvage amoureuse d’un compositeur. Ce film lui permet d’associer ses deux passions, puisqu’elle a participé à la BO. Le temps arrive pour Mélissa Mars d’enregistrer son premier album, « Et Alors », en 2003. Cet opus décrit comme « pop-acidulé » est mené par le single à succès « Papa M’aime Pas », une comptine oedipienne diabolique. Le clip attire particulièrement l’attention, tant sa réalisation est originale. Pour son second album, Melissa Mars dépasse encore plus les limites du raisonnable. Elle réunit alors la mauvaise fille, la femme fatale et la fée qui sont en elle pour livrer « La Reine des Abeilles ». Ce mélange, qui en fait par conséquent une femme mystérieuse, lui vaudra une comparaison avec
Mylène Farmer. Dans cet opus, elle écrit ses propres textes, sans que ‘maman’ n’intervienne et mélange des sons tant folk, pop, rock, qu’électro. Arrivée où elle en est, la chanteuse tente tout, prendre un guitare et fredonner « Be Careful Man » comme jouer du synthé sur « Reine des Abeilles ». Son image de fée sexy, de Vampirela et son caractère atypique, va lui permettre de chanter avec l’un des plus grands chanteurs français,
Pascal Obispo. Ensemble ils enregistrent « La Machine » et « 1980 ». Dans un même temps, elle enregistre avec Lara Fabian le titre « Les Homéricians ».