Les maisons de disque font du Matt Pokora en mélangeant Ophélie Winter et Jordy. ”
Avec sa façon de prendre l'imaginaire hip-hop comme une gigantesque fiction, ou comme un terrain de jeu, Monseigneur Mike a réussi à se trouver une touche à part, sur la très sérieuse scène française. Très inspiré par le Gangsta à l’Américaine – la West Coast de
Dre ou l'esprit New-Yorkais du
Wu Tang Clan – ce MC prend les choses avec légèreté et distance, inventant au final un style assez rafraîchissant, entre outrance, ironie et pastiche.
Le jeune homme se destine d’abord au basket et part un an aux Etats-Unis étudier à l’Université d’UCR. Mais une blessure l'oblige d'abandonner ses ambitions sportives. De retour en France, il choisit dès 2001 le rap comme moyen d’expression et suit le parcours classique, tout en affirmant très tôt sa singularité. Après une première mixtape : « Monseigneur Mike Fait Sa Mixtape » et un EP : « Rêve de Lascar Vol 2 » où l'on retrouve
Singuila, il décide de passer à l'étape supérieure en chantant avec les plus grandes stars du hip-hop international :
Notorious BIG,
Jay Z… Mais comme ces derniers habitent un peu loin de chez lui ou n'habitent plus nulle part, il met au point un système de duo virtuel avec son DJ Skeez. Le résultat, ludique comme tout, figure dans la série des mixtapes « The Source », saluée par la critique spécialisée.
Dès lors, Mike se fait sa place dans le milieu. Aux côtés de
Saïan Supa Crew,
Disiz,
Booba ou Rohff, il se joint aux mixtapes Neochrome, signe chez ULM et entre en studio. Précédé des singles « Cocktail » et « Gangsta Party », dont les clips cultivent soigneusement le cliché et la vulgarité, celui-ci s’intitule sobrement « Bienvenue A Monseigneur Mike City » et sortira le 23 octobre 2006.