New York Dolls



New York Dolls Nationalité : américaine
Naissance : 1971 à New York
Age : 38 ans
Label : Mercury
Genre musical : Post Punk
Les gens pensent que l'entourage Andy Warholien ont naturellement accueilli les New York Dolls. Mais le Velvet Underground était l'ancienne génération, nous la nouvelle, et on leur piquait leur territoire. On ne fut pas réellement accueilli les bras ouverts (Sylvain Sylvain, à propos de la scène New Yorkaise de l'époque, NYRocker, avril 1998)
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Les New York Dolls furent l’un de ces groupes éphémères mais à l’empreinte historique unique et sans précédents. Précurseurs de ce qui allait devenir le punk, les Dolls s’inspirèrent à la fois du rock lubrique des Rolling Stones, de l’efficacité de la girl pop, du rock séminal des Stooges et du glam de Bolan pour créer un groupe de rock hybride irrévérencieux et impitoyable. Formé du chanteur David Johansen, des guitaristes Johnny Thunders et Rick Rivets, remplacé rapidement par Sylvain Sylvain, du bassiste Arthur Kane et du batteur Billy Murcia, les New York Dolls réussirent en l’espace d’uniquement deux albums à s’inscrire comme pionniers du punk et du heavy metal, en pratiquant un hard-rock atypique, aux performances scéniques droguées et chaotiques.

Du chaos et des paillettes

Le jeune groupe rassemble un public curieux de voir ces jeunes énergumènes s’énerver sur scène en jouant un rock efficace et conscient, en glorifiant le kitsch subversif qui les caractérisait. Leurs performances attiraient les plus curieux, dont David Bowie, et également Rod Stewart, qui leur propose de faire sa première partie à Londres. En pleine tournée anglaise, Murcia meurt étouffé après s’être évanoui en mélangeant drogues et alcool. De retour à New York, Jerry Nolan, proche du groupe, prend la place de Murcia, et les New York Dolls se voient proposer un contrat par Mercury Records.

Le groupe sort alors l’éponyme New York Dolls (1973), produit par Todd Rundgren, dont on se demandait ce que sa préciosité venait faire dans ce chaos, puis Too Much, Too Soon (1974), produit par George Morton qui avait produit entre autres les Shangri-Las, deviendront des albums cultes, seront accueillis avec enthousiasme par la critique de l’époque, mais seront aussi des échecs commerciaux. A la musique sans fards, et provocateurs en puissance, les New York Dolls sont loin de faire l’unanimité, à l’époque de l’avènement du rock progressif.

Peu étonnamment, Mercury lâche les Dolls peu après Too Much, Too Soon. Aucun autre label ne souhaitant prendre le risque de signer les énergumènes, le groupe décide d’engager Malcolm McLaren, futur manager des Sex Pistols. Mais au contraire de ces derniers, la provocation poussée de l’image des Dolls voulue par McLaren n’aura pour effet que de rendre encore plus réfractaire les labels à signer les New Yorkais. En 1975, en pleine tournée en Floride, Thunders et Nolan quitte le groupe, laissant Johansen et Sylvain, qui virent McLaren, avant de dissoudre définitivement le groupe en 1977.

Défricheurs de l'absurde

Thunders et Nolan fondent les Heartbreakers avec le bassiste Richard Hell qui venait de quitter son groupe Television, tandis que Johansen se lance en solo, accompagné de Sylvain. En 1991, Thunders meurt d’overdose, et un an plus tard Nolan mourra d’une crise cardiaque. En 2004, Morrissey, ex-président du fan club britannique des New York Dolls, propose aux survivants du groupe, Johansen, Sylvain et Kane, de se reformer dans le cadre du Meldown Festival, qui fera l’objet d’un CD live et d’un DVD. Kane, cependant meurt d’une leucémie foudroyante plus tard dans l’année, mettant à plus tard les plans de reformations définitives.

En 2006, Johansen et Sylvain, accompagnés de nouveaux musiciens décident toutefois de continuer les New York Dolls, avec la sortie d’un prévisiblement inutile album One Day It Will Please Us To Remember Even This. Si aujourd’hui, cette formation des Dolls ne rime plus à rien, il ne faut pas oublier l’importance qu’a pu avoir les New York Dolls et leur impact sur la musique, influençant tout le pan de la génération punk par leur attitude, mais également toute la future scène new wave qui émergerait de New York, comme Blondie, Television ou encore les Talking Heads, qui marchèrent sur les chemins défrichés par les Dolls. A une époque où l’Amérique était en plein doute, une bande de sales gosses maquillés allaient donner un grand coup dans la fourmilière, et changer les choses pour toujours. Presque malgré eux.

par Kristoffe Biglete

Photos de New York Dolls






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Les titres de New York Dolls

Pills (1973)

Subway Train (1973)

Bad Girl (1973)

Trash (1973)

Frankenstein (1973)

Lonely Planet Boy (1973)

Vietnamese Baby (1973)

Looking For A Kiss (1973)

Personality Crisis (1973)

Private World (1973)

Jet Boy (1973)

It's Too Late (1973)

Stranded In The Jungle (1973)

Who Are The Mystery Girls? (1973)

Subway Train (1973)

Don't Mess With Cupid (1973)

Bad Girl (1973)

Chatterbox (1973)

Private World (1973)

Frankenstein (1973)

Lonely Planet Boy (1973)

Vietnamese Baby (1973)

Lone Star Queen (1973)

Looking For A Kiss (1973)

Babylon (1973)


Toute la discographie de New York Dolls

New York Dolls : dossiers et critiques

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Personnalités associées à New York Dolls

Personnalités Similaires The Stooges, The Ramones, Television, Motley Crue, The Faces, The Only Ones
Inspirations David Bowie, The Rolling Stones, The Velvet Underground, The Yardbirds, MC5, T.Rex
Collaborations Todd Rundgren, Second Sex, Alain Dister
Amis/Famille Johnny Thunders

New York Dolls : vos commentaires

Anna (invité)   14 Septembre 2006 à 18:54   

Alors que tout le monde parle des New York Dolls maintenant, j'ai lu un très bon article sur les Inrocks 2 spécial punk qui parle des New York Dolls avant !!

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