C'est aux toilettes que j'ai composé mes meilleures chansons. ”
Paul Mc Cartney naît le 18 juin 1942 à Liverpool. Très vite son père, qui fait partie d’un orchestre de jazz lui transmet sa passion pour la musique. Pour ses 13 ans, il lui offre une trompette mais pour jouer du rock & roll, en pleine expansion à l’époque, rien de mieux qu’une guitare. Au grand dam de son père Paul délaisse au bout d’un an la trompette pour les cordes de sa gratte qu’il doit, étant gaucher, inverser.
Le 6 juillet 1957, Paul Mc Cartney rencontre
John Lennon qui joue ce jour là avec son groupe les Quarrymen à une fête paroissiale. Le courant passe tout de suite entre eux et John, bluffé par les talents de Paul à la guitare, lui demande d’intégrer sa formation. Nous sommes au début des années soixante, le duo qui sera bientôt l’un des plus prolifique et talentueux de l’histoire de la musique s’entoure de
George Harrison et de
Ringo Starr : les Quarrymen deviennent
The Beatles, l’extraordinaire aventure commence.
Aux côtés de
John Lennon, il est le principal instigateur de la Beatle Mania qui démarre aux environs de 1963 et envahit la planète. Passant outre leurs affinités c’est une concurrence féroce qui s’établit entre les deux principaux auteurs du groupe Paul et John, qui ne laissent que des miettes au pauvre
George Harrison. Chacun cherche à surpasser l’autre artistiquement. Cette émulation engendrera parmi les plus gros tubes du XXème siècle et Mc Cartney en est l’auteur d’une bonne moitié : « Yesterday », « Penny Lane », « Hey Jude », « Eleanor Rigby », « Back In The USSR », « Get Back » ou « Let It Be » pour n’en citer que quelques uns.
Les Beatles vivront au sommet de la gloire jusqu’à la toute fin des années 60. Essuyant moult querelles internes, le groupe bat de l’aile et se sépare lorsque Paul Mc Cartney décide de le quitter en 1970. Dès lors il entame sa carrière solo par l’album « Mc Cartney » qu’il enregistre seul en Ecosse, jouant de tous les instruments. L’année suivante il sort « Ram » (1971), où il est cette fois-ci entouré de trois futurs membres de son groupe The Wings. Un album brillant qui lui valut cette phrase élogieuse : « Les Beatles sont revenus. Ils s'appellent aujourd'hui Paul McCartney ».
La même année, Mc Cartney fonde The Wings, avec sa femme Linda Eastman qu’il a épousé en 1969. Leur troisième opus (après « Wings Wild Life » et « Red Rose Speedway »), « Band On The Run » paraît en 1973, consacré par les critiques, ce sera son meilleur album de la période post-Beatles. Le groupe enchaîne les succès et les tournées, en Amérique du Nord notamment. Après six albums, les Wings se séparent, l’année où
John Lennon est assassiné.
Le 8 décembre 1980, son meilleur rival est tué par un fan à New York. Paul Mc Cartney est très affecté par cette brutale disparition. Lui qui avait le rêve de reformer les Fab’Four le voit s’évanouir à tout jamais. Il trouve tout de même les ressources pour sortir son second album en total solo « Mc Cartney II » (1980) dans lequel il adresse un hommage à John : « Here Today ».
Sentant sans doute la solitude trop pesante, il enchaîne ensuite les duos avec
Stevie Wonder et Mickael Jackson, sort en 1983 le brillant « Pipes Of Peace » avant de traverser une période de crise, à laquelle "Flowers In The Dirt" (1989) et "Tripping The Live Fantastic" (1990) qui retrace sa tournée mondiale mettent fin. En 1994, il dirige l'enregistrement de « Free as a Bird », morceau de Lennon réorchestré pour l'occasion, en compagnie de ses ex compères George Harisson et
Ringo Starr.
En 1998, sa femme Linda meurt d'un cancer du sein. Paul McCartney annule les concerts sensé promouvoir l’album « Flaming Pie » (1997) et honore la mémoire de son épouse défunte dans « Wide Prairie », composé de seize textes de Linda puis dans « A Garland for Linda », enregistré avec un orchestre philharmonique. Son travail de deuil achevé, il épouse l’ancien mannequin Heather Mills.
Après « Run Devil run » (1999), « Driving Rain » (2001), une triomphale tournée mondiale où il reprend les hits des Beatles (immortalisée sur « Back in the World » en 2003), le dernier album en date de Paul McCartney « Chaos And Creation In The Backyard » paraît en 2005. C’est probablement son meilleur cru depuis « Band On The Run » (1973). Preuve que les génies, quand ils ne se font pas assassiner sont éternels.