Je n’aime pas trop les demi-mesures et j’ai besoin qu’il y ait beaucoup d’intensité dans n’importe lequel des sentiments. Je préfère quelque chose d’intense même si cela ne doit pas durer longtemps à une relation tiède et durable. ”
L’un des avatars de ce qu’on appelle « nouvelle chanson française » - terme qui ne veut plus dire grand-chose – voit le jour le 4 mai 1979 à Noisy-le-Sec dans la banlieue parisienne. A 14 ans, cette fan de Jimmy Hendrix,
Led Zeppelin,
Jeff Buckley,
Tracy Chapman et
Keziah Jones commence à chantonner tout en s’accompagnant à la guitare. Quelques années plus tard elle se met à la composition, le plus souvent en compagnie de Quito du groupe Señor Holmes avec qui elle se produit sur scène, généralement dans les bars.
En 2003 Pauline Croze débute une fructueuse collaboration avec Anne Claverie et Edith Fambuena, productrice qui arrangera une dizaine de ses morceaux. Bardée de ces dix chansons très prometteuses, Pauline se voit ouvrir les portes - ou plutôt la scène - des Transmusicales de Rennes dont elle est l’une des grandes révélations. Véritable tremplin, sa prestation sur le sol breton lui permet d’apparaître courant 2004 en première partie d’artistes de choix comme Cali, Miossec ou Lhasa, toujours avec sa seule guitare.
Le label Wagram lui fait dans la foulée signer son premier contrat. L’année de ses vingt-cinq ans, Pauline Croze se voit offrir un beau cadeau : elle entre en studio pour enregistrer son tout premier album éponyme. Le disque qui sort le 14 février 2005 offre un joli éventail de chansons fraîches, mélancoliques et touchantes portées par des textes toujours très fins, à l’image des morceaux « Larmes » ou « T’es beau ». Dès son arrivée dans les bacs, l’album reçoit un accueil très favorable de la part des critiques et du public.
Pauline Croze assure dans l’année les premières parties de
M et
Bernard Lavilliers, preuve de sa notoriété grandissante, avant de faire ses premiers lives en tant que tête d’affiche et de participer à plusieurs festivals, aux Francofolies de La Rochelle et même à Montréal.