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Parmi celles-ci, le tube éponyme "Planet Earth", avec ses guitares partagées entre ritournelles psyché de l'époque Love et les riffs épico-sentimentaux des 80's, renvoie un message de paix, d'amour et de fraternité aussi fort que le "We Are The World" de Michael Jackson. On retient aussi "Lion of Judah", un "Mr Goodnight" sexy en diable, et "Chelsea Rodgers" au funk évoquant les messes afro-américaines grâce à des cuivres et des notes soul affutées. Un tel panel devrait déjà rassasier les fans en quête d'un semblant de renouveau.D'autres formules sont toutes aussi bien tournées, comme sur "Somewhere Here on Earth", où, avec un chant rappelle étrangement Christophe Willem, l'ami du goûter clame comme une ode à un dieu sensuel "it's been so long, i've been somebody". On n'échappe malheureusement pas à son égo démesuré de sex symbol qu'il se plaît à exprimer sans arrêt, et on a droit sur "Mr Goodnight" à un lascif "All over the world they call me Prince, you can call me Mr Goodnight". En même temps c'est aussi ce à quoi on le reconnaît, le bougre...
Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne s'éloigne pas de l'image ou de la musique qu'on lui connaît. S'inspirant de lui-même (faut le faire), il écrit les pages de ses nouvelles compositions avec la même encre qu'autrefois, jusqu'à friser la caricature. On retrouve par exemple l'air de "Money Don't Matter Tonight" sur "Lion of Judah". Certains crieront à l'arnaque et d'autres y verront une symblique précise, mais on ne peut s'empêcher de penser qu'un tel recyclage est dangereux. Cela conforte un image passéiste, comme si il n'avait plus rien à apporter à l'histoire de la musique.
Malgré ce manque d'originalité, Planet Earth, chatoie d'un groove incroyable, de mélodies tubesques et de guitares très présentes qui symbolisent son envie de retour au top. L'effet aphrodisiaque de ses compositions est encore très présent dans cet opus et s'affirme même comme une des drogues captant le désir les plus efficaces du marché.

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