This flame that burns inside of me
I'm here in secret harmonies
It's a kind of magic ”
En vingt années de règne, Queen est devenu l’un des groupes majeurs de la scène rock anglaise de la fin du XXème siècle. Emmené par le charismatique
Freddie Mercury, entouré du guitariste Brian May, du batteur Roger Taylor et du bassiste John Deacon, Queen naît sur les ruines de Smile, formation d’un certain Tim Staffel.
Fin des années 60, Farookh Bulsara, déjà surnommé Freddie étudie les beaux arts à Ealing en Angleterre et fait la connaissance de Roger Taylor et Brian May. Ils lui parlent de leur groupe Smile et le convient à assister aux répétitions. Quand le chanteur-bassiste Tim Staffel décide de quitter le groupe,
Freddie Mercury prend sa place au micro et intègre John Deacon à la basse. Il en profite pour changer le nom du groupe, qui devient Queen en 1970.
Au départ Queen tourne en recyclant certains titres de Smile et bientôt, avec Freddie et Bryan à la composition un premier album est bouclé. Le quatuor démarche les maisons de disque et est engagé par Trident, une filiale d’EMI. L’album éponyme est enregistré avec des moyens modestes et arrive dans les bacs en 1973. Le rock mi-hard, mi-doux ponctué d’envolées lyriques de Queen reçoit un accueil mitigé, deux morceaux se détachent tout de même: « Keep Yourself Alive » et « Seven Seas of Rhye ». Souvent comparés à
Led Zeppelin (cela ne durera qu'un temps), Freddie et sa bande sortent « Queen II » en 74 en clin d’œil à ces derniers qui appellaient leurs albums par des numéros.
Queen s’installe peu à peu dans le paysage rock mais c’est avec leur quatrième opus, le magnifique « A night at the Opera » (1975) que la formation connaît la consécration, grâce à un seul morceau, légendaire : « Bohemian Rhapsody » et sa rencontre improbable mais au combien réussie entre opéra et rock. Pour la petite histoire, la maison de disque considérait à l’époque de sa sortie que le single serait indiffusable en radio et qu’il faudrait le raccourcir… belle intuition quand on sait que quelques années plus tard « Bohemian » sera élu meilleur morceau de tous les temps.
Avec presque un album par an, Queen enchaîne les tubes : « We will rock you » et « We are the Champions », récupérés depuis dans tous les stades de foot de la planète, l’entraînant « Don’t stop me now », la basse lourde de « Another one bites the dust », « Under Pressure » magnifique duo avec
David Bowie ou encore les plus pop « I want to break free », « Radio Ga ga » et « A kind of magic » font tous le tour de la planète. Jusqu’en 1988, Queen déplacera des foules immenses lors de ses concerts : 180 000 personnes à Hyde Park dès 1976 et des milliers d’autres dans les stades où ils passent, toujours remplis à ras bord, à l’image de l’inoubliable Live à Wembley en 1986 immortalisé par un disque et une vidéo.
En 1991 sort « Innuendo », le dernier album de Queen du vivant de son leader
Freddie Mercury. Se sachant atteint du virus du SIDA depuis 1987, il rassemble ses dernières forces pour enregistrer le disque dans la douleur. Il sait que ses jours sont comptés et annonce au grand public sa maladie dans « I’m going slighly mad » tout en donnant une lueur d’espoir à ses fans en annonçant que le spectacle doit continuer : « The show must go on ».
Freddie Mercury décède le 24 novembre 1991 dans sa demeure londonienne. Ses trois acolytes orphelins lui rendent un vibrant hommage en 1992, lors d’un concert rassemblant entre autres
George Michael, un temps pressenti pour prendre le relais de Freddie,
David Bowie,
Elton John, Liza Minelli ou
Robert Plant. Trois ans après paraît l’album posthume « Made in Heaven » (1995) rassemblant des enregistrements inédits, en guise de dernier adieu. Aujourd’hui, Brian May, Roger Taylor et John Deacon continuent de faire perdurer le mythe Queen à travers des lives ou des rééditions, mais avec la mort de
Freddie Mercury l’âme du groupe s’en est allée.