Richard Ashcroft est un chanteur anglais, qui avant de se lancer dans une carrière solo dans les noughties, fut le leader du groupe
The Verve.
Considéré à l’école comme un élément perturbateur, Richard peine à se fondre dans le moule scolaire et est rejeté par ses camarades. D’un environnement familial singulier, l’histoire retient sa mère, coiffeuse, qui change sa coupe de cheveux tous les quatre matins et son beau-père membre d’une secte, les Rosicrucians.
Comme tout anglais qui se respecte, il entame d’abord une carrière de joueur de football professionnel avant de rencontrer les futurs membres de
The Verve. Le groupe débute dans les années 90 et connaît un bon succès en Angelterre, avant de se séparer une première fois en 1995.
Richard Ashcroft, à l’époque, voit cette rupture de façon positive, car selon lui le groupe n’est pas assez fort pour assumer le succès et les inévitables problèmes individuels qui en découlent. Il commence l’écriture d’un album solo, qui in fine sera le plus gros carton du groupe, reformé en 1997.
Urban Hymns déborde largement les frontières de l’île, avec notamment le tubesque
« Bitter Sweet Symphony » et les problèmes de plagiat qui vont avec.
Le groupe, fragile, se sépare en 1999 après que le guitariste McCabe se refuse à finir la tournée mondiale de
Urban Hymns. Richard Ashcroft entame alors véritablement sa carrière solo.
En 2000, le chanteur sort
Alone With Everybody, album en partie écrit lors de la période qui donna
Urban Hymns, ce qui rend la rupture moins évidente à l’écoute pour certains titres, notamment le single
« A Song For The Lovers ». L’album atteint de bons résultats, malgré une critique un peu mitigée.
La suite de ce premier effort solo paraît deux ans plus tard.
Human Conditions est cette fois-ci plutôt mal reçu, malgré un duo avec le chanter de
The Beach Boys,
Brian Wilson. Surproduit, avec des lyrics peu inspiré, le sophomore ne trouve finalement que Chris Martin de
Coldplay pour en faire la promo. Fande la première heure, ce dernier invite Ashcroft pour le Live 8, et ils reprennent ensemble
« Bitter Sweet Symphony ».
Le troisième album solo,
Keys to the World, est enregistré avec un orchestre à cordes et sort dans les premiers jours de 2006, mais ne retrouve pas le souffle d’antan. Coïncidence ?
The Verve annonce sa reformation en 2008, même si Ashcroft ne compte pas mettre en terme à sa propre carrière.
Sans
The Verve, Ashcroft a aussi participé à une poignée de titres, dont nous retiendrons deux exemples brillants : le premier remonte à 1998, lorsque le chanteur pose sa voix gentiment éraillée sur
« Lonely Soul », composition symphonique centrale du premier concept album de U.N.K.L.E. Produit par James Lavelle et surtout
DJ Shadow,
Psyence Fiction permet notamment à trois chanteurs plutôt estampillé « rock » d’habiter les breakbeats sombres de Shadow :
Badly Drawn Boy,
Thom Yorke de
Radiohead et Richard Ashcroft.
La seconde collaboration se fera en compagnie des Chemical Brothers pour le dernier morceau de
Come With Us,
« The Test », où Richard pose ses mots sur un morceau halluciné et complètement trippé. Il succède ainsi à
Noel Gallagher d’
Oasis, Bernard Sumner de
New Order ou encoreJonathan Donahue de Mecury Rev comme interprète masculin pour les frères chimiques.