Je me plonge parfois le soir dans un essai de philosophie.
Toi, tu t'évades dans le noir de ton Michael Connolly.
J'aime les couleurs de Matisse, toi plutôt l'ombre de Michaud.
J'aime la menthe et la réglisse, tu préféres le café bien chaud.
Je viens du pays des cigales, les oliviers sont mon décor.
Dans ta mémoire, c'est le mistral, presqu'autant le vent du nord.
Tout ce qui pourtant nous sépare, tout ce qui fait nos différences,
enrichit notre belle histoire, notre amour, notre connivence.
Tout ce qui pourtant nous sépare, tout ce qui fait nos différences,
enrichit notre belle histoire, notre amour, notre connivence.
Enfant, tu écoutais Brassens, moi je chantais Ricky Lee Jones.
Et nous avions chacun nos princes, toi Bob Dylan et moi Lennon.
Nous partageons parfois Godard, mais tu préfères Tarantino.
Je donne tout à ma guitare, toi tu vis surtout pour les mots.
J'aime marcher dans les forêts, toi tu es fidèle au béton.
D'ailleurs tu ne marches jamais que de la cusîsine au salon.
Tout ce qui pourtant nous sépare, tout ce qui fait nos différences,
enrichit notre belle histoire, notre amour, notre connivence.
Tout ce qui pourtant nous sépare, tout ce qui fait nos différences,
enrichit notre belle histoire, notre amour, notre connivence.
Moi, la vie m'effraie quelquefois, toi, c'est la mort qui te fait peur.
Tu désespères de l'homme, quand moi je l'imagine toujours meilleur.
Tout ce qui pourtant nous sépare, tout ce qui fait nos différences,
enrichit notre belle histoire, notre amour, notre connivence.
Tout ce qui pourtant nous sépare, tout ce qui fait nos différences,
enrichit notre belle histoire, notre amour, notre connivence.