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Surnom : Gainsbarre Nationalité : française Naissance : 02 April 1928 à Paris Mort le : 02 March 1991 Métiers : Chanteur, Auteur-compositeur Label : Philips Genre musical : Scène française Écoutez Serge Gainsbourg sur : Radio Chanson française - Radio Dub - Radio Flu - Radio Reggae |
Né Lucien Ginzberg le 2 avril 1928 à Paris, de parents juifs russes qui prennent asile en France après la révolution Bolchevik de 1917, il étudie l’art et l’enseignement, avant de se tourner vers la peinture puis de travailler comme pianiste au cabaret local. Il est bientôt convié à rejoindre le groupe de Milord L’Arsoille, où il tient le rôle de chanteur. Conscient de son apparence négligée, Gainsbourg voulait initialement garder un rôle de composeur et de producteur. En tout cas, il enregistre son premier disque en 1958, Du Chant à la Lune, suivi par de grands albums comme L’étonnant Serge Gainsbourg (1961) et Gainsbourg Confidentiel (1964), mais son travail jazzy marche assez peu, tandis que ses compositions pour des chanteuses aussi divers que Petula Clark, Juliette Greco ou Dionne Warwick font un grand succès.
A la fin des années 1960, il s’acoquine avec la starlette Brigitte Bardot, et devient bientôt son amant, et elle sa muse. La musique de Gainsbourg prend soudain un tour érotique et délirant, arrangée de façon luxuriante, et le duo produit quelques hits célébrant la pop culture : "Bonnie and Clyde", "Harley Davidson" et "Comic Strip". L’aventure Bardot s’achève, celle avec Jane Birkin commence. En 1969 (décidemment), ils enregistrent "Je t’aime… moi non plus", une chanson écrite à l’origine pour Bardot, avec des paroles crues et des respirations explicites. Censurée dans de nombreux pays, la chanson atteint le top un peu partout en Europe et devient un classique méconnu, plus tard reprise par des chanteurs comme Donna Summers et Ray Conniff.
Gainsbourg revient en 1971 avec Histoire de Melody Nelson, un cycle de chansons sombres, complexes, parlant de drogues, de suicide et de misanthropie, qui prennent pied dans ses thématiques de façon obsessionnelles, rendant son travail de plus en plus ésotérique, infâmant et outrageux à chaque sortie. Même si Gainsbourg ne rattrape jamais le succès commercial de la fin des années 1960, il reste une figure imposante et controversée en Europe, à la fois célébré et vilipendé pour son comportement choquant, ce qui inclus d’avoir brûlé un billet de 500 francs en direct à la télévision et d’avoir enregistré une version reggae de l’hymne français, "La Marseillaise". Gaisbourg crée une nouvelle polémique avec le single "Lemon Incest", en duo avec sa fille Charlotte Gainsbourg. Il pose en drag-queen sur la pochette de son Love on the Beat (1984) et fait des avances sexuelles à Whitney Houston lors d’une émission télé en direct. Gainsbourg tourne dans quelques films durant sa carrière, le plus notable étant Je t’aime… moi non plus (1976) avec Jane Birkin et Andy Warhol.La célébration de ses 80 est l'occasion de revenir sur le mythe qu'il représente, sur l'héritage laissé à plusieurs génération d'artistes et sur son impact dans les médias. A la question comment définir le personnage Gainsbarre, qu'auraient répondu Lykke Li,f Portishead, Jared Leto, John & Jehn ou Sébastien Tellier ? Réponse en vidéo-hommage à Gainsbourg. Outre pour sa musique, Gainsbourg est connu pour la façon dont il utilisait les médias et la télévision en particulier, tantôt comme un outil de promo, tantot pour y pousser des coups de gueule. Gainsbourg, premier provocateur de la télé française ? Sélection de 5 vidéos de ses apparitions télévisuelles cultes, en partenariat avec l'Ina.
Gainsbourg aurait eu 80 piges cette année. Le 2 avril exactement. L'occasion pour la Cité de la Musique de rendre hommage, grâce aux objets conservés par sa fille Charlotte et à la contribution de l'Ina par ses images d'archives, au chanteur-compositeur adulé par une jeune scène musicale européenne en quête de pères fondateurs.
L'exposition, toute de noir tendue comme l'était l'appartement de la rue de Vernueil, forme un portrait kaléidoscopique (à l'image de l'affiche de l'expo signée Stefan de Jaeger) du musicien qui voulait être peintre. « Les images, je les ai écrites, plaquées sur des symboles musicaux, c'est là mon drame. Peintre, j'aurais fait une œuvre ». Le jeune Lucien Ginsburg, admirateur de Francis Bacon, voulait être peintre. Serge Gainsbourg détruira l'œuvre de Lucien Ginsburg, dont on peut voir dans l'exposition un autoportrait fauviste de 1957.
Le Gainsbourg artiste est donc à chercher ailleurs, peut-être dans ce talent qu'il eut à forger son propre mythe, ou plutôt ses mythes successifs, qui forment autant de stations dans l'expo : d'abord l'artiste germanopratin, ami de Boris Vian et Juliette Greco, puis le compositeur à chanteuses, de France Gall à Brigitte Bardot, l'auto-célébration du couple Gainsbourg-Birkin, irradiant de bonheur et de sensualité, avant la déchéance gainsbarrienne. En 1963 le jeune Gainsbourg affirme : « Ma vie n'est qu'œuvre hélas ! ». C'est vrai. Et c'est tant mieux.
Magali Lesauvage
Gainsbourg 2008, à la Cité de la Musique, jusqu'au 1er mars 2009 (www)
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ricard (invité)
24 Juin 2008 à 16:29
à nice mon bar préféré s'appel GAINZBAR avenue de cessole je m'y bourre la geuele en chantant serge |
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GERARD (invité)
08 Janvier 2008 à 18:56
cet homme avait une lucidité et une honneteté absolue. Pour lui,la chanson n''était que la chanson... |
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xmic (invité)
29 Décembre 2007 à 09:47
Chef d'oeuvre... tout simplement. |
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