Seth Gueko




Nouvelle coqueluche du rap français, auto-proclamé "fils de Jacques Mesrine", Seth Gueko s'est logiquement imposé comme la tête d'affiche de la bande originale inspirée du film réalisé en deux volets par Jean-François Richet. Symbole d'un milieu fasciné par la vie rocambolesque de l'ex-ennemi public numéro 1, la récente signature d'Hostile Records évoque pour Flu son rapport au gangster mythique.

 

Brian de Palma et Francis Ford Coppola ont donné au milieu du rap deux de ses plus grandes figures cultes, avec leurs films Scarface et Le Parrain. Deux personnages fictifs qui fascinent et qui doivent cohabiter dans le milieu du rap français avec une autre icône. La scène française cultive son particularisme avec un autre symbole de l'ascencion sociale par les armes, lui bien reél, Jacques Mesrine "l'homme aux mille visages". Ideal J, Fonky Family, IAM, Monsieur R... beaucoup sont ceux qui ont évoqué la figure Mesrine dans leurs textes. Une fascination pour le bonhomme qualifié de gangster à l'ancienne, looké, respectueux d'un certain code de l'honneur, amateur de champagne et mort quasiment l'arme à la main sous les balles de la police.

Le réalisateur Jean-François Richet, lui-même imprégné par la culture Hip Hop était forcément tenté de mettre à profit ce culte posthume pour accompagner la sortie de son film en deux parties. Deux volets (Mesrine : L'Instinct de mort et Mesrine : L'Ennemi public n°1) accompagnés d'une bande originale inspirée 100% rap français. Comme pour Ma 6-T Va Crack-er, il a donc fait appel aux producteurs de White & Spirit, et à un casting luxueux, avec notamment des poids lourds comme Kery James, Oxmo Puccino, Akhenaton, Rohff, Rim-K et Lino. Mais aussi le MC qui monte, Seth Gueko, auto-proclamé "fils de Jacques Mesrine" et donc le plus à même de nous raconter pourquoi l'ex-ennemi public numéro 1 est une figure incontournable de l'univers rap hexagonal.
Edouard.