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Rexton Rawlston Fernando Gordon Surnom : Mr Loverman Nationalité : jamaïcaine Naissance : 17 janvier 1966 Age : 42 ans Métier : Chanteur Label : Epic Genre musical : Ragga, Dancehall Écoutez Shabba Ranks sur : Radio Reggae |
Si Bob Marley a su révéler à la face du monde la langueur syncopée du reggae, son compatriote Shabba Ranks, lui aussi natif de Saint Ann, est parvenu à exporter au début des années 90 le son du ragga dancehall sur la scène internationale. Son timbre de baryton plutôt rugueux et ses pirouettes vocales ont fait le tour du globe avec l'hymne « Mr Loverman » et suscité nombre de vocations au sein de la jeune garde jamaïcaine.
Elevé comme son illustre prédécesseur dans le quartier de Trenchtown à Kingston, où fleurissent la misère, les gangs et les sound systems, Rexton Gordon entame sa carrière à 14 ans sous le nom de Co-Pilot, qu'il troquera par la suite pour celui de Shabba, patronyme d'un souverain africain. S'inspirant du style toasting (parler-chanter) des deejays de l'époque, notamment de Brigadier Jerry et Yellowman, il fait presser en 1985 son premier single, « Heat Under Sufferers Feet ». Ce titre attire l'attention d'une de ses idoles, Josey Wales, qui le présente alors au producteur Prince Jammy, au moment même où ce dernier lance le reggae digital en substituant aux musiciens de studio des boîtes à rythme et des basses synthétiques. Shabba Ranks participe ainsi à cette révolution sonore qui détrônera provisoirement le reggae roots et permettra aux toasters d'enregistrer à un rythme effréné en recyclant les mêmes boucles d'un morceau à l'autre. A partir de 1988, avec le single « Needle Eye Punany », Shabba Ranks abandonne la chronique sociale au profit de la veine slackness. Caractérisé par des paroles salaces et volontiers sexistes (les "x-rated lyrics"), ce créneau racoleur lui permet d'étendre sa notoriété.
Avec son premier album Rappin With The Ladies, compilations de reprises de chanteuses reggae, Shabba place un nouveau tube dans les charts, « Telephone Love ». Sa carrière décolle véritablement l'année suivante, lorsqu'il suit l'ingénieur du son Bobby digital, un ancien compère de Prince Jammy parti fonder son propre label. Cette collaboration fructueuse lui assure une renommée croissante au sein de l'île. De 89 à 91 il enregistre 50 singles, dont un certain nombre de succès (« Peeny Peeny », « Wicked Inna Bed », « Roots And culture »...). Il tourne aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, et enchaîne les collaborations avec les vedettes jamaïcaines du moment, Cocoa Tea, Home T, Krystal ou Deborah Glasgow.
En 1991, Shabba Ranks signe un contrat de trois albums avec Sony Music sur le label Epic et se lance dans le crossover : le toaster mêle les genres musicaux, posant son phrasé ragga sur des morceaux de pop funky, de new jack ou de rap, à l'occasion de duos avec des groupes et chanteurs britanniques (Scritti Politi, Maxi Priest), des crooners de r'n'b (Johnny Gill) et des cadors du hip hop (KRS-One, Chubb Rock). Ce filon, qu'exploiteront plus tard Shaggy et Sean Paul, se révèle extrêmement rentable. Shabba enchaîne les tubes, (« She's A Woman », « House Call », « Mr Loverman », « Slow and sexy »...) et obtient un premier Grammy Award pour l'album As Raw As Ever.
En 92, alors qu'il est au sommet de sa gloire, Shabba Ranks fait scandale sur le plateau de l'émission de Channel 4 « The Word » : il y défend les thèses de son collègue Buju Banton, épinglé par la presse occidentale pour ses lyrics violemment homophobes. Non content de prendre les femmes pour des objets sexuels, comme en témoignent ses paroles et ses clips, Shabba Ranks déclare à cette occasion que les homosexuels méritent d'être crucifiés... Des propos qui font d'ailleurs écho à certaines de ses chansons les plus célèbres (« No Mama Man », « Wicked Inna Bed ») dans lesquelles il se proposait déjà de flinguer les homos. En dépit de cette controverse médiatique, Shabba reçoit en 1993 un second Grammy Award pour son album X-tra Naked et enregistre un nouveau single en duo avec Eddie Murphy. L'année suivante, il participe à la bande originale des Valeurs de la famille Addams avec une reprise du tube de Sly Stone « Family Affair ».
En 96, suite à l'échec relatif de son troisième album (A Mi Shabba, sorti l'année précédente), sa maison de disque finit par le congédier. Le toaster se retrouve gros-jean et rentre en Jamaïque, où il enregistre avec Prince Jammy (devenu King entre-temps) des morceaux qui seront réunis sur la compilation Get Up Stand Up. Relativement silencieux depuis la fin des années 90, il apparaît en 2007 sur le morceau « Clear The Air » du rappeur Busta Rhymes. Toujours privé de label, Shabba Ranks se préparerait selon les rumeurs à revenir en force en compagnie de Jay Z...
Toute la discographie de Shabba Ranks
![]() A Mi Shabba |
![]() Shabba Ranks And Friends |
![]() Rough & Ready - Volume I |
![]() X-Tra Naked |
| Personnalités Similaires | Shaggy, Sean Paul, Sizzla, Bounty Killer, Buju Banton, Chaka Demus And Pliers, Elephant Man, Beenie Man, Buccaneer |
| Inspirations | Bob Marley, Peter Tosh, Yellowman |
| Collaborations | Sly And Robbie, Diana King, Busta Rhymes, King Jammy, Eddie Murphy, Carlton Livingston, Peter Chemist, KRS-One |
![]() Shaggy |
![]() Sean Paul |
![]() Bob Marley |
![]() Peter Tosh |
![]() Sly And Robbie |
![]() Sizzla |
![]() Bounty Killer |
![]() Buju Banton |
![]() Chaka Demus And Pliers |
![]() Elephant Man |
![]() Beenie Man |
![]() Buccaneer |
ROCK || HIP HOP || REGGAE || ...
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