Groupe injustement méconnu et révélé paradoxalement par l’ombre que lui faisait
Pavement, fondé par deux membres du groupe, les Silver Jews du chanteur/compositeur David Berman font parmi des grands oubliés de l’indie-rock. Cependant, avec l’avènement du genre dans les années 2000, on a tendance à retrouver rétrospectivement l’œuvre du groupe New-Yorkais.
Formé en 1989 par Berman, et deux de ses potes,
Stephen Malkmus, chanteur et guitariste, et Bob Nastanovich, batteur, ils débutèrent assez naturellement, s’entraînant dans l’appartement qu’ils partageaient alors. Habitant tous en Virginie, ils firent collocation dans la Grande Pomme où ils commencèrent à jouer pour jouer. Le son du groupe tendit néanmoins à se perfectionner, dirigé par les compositions de Berman. En parallèle, Malkmus avait créé un autre groupe avec son ami d’enfance Scott Kannberg, qui deviendrait Pavement, que Nastanovich rejoindrait également plus tard.
Le groupe de Malkmus connaîtra cependant le succès avant les Silver Jews, avec leur fracassant
Slanted And Enchanted, et la rumeur se répand que les Jews ne serait qu’un side-project de Pavement. Toutefois, le label Drag City signe le groupe de Berman et sortira les deux premiers EP du groupe
Dime’s Map Of The Reef (1990) et
The Arizona Record (1993). Le premier album du groupe,
Starlite Walker, sortira l’année d’après avec la présence des deux Pavement Malkmus et Nastanovich. Le rock country et noisy des Jews sera encensé par la critique, mais de manière prévisible, ne se vendra pas énormément.
Les Silver Jews continuera à sortir ses albums,
The Natural Bridge (1996), le formidable
American Water (1998),
Bright Flight (2001), de qualité remarquable sans pour autant attirer de nombreux projecteurs. Alors que l’on croyait Berman perdu, et de même pour son groupe, il revient en 2005 avec un nouvel album
Tanglewood Numbers, accompagné par sa femme Cassie, Malkmus, Nastanovich ou encore
Will Oldham. Trois ans plus tard, sort un nouvel opus,
Lookout Mountain, Lookout Sea.