On retrouve tous les classiques du genre :
- Des démos du leader seul dans sa chambre avec une guitare acoustique (le passable "Soothe" et l'excellente reprise de "Landslide" de Fleetwood Mac)
- Une reprise inutile ("Girl Named Sandoz" d'Hendrix)
- Compos du guitariste (la mignonne "Blew Away" que James Iha ne sait pas chanter)
- Longs jams de studio (l'excellente "Starla" et son solo de six minutes, la vaporeuse "Obscured")
- Des escapades vers d'autres genres (la ballade folk "Whir", la bien nommée "Spaced")
- Au moins une merveille dont on se demande ce qu'elle fait enterrée ici (l'excellent glam-grunge de "Frail And Bedazzled" aurait fait un excellent single)
Le complétiste notera cependant l'abscence regrettable de deux de leurs meilleures chansons de l'époque : "
Drown", disponible sur la bande originale du film
Singles de Cameron Crowe et "
Glynis", enregistrée pour la compilation anti-SIDA
No Alternative.
Tout ce fatras compilé sans soucis de cohérence excessif fonctionne parfaitement comme album à écouter d'une traite. Il faut dire que les Smashing Pumpkins ne sont pas non plus le groupe le plus éclectique du monde, surtout si tôt dans leur carrière et que même leurs chansons les plus métal se basent souvent sur l'opposition de passages calmes, et d'autres plus énervés. On se prend même à découvrir les prémices du côté émo du groupe dans les faces B de l'époque
Gish et des restes de mysticismes dans celles de
Siamese Dream. Au final, s'il n'est sans doute pas meilleur que ces deux là,
Pisces Iscariot offre une expérience plus équilibrée du groupe et une qualité globale assez surprenante pour une compilation de rebus d'un groupe encore si jeune.
2goldfish
Le 01 janvier 2008