| . | Entretien avec Chris Garneau |
| . | Entretien avec Do Make Say Think |
| . | Entretien avec Air |
| . | Entretien avec Hecuba |
| . | Entretien avec Mayer Hawthorne |
| . | Les interviews Musique |
| . | Les clips à vélo |
| . | Le live sur clé USB |
| . | La nuit parisienne à l'agonie |
| . | Portrait vidéo d'un sosie de Michael Jackson |
| . | Expo Miles Davis en vidéo |
| . | Articles Musique |
|
Nationalité : américaine Naissance : 1961 à Canada Séparé en : 1999 Métiers : Producteurs de musique, Auteur-compositeurs, Multi-instrumentistes Label : Capitol Genre musical : Folk Rock |
The Last Waltz dans les Cinémusicales de MK2
Comment une bande de rockeurs canadiens a-t-elle changé l’histoire de la musique en accompagnant Bob Dylan pour son virage électrique en 1966, puis en sortant Music from Big Pink en 1968 ? Et pourquoi ces gens ont-ils eu une si grande importance sur le virage post-psychédélique de la musique à la même période ? Réponse en autant de points que le groupe compte de membres :Garth Hudson, JR Robertson, Levon Helm, Richard Manuel, Rick Danko…
The Hawks
Dès 1959, Ronnie Hawkins, rockeur canadien très féroce engage petit à petit et sur deux ans tous ceux qui formeront le Band ensuite, comme groupe d’accompagnement. Du jeune de 15 ans, Robbie Robertson, guitar hero au son sale et dur, en passant par l’organiste, saxo, bassiste Garth Hudson, musicien classique et jazz qui prend la direction de l’orchestre, le batteur Levon Helm, le pianiste Richard Manuel et le bassiste et violon Rick Danko. Un groupe au son cru, puissant, mais qui souffre du manque de largesse financière de son boss et finit par le quitter, gagnant en 1 mois de tournée plus que les six derniers mois avec lui. Fin de chapitre.
De Dylan à Music from big pink
Tournant sous le nom de Levon and the Hawks, le guitariste se fait repérer par le manager de Dylan, Albert Grossman qui le trouve parfait pour faire évoluer le son de son protégé de l‘acoustique folk au rock défricheur qu’il concocte au même moment en compagnie d’Al Kooper sur Blonde on Blonde. Robertson et Helm sur deux concerts, puis le groupe au grand complet pour la tournée de 1965/1966. Ce qui conduit tout le monde, Dylan ayant déménagé à Woodstock, à poser ses valises sur la colline d’â côté de celle de Bob dans une grande maison rose (la fameuse Big Pink. Groupe officiel, le Band trouve enfin le temps de se poser, alors qu’il tourne depuis huit ans sans arrêt. Robertson qui habite non loin de là avec sa compagne, en profite pour se cultiver, avalant la Nouvelle vague française et les films japonais de Kurosawa, tout en se gavant de littérature spirituelle.
Dylan sort sa trilogie John Wesley Harding, Highway 61 Revisited et Bringing it all back Home, passant de l’électricité sauvage au traditionnel en cherchant d’autres pistes… Il va les trouver avec le Band à Woodstock, en enregistrant les Basement Tapes qui resteront inédites 10 ans, y alternant relecture de vieux blues et airs des Appalaches pour un son super roots, en grand partie co-composé par le Band. Ce qui donne aussi au groupe l’occasion de lâcher le rock rustaud pour peaufiner un son super clair, aérien et décontracté qui tranche avec le psyché ambient – et donne même à Clapton l’idée de lâcherCream pour composer dans la même voie. Et tout cela sort de Music From Big Pink et ses deux tubes The Weight et Chest fever. Le premier est illico intégré à la BO de Easy Rider (joué par Roger McGuinn des Byrds sous pseudo) et le second offre la vraie patte du groupe où cinq individualités font chacun sonner leur partie donnant une dimension inaccoutumée à un titre rock avec batterie à contre-temps, divers claviers et jamais de partie de guitare solo : un comble ! La popularité du groupe, le fait même jouer à Woodstock, mais ils n’apparaissent pas dans le film pour des raisons de droit…
Musician’s musician
L’album de 1969, sobrement intitulé the Band, est dans la même ligne que les Byrds de Sweetheart of the Rodeo (merci Gram Parsons) ou le premier album des Eagles et contribue à installer aux USA le phénomène country – Dylan fait exactement le même chemin avec son Nashville Skyline et Johnny Cash. Les albums se succèdent ensuite avec un Robertson qui prend la direction des opérations pendant que les autres souffrent tous d’au moins une addiction… Stage Fright 1970, Cahoots 1971, Rock of Ages (Live 1972), Moondog Matinee 1973, puis Planet Waves avec Dylan et Before the Flood en 1974. Northern Light, Southern Cross en 1975 marque le retour en studio d’un groupe qui n’ y avait pas composé depuis 1971, trop occupé par les tournées qui finissent par faire trembler la cohésion d’amis ensemble depuis 15 ans qui jouent quasi par télépathie. Appelant Martin Scorsese à la rescousse, ils décident d’une longue période de repos après un concert final.
La dernière valse
Ronnie Hawkins, Bob Dylan, Neil Young, Joni Mitchell, Muddy Waters, Dr. John, Van Morrison, Ringo Starr, Eric Clapton, Ronnie Wood, Paul Butterfield, and Neil Diamond figurent tous au programme de ce mémorable concert au Winterland de San Francisco pour Thanksgivings ( 25/11/76), moment filmé par Scorsese et qui donnera lieu à un triple album en 1978, The Last Waltz . Le monde découvre alors, au moment même de la débandade du groupe tout en ce qui faisait le charme, la virtuosité et l’allant : une bande de musicologues virtuoses aussi capable de parler tradition klezmer (le folklore hébraïque) que de damner le pion à Clapton sur des parties solo !
En regardant le film, on comprend bien les tensions accumulées, les impasses de chacun et l’envie de continuer à créer ensemble. Manuel perdu dans les problèmes de d’alcool, Helm, récalcitrant, Robertson tirera sa révérence pour s’en aller solo avec un certain succès, ou s’occupant de la direction musicale des films de Scorsese, après un dernier album (Islands) dont le single servi de support à la campagne de Jimmy Carter pour la présidence des USA.
Réunion ?
De 83 à 99, le Band renaît, mais sans Robertson, et au fil des ans, après Richard Manuel suicidé, c’est Rick Danko qui part dans son sommeil. Lifetime Achieve ment Award pour l’influence du groupe ce printemps 2008 dont on a pu noter l’influence sur les Black et les Counting Crows, en hommage à Richard Manuel. Esprit défricheur, instrumentistes de haut vol, session men demandés jusqu’au dernier jour… The Band.
| Personnalités Similaires | Neil Young, Crosby, Stills, Nash And Young, Crosby, Stills And Nash, Creedence Clearwater Revival, The Byrds, Grateful Dead, Tim Hardin, The Allman Brothers Band |
| Inspirations | Billy Bragg |
| Collaborations | Bob Dylan, Joni Mitchell, Butterfield Blues Band, Carly Simon |
| Amis/Famille | Eric Clapton |
|
sylviane (invité)
06 Juillet 2008 à 22:44
C'est l'une des plus belles chansons que je connaisse. |
||
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z