The Beach Boys



The Beach Boys Nationalité : américaine
Label : Capitol
Genre musical : Pop
Écoutez The Beach Boys sur : Playlist Psychédélique
Musicalement, je suis les Beach Boys - Brian Wilson
Ajouter une citation de The Beach Boys - Consulter les 3 citations de The Beach Boys
Final Song : Sortez vos mouchoirs
  L'époque est à la crise. On nous annonce...
Black Obama vs Mc Dancin' Cain : la...
On avait parlé il y a quelques semaines du beau cadeau...
Brian Wilson, le retour de la revanche du...
Brian Wilson a beau porter le jaune poussin, on ne...
Dans la chaleur du soleil avec les Beach...
Difficile d'envisager un été, même le plus pourri,...
Les Beach Boys commencent leur carrière comme le groupe de surf rock le plus populaire des Etats-Unis, avant d’émerger comme l’un des groupes de pop les plus inventifs, en concurrence directe avec les Beatles – tant sur le plan des ventes que de la reconnaissance critique - en 1966.

L’aventure commence en Californie en 1961, lorsque Brian, Dennis et Carl Wilson composent les harmonies pop les plus magnifiques jamais entendues jusqu’alors. Les trois frères, que le père (violent) pousse vers la musique, vivent à deux pas de l’océan, mais ironiquement, seul Dennis se passionne pour le surf. Ils chantent souvent ensemble, nourris par la passion de Brian pour les harmonies vocales des années 1950, comme les Four Freshmen ou les Hi-Lo’s. Les garçons recrutent leur cousin Mike Love lors d’un tour de chant impromptu, et persuadent un ami de Brian, Al Jardine, de jouer avec eux. Les parents Wilson louent des instruments et du temps de studio pour enregistrer « Surfin’ ». Ce petit single explose littéralement les charts locales et décroche aux garçons un contrat chez Capitol. Les Beach Boys sont nés.

Le groupe encore frais enchaînera alors les albums, grimpant quatre à quatre les escaliers du succès. Surfin’ Safari en 1962, lance définitivement la vague surf rock qui agitait la Californie du Sud, tandis que Surfin’ USA (1963) l’impose à toute l’Amérique. Brian Wilson s’impose rapidement comme un songwriter flamboyant et sensible, et comme un laborantin de studio hors pair, très inspiré des travaux de Phil Spector. Bourreau de travail, il emmène rapidement les Beach Boys au-delà de la simple « vague » surf rock. Dans le troisième album, Surfer Girl, et malgré la grande jeunesse du groupe, Brian montre qu’un fossé sépare déjà des chansons comme « Catch a Wave » ou « In my Room » des premiers titres des Beach Boys. Fin 1963, les garçons ont enregistré trois albums, paradé dans le Top 10 américain autant de fois, et tourné sur scène sans arrêt.

En 1964, le single « I Get Around » deviant la signature du groupe dans le monde, et les Beach Boys signent pour une tournée promo en Europe. Mais les pressions et les contraintes de timing sont trop lourdes pour Brian, qui quitte les tournées pour se concentrer sur les productions studio (devenant ainsi l’équivalent américain du Beatles McCartney).
Les trois albums suivants montrent une claire évolution des productions de Brian, qui intègre lentement des ballades pop complexes et liées les unes aux autres dans les disques du groupe : The Beach Boys Today !, Summer Days (and Summer Nights), ainsi que Beach Boys’ Party, confirment le talent du vrai leader du groupe. Leur éclectisme et leurs expériences sonores confirment aussi qu’ils ont servi de base à Brian, pour travailler sur un projet ambitieux qui lui tient particulièrement à cœur.

Fin 1965, lorsque les Beatles sortent Rubber Soul, Brian Wilson est très impressionné par la qualité des chansons et la cohésion de l’album. Il commence à écrire de son côté, avec l’aide du parolier Tony Asher, et commence les sessions sur le thème d’un jeune homme qui grandit vers la maturité émotionnelle. Le label Capitol est un peu frileux de sortir un album avec si peu de hits évidents, tandis que le groupe passe plus de temps que jamais à travailler les voix et les harmonies du disque. Le résultat sort en mai 1966 sous le titre Pet Sounds. L’un des albums de rock les plus importants jamais sortis, toujours aussi étonnant en terme de production, et rassemblant le meilleur du songwriting de Brian Wilson. Acclamé par les critiques, Pet Sounds est pourtant le premier album du groupe à rater le disque d’or. Pourtant, les réactions dans le reste du monde sont, pas seulement bonnes, mais jubilatoires. En Angleterre, le groupe rafle le prix du meilleur groupe de l’année 1966 aux Beatles, qui viennent pourtant de sortir l’ahurissant Revolver.

Le succès américain viendra avec la sortie du (désormais classique) « Good Vibrations » en octobre 1966, qui aurait dû faire partie de l’album, mais sur laquelle Brian voulait travailler plus. Il continue d’ailleurs de bosser sur un nouveau projet, qui se promet de repousser encore plus loin les frontières établies dans Pet Sounds : nommé SMiLE, Brian le voit comme une symphonie adolescente à Dieu. Mais les sessions s’étirent à l’infini, les visions artistiques, les musiciens excentriques appelés par Brian et son usage de stupéfiants achèvent de dégoûter les autres Beach Boys de se pointer au studio quand on leur demande. Le groupe trouve Brian complètement cramé, Brian trouve que le groupe l’empêche d’explorer la vague psychédélique imminente. Durant l’été 1967, Brian, complètement angoissé et paumé, abandonne le projet, quelques semaines avant la sortie de Sgt. Pepper.
Le reste du groupe récupère les bandes de SMiLE, réussit à convaincre Brian de venir réenregistrer le tout, et les Beach Boys sortent une version mal dégrossie du projet en automne 1967, intitulée Smiley Smile. Son manque complet de cohérence plombe la réputation du combo. Et la vague psychédélique étant déjà en route, menée par les Beatles, les Beach Boys apparaissent comme complètement ringards, conservateurs et dépassés.

Le label Capitol les lâche après deux albums quelconques, Wild Honey et Friends, en 1969. Ils sont récupérés par Reprise l’année suivante. Ils y signent la petite surprise Sunflower en 1970, où chacun écrit des chansons. Ce qui semble être une alchimie sympathique cache en fait d’énormes tensions : le batteur Dennis est viré du groupe après avoir fracassé une fenêtre à coup de poing, Carl sort un album solo, la santé mentale de Brian se dégrade de mois en mois et il passe le plus clair de son temps seul dans son manoir, sans contact avec le monde extérieur. Il contribue occasionnellement au groupe mais n’en est plus un membre officiel.

Les Beach Boys traversent les années 70 sans faire grand-chose. Trois albums et une ressortie de singles. Brian réintègre brièvement le groupe en 1976, le temps de commercialiser The Beach Boys Love You (initialement un album solo nommé Brian Loves You), qui apparaît rétrospectivement comme la meilleure chose qu’ils aient sorti depuis des lustres. En 1979, le groupe signe un contrat avec CBS, stipulant la participation de Brian Wilson sur chaque album à venir. Evidemment, ce n’est pas du goût de tous les autres membres, surtout si l’on y ajoute les tensions économiques provoquées par la mauvaise gestion financière du groupe par la famille de Mike Love. En 1980, Dennis et Carl quittent les Beach Boys. Brian complètement déprimé sort deux albums foireux, L.A. (Light Album) et Keepin’ the Summer Alive, et se fait virer en 1982 alors que son poids atteint les 150 kilos.

Mais en 1983, la noyade tragique de Dennis Wilson fait réunir Mike Love aux deux Wilson, et les Beach Boys. Ils sortent un album éponyme en 1985 qui les réconcilie avec le Top 40, grâce au single « Getcha Back ». Il s’agit de leur seul disque potable des années 80.
Brian se fait suivre par le psychiatre Eugene Landy, soupçonné d’arnaquer le jeune homme par le reste du groupe. Landy a collaboré avec Brian sur son autobiographie Wouldn’t it be nice et a écrit les paroles de son premier album solo en 1988, Brian Wilson, écharpé par les critiques. D’autant plus que les Beach Boys remontaient au top avec… « Kokomo », l’affreuse chanson du film Cocktail. Le groupe poursuit Brian en justice, plus pour écarter le docteur Landy qu’autre chose. Mais Mike Love continue sur la lancée et attaque Brian pour des histoires de royalties (des chansons sur lesquelles Brian avait admis la participation de Love).

En dépit des bagarres, les Beach Boys continuent de tourner ensemble au début des années 1990. Mike et Brian écrivent même des chansons ensemble en 1995, mais préfèrent sortir un horrible album de remakes au lieu d’un nouveau disque : Stars and Stripes, Vol.1. En 1998, au moment de retourner vraiment en studio, Carl Wilson meurt du cancer. Brian Wilson se sépare définitivement du groupe et se lance en solo, profitant de son immense influence sur la communauté rock alternative pour bosser avec Sean O’Hagan (des High Llamas) et Andy Paley sur une série d’enregistrements. Mike Love prend la direction du pas-grand-chose encore officiellement nommé Beach Boys.

En 2000, Brian Wilson décide de reprendre l’enregistrement de SMiLE. Fin 2004, le chef d’œuvre sort enfin… Peut-être le meilleur disque des Beach Boys.

Photos de The Beach Boys






test

Les titres de The Beach Boys

Carl's Big Chance (1963)

We'll Run Away (1963)

Little Honda (1963)

Hushabye (1963)

All Summer Long (1963)

I Get Around (1963)

Custom Machine (1963)

A Young Man Is Gone (1963)

No-Go Showboat (1963)

Our Car Club (1963)

Spirit Of America (1963)

Shut Down (1963)

409 (1963)

Cherry, Cherry Coupe (1963)

Car Crazy Cutie (1963)

Be True To Your School (1963)

Ballad Of Ole' Betsy (1963)

Little Deuce Coupe (1963)

Wendy (1963)

Do You Remember? (1963)

Girls On The Beach (1963)

Drive-In (1963)

Our Favorite Recording Sessions (1963)

Don't Back Down (1963)

All Dressed Up For School (1963)


Toute la discographie de The Beach Boys

The Beach Boys : dossiers et critiques

The Beach Boys - Pet Sounds
L'union fait la force
Dans la chaleur du soleil

Personnalités associées à The Beach Boys

Personnalités Similaires The Beatles, Elvis Presley, The Zombies, XTC, Mando Diao, Colin Blunstone, Frankie Valli and the Four Seasons
Inspirations The Shins, Spacemen 3, Rooney, Bo, MGMT, Tom Fletcher
Collaborations Brian Wilson, Kim Fowley, James Taylor

Les sites consacrés à The Beach Boys

The Beach Boys > surfin'web

The Beach Boys : vos commentaires

edward alwill (invité)   08 Octobre 2008 à 17:10   

Lorsque Brian Wilson decide de stopper la production de Smile, fin mai 67, il a certes freiné une certaine innovation musicale dans l'histoire de la pop-music, mais contrairement à ce qui a souvent été dit il n' a jamais cessé de travailler. Comment serait devenu les beach boys avec Brian Wilson aux manettes jusqu'à aujourdh'ui ? . C'est très simple: écoutez les deux morceaux enregistrés juste après la fin de smile, Can't Wait Too Long et Cool Cool Water. Fermez les yeux... et imprégnez vous de cette ambiance atmosphérique particulière qui se dessine de ces deux morceaux venus de nulle part. On la retrouve parfois dans tous les albums du groupe jusqu' en 1980. Voilà ce qui aurait pu etre la véritable destinée musicale du groupe, une sorte de pop music progressive aérienne.

Jori Page (invité)   10 Mars 2008 à 12:11   

Les Beach Boys sont un grand groupe américain, peut être le plus grand. Mais la présentation historique qui y est faite ici est émaillée d'erreurs en toutes sortes. Certains raccourcis, certaines affirmations... Dommage aussi de mettre tant d'appréciations personnelles à quelque chose qui doit plus se baser sur des faits que sur des "affirmations" sous l'emprise de ces gouts et de ses désirs...

Koko (invité)   14 Août 2007 à 13:57   

"Friends" est un album "quelconque" des Beach Boys?!!?? T'es sourd zou quoi??

Ajouter un commentaire / Consulter les 4 commentaires