These Were The Earlies de The Earlies



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Mieux vaut tard que jamais



The Earlies crée la surprise ! Avec la pop psychédélique de These were the Earlies, ce quatuor anglo-américain (basé à Manchester et Abilen, Texas, capitale du bœuf) fait la nique aux tenants actuels du rock bruyant et à ceux d'une électronica trop abstraite et décharnée. Rencontre avec John-Mark Lapham, 35 ans, musicien/producteur et co-fondateur d'un groupe qui approche de très près la perfection.
A lire : la chronique de l'album These were the Earlies sur Playlist, le blog musique de Flu.

Fluctuat : John-Mark peux tu nous parler de votre parcours musical ?

John-Mark Lapham : Nous avons tous des parcours et des environnements différents au sein de The Earlies. Personnellement j'ai une formation d'ingénieur du son : je mixe, je m'occupe des samples et des effets, filtres, etc. Parfois (dans les bons jours) j'arrive à dispenser un peu de magie dans notre musique à l'aide de tous ces outils.

Qu'est-ce qui vous a poussé à créer The Earlies ?

Nous adorons vraiment tout cet univers des pop songs classiques et du psychédélisme. Je pense que nous nous y sommes intéressés justement à cause du manque d'intérêt que les gens portent à la pop aujourd'hui, avec le "retour du rock", tout ça... Nous cultivons aussi une certaine nostalgie pour les productions progressives et les sons vintages, que nous samplons et mixons dans nos morceaux.

Comment est née votre identité musicale, quelles sont vos influences par exemple ?

J'aime me prétendre mystérieux et ténébreux, mon identité d'artiste comme tu le dis est donc le "Shadow Phantom", mais en réalité je suis juste un garçon simple qui aime la pop et cherche l'amour pour l'amour. En matière d'influences, je citerais Brian Eno, Broadcast, Raymond Scott, The Byrds, Neil Young et bien sûr les Beatles... Mais en général, le reste de The Earlies a une obsession pour la pop électronique et la country folk.

Vous avez déjà réalisé un album l'an dernier pour le label américain Jagjaguwar, je crois. Quel est l'histoire de cet album et pourquoi avoir choisi un nouveau label ?

Même s'il est lié à Jagjaguwar, notre label actuel est Secretly Canadian (également le label de I Love You But I Chosen Darkness. Notre premier album a été réalisé pour l'Angleterre au cours de l'été 2004. Notre label à l'époque (679/Names) voulait juste nous voir réaliser un album sur le territoire britannique, pour des raisons que nous n'avons jamais réellement compris (sans doute des ordres de leur maison mère, Warner Bros). A partir de là, ils ont attendu les offres d'autres labels, assez passionnés et engagés pour produire l'album dans d'autres pays. Finalement, Grönland et Secretly Canadian s'y sont mis et nous en sommes très content ! Cet album était composé d'un mélange de sons live et d'électronique, samples et computers. Il sonnait un peu chaotique mais c'était ce que nous voulions.

Comment avez-vous choisi les titres de vos compositions ? Et d'où vient votre nom d'ailleurs, est-ce un hommage ironique au "early pionniers" des 60's et des 70's ?

Pour nos morceaux, tout vient simplement de l'inspiration, des choses que nous éprouvons et auxquelles nous pensons en écrivant et en jouant. Parfois le nom vient plus tard dans un flash, d'autre fois nous bataillons pour décider quel sera le meilleur titre pour tel ou tel morceau, c'est assez amusant. C'est la même chose pour le nom du groupe...

Cultivez-vous d'autres projets séparément ?

Oui, nous avons tous d'autres projets et différentes productions dans différents champs musicaux. Nous aimons être occupés. Personnellement j'ai un projet avec Micah P. Hinson (auteur du très beau Gospel of Progress l'an dernier) pour le label britannique 4AD qui se nomme The Late Cord.

Que cherchez vous à travers votre musique ?

Un mélange d'émotions urgentes et fortes, d'expérimentations créatives, et plus simplement : une envie générale de partager et produire quelque chose d'intéressant et d'original, mais qui resterait connecté aux gens qui nous écoutent.

Quel genre de traitements sonores utilisez vous avec The Earlies ?

Nous utilisons beaucoup de machines, mais nous avons une approche instrumentale des machines. Nous essayons de travailler d'une manière différente des groupes pop classiques mais nous essayons de rester accessibles. Et pop, c'est important.

Comment expliquez-vous le revival psychédélique actuel, avec des groupes comme Minus Story, The Gris Gris, mais aussi Caribou, Animal Collective, Bird Show, et même Liars ?

Je ne peux pas expliquer cela. Personnellement je ne connais pas bien tous ces groupes (j'ai entendu parler de The Gris Gris qui sont sur Jagjaguwar aussi). Je pense qu'il y a beaucoup de tendresse et de respect pour les groupes psychédéliques et classique-rock des années 60 et 70. Peut-être aussi que les gens en ont marre de ce qu'on nous propose depuis quelques années. Pourtant, je trouve qu'il y a de bien meilleures choses aujourd'hui musicalement. C'est très varié, il y en a pour tous les goûts.

Quels sont vos projets futurs avec The Earlies, pusique cela semble démarrer sur les chapeaux de roue ?

Nous sommes en train de finaliser un nouvel album qui devrait paraître cette année. Pour l'instant, nous tournons beaucoup... et nous espérons parler plus souvent avec des gens sympathiques comme toi. Merci !

Propos recueillis par Maxence Grugier

These were the Earlies
The Earlies

Secretly Canadian / EMI / Labels

Maxence Grugier Le 01 mars 2006
Sur Flu : - Chronique de l'album These were the Earlies sur Playlist.

Sur le Web : - Le Site officiel de The Earlies. - Le clip vidéo de "Morning Wonder" - A écouter : Secret Broadcast #1 et - Le Site du label Secretly Canadian