Non, The Hacker n'est pas un pirate informatique ! Il est l'un des musiciens électro les plus influents de l'héxagone. C'est en 1989 que Michel Amato (son vrai nom) se lance dans la musique. A 17 ans, le Grenoblois est alors fan de Duran Duran et de Cabaret Voltaire. En 1993, c'est l'arrivée de la techno en France, il craque sur LFO mais se lance dans le hardcore et signe quelques maxis sous le pseudo de XMF.
Progressivement, son style devient moins radical et se tourne plus vers la techno. Devenu The Hacker, il commence à mixer en 1995, rêvant d'égaler les plus grands représentants de la scène de Détroit et notamment le mythique
Jeff Mills.
En 1998, The Hacker crée le label Goodlife en compagnie de Oxia et Alexandre Reynaud. Il y sort son premier album, baptisé "Mélodies en sous sol" qui se veut un résumé fidèle de ses songes musicaux faits de mélodies new wave et de rythmes technos. C'est sur ces bases qu'il entame une collaboration plus que fructueuse avec
Miss Kittin. Ils sortent ensemble "First Album" disque fondateur de l'électro clash : mélange de techno, d'électro et de new wave accompagné de paroles décalées et souvent trash.
Forts de cette notoriété grandissante, le "couple" se produit régulièrement en live. Leurs hymnes "Franck Sinatra", "Stock Exange" ou "1982" séduisent les chantres d'une certaine "branchitude".
The Hacker en profite pour plancher sur son second album solo. "Rêves mécaniques" paraît en 2004, s'en est fini de l'électo clash, le son du Hacker se fait d'avantage minimaliste et offre un joli concentré d'électro-techno sombre, puissante et onirique, plus mature en somme.