Oh baby, give me one more chance,
To show you that I love you,
Won't you please let me back in your heart . ”
Elevés à la dure, les enfants Jackson qui sont au nombre de neuf grandissent dans un quartier populaire de Gary dans l’Indiana. Leur père Joseph Jackson, plutôt violent leur en fait baver mais il aura au moins le mérite de leur transmettre sa passion pour la chose musicale. Les fils aînés Jackie (né en 1951), Tito (né en 1953) et Jermaine (né en 1954) ne ratent aucune occasion de suivre leur père lors de ses concerts avec son groupe de rythm & blues inconnu : The Falcons, pendant que les deux petits Michael et Marlon restent dans les jupes de leur mère.
Dès 1962, les trois grands frères se lancent et forment The Jackson Brothers avec Milford Hite à la batterie, Reynaud Jones aux claviers et leur papa en guise de manager-mentor ultra autoritaire. Trois années après, Michael et Marlon rejoignent finalement le groupe qui, désormais au complet peut enfin s’appeler The Jackson Five.
Rapidement le groupe débutant se produit en concert et c’est lors de l’un d’entre eux que Michael, jusque là cantonné au bongo ( !) se décide à pousser la chansonnette. Sa reprise de « My girl » des Temptations laisse entrevoir un talent fou et bluffe Shirley Cartman, le professeur de musique de Tito, qui encourage alors les Jackson Five à enregistrer une démo. En juillet 1968, les cinq frangins peuvent remercier Mr Cartman : ils décrochent un contrat au sein de la mythique Motown, maison mère de la musique black américaine.
En 1969 les Jackson Five, appuyés par une marraine de choc en la personne de
Diana Ross sortent leur premier single « I want you back » qui devient directement numéro un des hits américains, tout comme d’ailleurs les morceaux suivants : « ABC », « The Love You Save » et « I'll Be There ». Le succès est immense et les groupies, aussi accros à leur disco « bubble gum » qu’à leurs si célèbres coupes afro n’en finissent plus de hurler, surtout pour Michael leur petit chouchou.
La personnalité de Michael éclate au sein du groupe et très vite il s’y sent trop à l’étroit. Son génie mérite une carrière solo. En 1971 il quitte les Jackson Five et sort son premier album « Got to be there ». Affaiblis par le départ de leur meilleur membre, les quatre frères restants continuent tant bien que mal. Malgré une popularité en baisse ils rallient une nouvelle fois le haut des charts avec le titre « Dancing Machine ».
En 1975, pensant manquer de liberté artistique ils claquent la porte de la Motown pour migrer chez Epic. Ce changement n’aura pas l’effet miracle escompté et seuls quelques rayons de soleil comme « Blame it on the boogie » (1978) ou « Shake your body » (1979) viendront rappeller les Jacksons au bon souvenir du public.
Pour l’album « Triumph » en 1980, Michael revient au sein du groupe le temps d’un morceau dont il imagine le clip futuriste : « Can you feel it ». Après « Victory » (1984) et « 2300 Jackson Street » (1989) le groupe s’arrête, le déclin est devenu irrémédiable, les succès disco soul des années 70 sont décidemment bien loin.