The Magnetic Fields



The Magnetic Fields Nationalité : américaine
Genre musical : Pop
The Magnetic Fields en écoute et en...
Difficile de savoir par où prendre cet album....
Project Song
NPR, c'est la National Public Radio américaine....
Magnetic Fields, groupe invisible
J'ai une très, très grande admiration pour Stephin...

Presque un One Man Band

 

Les Magnetic Fields ont toujours été un "vrai" groupe avec Sam Davol au violoncelle, Claudia Gonson aux percussions, John Woo au banjo et à la guitare et même Susan Anway au chant sur les premiers albums ainsi que quelques autres musiciens dont l’accordéoniste Daniel Handler (plus connu sous son pseudonyme d’auteur pour enfants Lemony Snicket). Malgré tout ces gens, il n’a jamais fait aucun doute que le groupe n’est qu’une extension de la personnalité de Stephin Merrit, auteur, compositeur, chanteur et multi-instrumentiste, doute qu’il s’est bien gardé d’instaurer en expliquant récemment ne voir les autres en dehors du studio qu’aux mariages et aux enterrements.

 

Cet état de fait convient parfaitement à Merritt dont le dernier souhait serait qu’on les prenne pour un groupe de rock : ses références en matière de musique populaire sont plutôt à chercher dans les grands noms de Broadway comme Irving Berlin ou Cole Porter et les producteurs de pop à la Phil Spector, qui travaillaient comme à l’usine, les compositeurs d’un côté, les interprètes de l’autre. L’autre influence majeure dans la musique des Magnetic Fields, c’est l’avant-garde du vingtième siècle : John Cage, Alvin Lucier ou Kraftwerk. La musique qui nait de ce mélange unique est une pop synthétique, lettrée et incroyablement variée.



Période synthétique

Au début des années 1990, les Magnetic Fields première période sonnaient comme le cousin geek passionné de synthés ringards du courant indie pop écossais (Heavenly, Talulah Gosh, The Vaselines). La voix haut perchée de Susan Anway y était pour beaucoup et son départ après les deux disques Distant Plastic Trees et The Wayward Bus (aujourd’hui réunis sur un seul CD) a révélé le caractère réellement unique de Stephin Merritt. Lorsqu’il prend en charge le chant avec sa voix de baryton dépressif au dessus des boucles minimalistes de l’EP House Of Tomorrow ; il devient clair que l’infantilisme et la naïveté ne sont pas son domaine.

Les Magnetic Fields enchaîneront trois albums dans cette veine : Holiday, The Charm Of The Highway Strip et Get Lost. Le chant de Merritt est parfait pour ses paroles aux rimes complexes, toujours entre ennui, ironie et langueur romantique. Les Magnetic Fields deviennent un nom respecté et un objet de culte un peu secret. On admire l’originalité de leur approche lo-fi de la synth-pop et surtout leurs chansons aux paroles si charmantes et malines.


 


Figures Imposées


En 1999, après presque quatre ans de silence, les Magnetic Fields reviennent avec un projet faramineux qui, comme l’admet volontiers son auteur, aurait fait parler de lui même s’il avait été très mauvais : 69 Love Songs offre exactement ce qu’il promet, c’est à dire plus que l’œuvre entière de certains groupes respectés, trois CD et plus de trois heures entièrement composées par un seul homme sur un seul et unique sujet. Le fait que les chansons soient quasi-uniformément excellentes n’est cependant certainement pas pour rien dans la nouvelle reconnaissance presque grand public des Magnetic Fields.

Pour ce qui restera leur grand œuvre, les Fields ont grandement élargi leur palette, toujours plutôt lo-fi (plutôt par nécessité que par choix) mais plus autant synthétiques, ils multiplient les instruments et les arrangements dans tous les styles : valse a-capella, free jazz beatnik, duo-western façon Lee Hazzlewood, collage à la John Cage, chant de pom-pom girls… Le groupe s’est spécialisé dans le pastiche et les jeux formels sont son nouveau crédo.

En 2004, I, le disque suivant, est composé entièrement de chansons commençant par la lettre I et enregistré sans le moindre synthétiseur bien que ses racines musicales puisent autant dans la pop new wave des eighties que dans la comédie musicale américaine classique. Beaucoup jugent le résultat décevant mais Distortion en 2008, disque globalement semblable si ce n’était pour le son (une tentative de "sonner plus comme The Jesus And Mary Chain que The Jesus And Mary Chain" selon Merritt), reçoit un bien meilleur accueil grâce à un gimmick formel plus adapté.

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Les titres de The Magnetic Fields

I Die (2004)

I Don't Believe You (2004)

I Don't Really Love You Anymore (2004)

I Looked All Over Town (2004)

I Thought You Were My Boyfriend (2004)

I Was Born (2004)

I Wish I Had An Evil Twin (2004)

If There's Such A Thing As Love (2004)

I'm Tongue-Tied (2004)

In An Operetta (2004)

Infinitely Late At Night (2004)

Irma (2004)

Is This What They Used To Call Love (2004)

It's Only Time (2004)

With Whom To Dance? (2004)

Smoke And Mirrors (2004)

All The Umbrellas In London (2004)

Why I Cry (2004)

Save A Secret For The Moon (2004)

Don't Look Away (2004)

Love Is Lighter Than Air (2004)

The Desperate Things You Made Me Do (2004)

You And Me And The Moon (2004)

The Village In The Morning (2004)

Famous (2004)


Toute la discographie de The Magnetic Fields

Personnalités associées à The Magnetic Fields

Personnalités Similaires The Smiths, Belle And Sebastian, The Human League, Jens Lekman, Baxter Dury, Fleet Foxes, It Hugs back, The Delgados, Camera Obscura, Alexandra Hope
Inspirations Kraftwerk, ABBA, Phil Spector, Lee Hazlewood
Membres du groupe Stephin Merritt

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