Qui a dit que l’Ecosse était terre aride et froide ? Qu’elle n’était bonne qu’à engendrer spleen musical et groupes mélancoliques comme
Arab Strap ou
Belle And Sebastian ? La disco a malgré tout réussi à arpenter son chemin de croix jusque par delà la punkish Angleterre, à Glasgow plus précisément où le jeune Al Kent se passionne pour le disco-funk. En grandissant il devient DJ, et se spécifie dans les rythmiques funky de la vague disco des années 70. Mais lassé de devoir fouiller et rechercher des trésors cachés qui ne venaient que trop rarement, il décide en 2005 de se lancer dans le projet de créer lui-même ces sons qu’il aimerait entendre.
Il commence alors à jouer seul, puis se lance à la recherche de musiciens souhaitant participer à son aventure. Entre connaissances et rencontres opportunes, le collectif grandit peu à peu et très vite Kent se retrouve à la tête d’une vingtaine de musiciens et chanteurs. The Million Dollar Orchestra est né. Malgré le nombre de ses membres, le groupe s’entend à merveille et parvient à trouver l’alchimie pour travailler tous ensemble sous l’égide de Kent. En dix jours, ils enregistrent les huit chansons de
Better Days et signent sur le créatif label BBE. Album à la fois suranné et terriblement moderne,
Better Days propose un malin mélange de funk, de disco, de percussions africaines, de jazz, de soul ainsi que d’une production minimaliste et bien léchée. L’Ecosse, terre de disco-funk contemporaine, qui l’aurait cru ?