"Vous savez, les Stones ouvraient pour nous dans les années 60. J'aimais bien ces anglais, la manière qu'ils avaient de rester là et de secouer leurs cheveux."
Les Ronettes ne sont pas le plus gros succès commercial de la vague des girls groups, mais leur musique fait partie de la plus innovante dans le domaine, grâce à leur association avec le légendaire producteur au Mur de Son,
Phil Spector. A la base : deux sœurs, Veronica (Ronnie) et Estelle Bennett , ainsi que leur cousine Nedra Talley, qui se mettent à chanter ensemble en 1959, en pleine adolescence. En 1961, elles attendent dans la queue du Peppermint Lounge, l’épicentre des boîtes twist, lorsqu’un manager les confond avec le groupe qu’il a engagé. Les trois filles le suivent et assurent sur scène, devenant ainsi un groupe régulier du club.
Leur plus gros hit, « Be my Baby », est souvent vu comme l’un des exploits majeurs de la carrière de Spector, et de la pop girly en général. En fait, beaucoup de critiques l’ont nommé comme l’une des chansons les plus romantiques de l’ère du rock’n roll, tandis que
Brian Wilson (le génie des Beach Boys) la tient comme l’une de ses chansons préférées de tous les temps. La production en couches de Spector, les paroles ardentes, la voix douce et brûlante de Ronnie Bennett, le tout à un niveau émotionnel presque symphonique. Même si les Ronettes n’ont jamais assuré un hit aussi gros que « Be my Baby », la plupart de leurs singles peuvent se vanter de posséder la même synergie créative entre Spector et Bennett.
Cela se propage apparemment dans le monde réel, lorsque les deux se marient en 1968, peu de temps après que Ronnie Bennett se lance en solo. Malheureusement, l’union n’est pas aussi charmante qu’elle aurait pu l’être, Spector se révélant hyper dirigiste et exclusif, essayant le plus possible de l’empêcher d’enregistrer (voire de quitter la maison).
Après le divorce, Ronnie enregistre sporadiquement sans grand succès, mais devient une sorte d’icône du rock féminin lorsqu’elle publie son autobiographie, aux airs de course du survivant.