De toute ma vie, je n'aurais jamais cru voir une popstar fumer du crack ”
Comme son nom ne l'indique pas,
The Streets n'est pas un groupe. Mike Skinner est le seul protagoniste derrière cette dénomination au pluriel.
Originaire de Birmingham, la grande ville du centre de l'Angleterre, Skinner reçoit son premier clavier à cinq ans. La musique le hante déja, une fois ado et qu'il sait se servir d'un marteau il bâtit son propre studio d'enregistrement. Du rudimentaire, mais voila de quoi composer au sein même de sa chambre, les musiques qu'il affectionne : hip hop et garage, inspiré notamment par
De La Soul et les
Beastie Boys. A 15 ans, Skinner commence à produire ses propres morceaux. Son ambition : monter son propre label, il se met alors à travailler dans un fast food pour mettre un peu d'argent de côté tout en envoyant des démos à droite à gauche. En 2000 enfin, le label Locked On (qui à déja connu le succès avec le groupe 2 step Artful Dodger) accepte de sortir le titre "
Has It Come To This" d'un Mike Skinner qui s'auto-baptise The Streets. Le morceau est un véritable succès et accède au Top 20 British.
En 2002, The Streets sort son premier album :
Original pirate material et impose sa marque de fabrique : décrire avec un accent cockney très prononcé sur un ton désabusé la réalité d'une jeunesse banlieusarde ni pauvre, ni aisée qui baigne dans l'ennui et le désoeuvrement dont il fait partie. Le disque est lui aussi un succès, preuve qu'il y avait bien une demande outre manche pour un hip hop autre que "gangsta". Son second disque
A grand don't come for free suit cette même trajectoire, avec toujours le même propos. C'est un album-concept, ou Skinner narre une histoire d’amour sur fond d’Angleterre des rues, des gangs, de la working-class. Son hip hop auquel on commence à s'habituer alterne désormais avec quelques balades. En Angleterre, l'album devient numéro 1, Skinner assoit sa notoriété à domicile et se fait d'avantage connaître à l'étranger.
Succès, argent, tournée mondiale... The Streets à du mal à repartir après ce second opus. Dorénavant dans l'impossiblité d'écrire qu'il est fauché, Skinner décide pour son troisième album
The hardest way to make an easy leaving, 2006) de raconter une autre réalité : son expérience de la célébrité. Un album plus léger mais plus critique sur un monde dans lequel il vient d'entrer : le showbiz. Preuve que celui qui est considéré comme le génie du hip hop made in England sait rebondir et plutôt de fort belle manière. Le quatrième album de The Streets,
Everything is borrowed, sortira fin 2008.