Créer de la musique sans avoir de compte à rendre, c’est le succès. Tout le reste, la gloire, les ventes de disques, l’argent, c’est du bonus. ”
The White Stripes est un groupe bâti sur une légende. Selon celle-ci Jack et Meg White seraient frère et sœur et auraient donné ce nom à leur mini formation en référence aux bonbons rayés qu’ils adoraient étant petits. Trop conte de fée pour être vraie. La réalité est un peu moins romanesque, Jack se prénomme en fait John Anthony Gillis et joue dans plusieurs groupes de rock dès l’adolescence. Alors qu’il enregistre des morceaux pour l’un d’entre eux, il fait la connaissance de Megan Martha White, serveuse et aussi brune que lui. Ils se marient et un beau jour il l’installe derrière une batterie, comme ça pour voir. Meg joue comme un pied mais John adore. Il décide à faire de son couple un groupe, se rebaptise Jack et renverse la coutume en prenant le nom de sa femme. Après s’être exercés en accompagnant des petits groupes de Detroit, leur ville d’origine, ils lancent leur duo en sortant leurs premiers singles « Let's Shake Hands » en 1997 et « Lafayette Blues » un an plus tard. En 1999 ils publient leur premier album éponyme et un second « De Stijl » (2000). Leur son, influencé par le blues et la folk reste relativement confidentiel. Pour leur troisième opus « White Blood Cells » (2002) les White ont la bonne idée de se mettre au garage rock, et comme par magie la notoriété arrive. Les rythmes de batterie simplistes mais puissants de Meg associés au prodigieux jeu de guitare de Jack font fureur… et c’est pourtant la ligne de basse reconnaissable entre toutes de « Seven Nation Army » qui consacre les White Stripes en 2003. Ces quelques notes se gravent dans la tête de millions de terriens, propulsent le groupe au rang de stars mondiales et l’album « Elephant » tout en haut des charts. Les White Stripes cultivent et revendiquent un certain dépouillement dans leur façon de faire la musique. En effet les deux ex – le divorce à été prononcé courant 2003 - mettent un point d’orgue à ne jamais utiliser d’ordinateur pour la composition, l’enregistrement ou le mixage de leurs chansons et Jack se vante de ne gratter que des guitares bon marché, contrairement à ses collègues rock stars. Cette simplicité, que l’on retrouve bien sûr dans tous leurs morceaux n’empêche pas le succès, bien au contraire. En témoigne le bel accueil populaire réservé à leur cinquième opus « Get Behind me Satan » (2005) où la guitare s’efface sur la plupart morceaux au profit de marimbas, pianos, sonorités acoustiques et exotiques. Malgré une séparation à la ville, les White Stripes sont restés unis à la scène… comme frères et sœurs. Pourtant en 2006 Jack s’éloigne pour se consacrer à un projet parallèle :
The Raconteurs, du coup les fans s’inquiètent. Affaire à suivre.